Il n’existe aucune législation en la matière. Ce sont les écoles, et les écoles seules, qui décident. Et face à ces nouvelles difficultés, elles s’interrogent. Quels sont leurs nouveaux devoirs? Quelles sont les responsabilités des parents? Que peut et ne peut pas faire un élève sur Internet? La liberté d’expression : oui… mais jusqu’où? On le sait, utiliser les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), c’est une possibilité de rendre publique n’importe quelle opinion personnelle. Nos ados sont devenus des experts de ces nouvelles technologies et ne comprennent pas toujours pourquoi il est parfois nécessaire de mettre des limites. L’école a clairement un rôle à jouer dans l’éducation à ces nouveaux médias. Le délégué général aux droits de l’enfant, M. Bernard De Vos, les invite à réfléchir sur les actions pédagogiques qu’elles pourraient mettre en œuvre pour expliquer à leurs élèves que « non, tout n’est pas autorisé sur Internet ».
Pour la ministre Simonet, ce n’est pas tellement le support qui est en cause… mais le fond du message, qu’il soit raciste, sexiste… Et c’est lui qui doit être sanctionné. Et de rappeler certains outils permettant déjà aujourd’hui d’éduquer le jeune et ses parents à l’ordinateur :
Il y a le Passeport-Tic, un brevet qui doit être passé par les élèves du 1er degré de l’enseignement secondaire et qui aborde la technique de l’utilisation mais aussi l’aspect éthique, le caractère dangereux, la nécessité de ne pas utiliser l’outil pour faire du plagiat dans ses travaux… donc toute une série de thématiques qui sont de plus en plus à l’ordre du jour aujourd’hui.1
C’est au directeur que revient le droit d’apprécier la sanction à appliquer en cas de dérapage… en cohérence avec le règlement d’ordre intérieur de son établissement. Une appréciation toute subjective qui doit prendre en compte de nombreux paramètres comme le profil scolaire de l’élève, la nature des propos tenus, l’absence ou non de remords et de prise de conscience, le poids de l’éducation familiale. Un rôle ingrat et pourtant indispensable.
Pour tenter une approche avec leurs enfants, les parents (et les enseignants) pourraient partir de cette phrase : « Ce que je fais sur Internet, le ferais-je dans la vraie vie? »
Les parents restent civilement responsables des propos tenus par leur enfant. Trop peu le savent… hélas.2
- JT RTL-TVI – 31.03.10 [↩]
- Photo récupérée sur la page Facebook (non sécurisée) d’une jeune fille, élève d’un Athénée de la province de Liège [↩]
Le problème, c’est l’inégalité de traitement d’une école à l’autre, d’une « affaire » à l’autre. Sans législation, cela va du gros doigt au renvoi. La gamme de réactions est large, trop large.
On découvre comme des vierges folles effarouchées que les élèves écrivent sur le net. Mais cela fait des années que cela dure. Avant c’était sur les blogs, mais les profs n’y allaient pas maintenant c’est sur Facebook et comme les profs (et enseignons.be) sont sur ce réseau, on découvre enfin ce que les jeunes disent.
Moi, Facebook ne me crée aucun problème.