Ce lundi matin, c’était le retour sur les bancs de l’école. Mais, pour de nombreux élèves, la journée aura été plutôt allégée. C’est que certains de leurs professeurs, partis se ressourcer au soleil, sont encore coincés à l’étranger, victimes du nuage de cendres volcaniques venu d’Islande. Ces enseignants font donc partie des quelques 20.000 Belges qui attendent depuis plusieurs jours déjà de retrouver leurs proches, d’abord, et leur travail, ensuite. Ainsi, à Jambes, dans une école maternelle, deux institutrices et une puéricultrice, qui devaient rentrer vendredi dernier, manquaient toujours à l’appel. Du coup, une institutrice qui travaille d’habitude à mi-temps assumera un horaire complet et l’animatrice pédagogique de l’école prendra également en charge une classe en attendant le retour des trois collègues.1
A l’Athénée de Waimes, plusieurs professeurs manquaient à l’appel aujourd’hui. Aurélie, éducatrice, partie passer son congé de printemps aux Iles Canaries, n’avait plus trop le choix :
Ai réussi à quitter l’île cette nuit. Ce fut très périlleux! Suis enfin sur le continent. Suis en Espagne. Arriverai bientôt à rentrer.
Un cas qui se répète dans de nombreuses écoles alors que l’interdiction de survol du territoire belge décidée à la suite de l’éruption du volcan Eyjafjallajokull restera de mise au moins jusqu’à 8 heures mardi, a affirmé le secrétaire d’État à la Mobilité Etienne Schouppe. Si la qualité de l’air le permet, le trafic aérien vers l’aéroport national reprendra progressivement à partir de ce moment. Il n’y aura pas de décollages avant 14 heures au plus tôt. Mais il revient à chaque État membre de l’Europe de décider du survol ou non de son territoire. Le Centre d’observation des cendres volcaniques situé à Londres informe l’organe de contrôle aérien Eurocontrol, lequel informe à son tour les pays membres.
Lorsqu’un État membre décide de fermer son espace aérien sur base des informations reçues, Eurocontrol veille à ce qu’aucun avion ne survole son territoire. Inutile de préciser que le rail et les autocars sont déjà pris d’assaut.2
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