Le décret "Robin des Bois" est enterré

Au cours d’une réunion du gouvernement restreint tenue jeudi matin à Namur, il a été décidé de renoncer aux mesures type « Robin des Bois » qui avaient été un moment envisagées. Les syndicats sont satisfaits.

Le gouvernement de la Communauté française consacrera 10 millions d’euros au financement des mesures d’encadrement différencié dans l’enseignement. Les 10 millions seront puisés dans les moyens supplémentaires dont disposera la Communauté d’après les prévisions du Bureau du Plan, a indiqué la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet à l’issue de la réunion du gouvernement.

Le gouvernement devra trouver plus tard les derniers 15 millions qui manquent encore pour financer les dernières phases du plan d’encadrement, dont l’objectif est d’aider les 20 % d’écoles qui accueillent des élèves défavorisés. Il s’agissait surtout de donner un signal à l’adresse des écoles en difficultés, a encore commenté la ministre.

Les mesures visant à faire aider ces écoles en difficultés par les écoles « mieux nanties » sont abandonnées, de même que les mesures annexes visant notamment le maternel.

Après une brève rencontre avec le gouvernement, les représentants du front commun syndical CGSP-CSC-SLFP-SEL-SETCA – APPEL ont marqué leur satisfaction, constatant que toutes les mesures « qui fâchent » ont été abandonnées. « Nos actions ont payé », ont-ils affirmé, alors qu’une centaine de leurs affiliés ont manifesté bruyamment toute la matinée devant l’Elysette, après être passés au domicile de Marie-Dominique Simonet à Esneux.1

  1. Belga – 29.04.10 []

Commentaires

  1. hedwige dit :

    dommage que vous n’ayez pas creusé toutes les implications que ce projet entraînait…. ce n’était pas simplement prendre aux riches (comme s’il y en avait)…mais prendre partout pour payer les conseillers pédagogiques entre autre…..

  2. Xavier dit :

    hedwige

    Ce n’était bien sûr par « prendre aux écoles riches », mais « prendre aux écoles qui ont en moyenne plus d’enfants qui vivent dans des quartiers où en moyenne vivent des personnes plus aisées »

    Comme il est interdit de faire payer les parents (ou leurs voisins), le concept lui-même était absurde

  3. Jean-Marie dit :

    « On » a retrouvé 10 millions…
    Etrange comme on évite soudain de mécontenter les enseignants !

    « Vive BHV » !?

  4. franufle dit :

    Au Québec, les dotations aux écoles sont calculées en fonction des revenus des parents. Les écoles situées dans des quartiers défavorisés sont donc clairement mieux financées et cela me paraît tout à fait normal.

  5. Xavier dit :

    @franufle
    Pourquoi normal?

    En Belgique l’enseignement est gratuit. Donc les parents aisés ne peuvent pas payer plus.

    C’est injuste. Un enfant n’est-il pas égal à un enfant?

  6. Xavier dit :

    @Jean-Marie

    Proportionnellement, c’est comme si l’on disait qu’un travailleur qui gagne 1.500 net par mois avait « retrouvé » 2 euros….

    Dans la même idée, les 25 millions, représentaient 5 € pour le même travailleur.

    C’est dire à quel point on nous prends pour des ….

  7. Xavier dit :

    C’est dire à quel point on nous prend (sans s bien sûr) pour des ….

  8. Biermans dit :

    Hedwige

    Penses-tu que les conseillers pédagogiques sont vraiment indispensables ? Est-ce vraiment la priorité actuelle qui apporterait de la sérénité dans les écoles ?

    Je suppose que tu as eu une expérience vraiment enrichissante ou alors que tu es conseillère pédagogique lol.

  9. Xavier dit :

    @Biermans

    Bien sûr que les conseillers pédagogiques peuvent être très utiles.

  10. hedwige dit :

    Biermans…. justement, je trouve que c’est une honte de prendre des sous utiles pour organiser l’école du terrain pour payer des détachés et des conseillers pédagogiques qui glausent l’enseignement mais ne sont plus sur le terrain.

    J’avoue mon intervention était peu claire mais dans mon esprit cela marquait de l’indignation…. pas un soutien ;)

  11. Françoise dit :

    « Les écoles situées dans des quartiers défavorisés sont donc clairement mieux financées et cela me paraît tout à fait normal. »

    Je travaille dans une école située sur le territoire d’une commune dite riche.
    Mais cela n’empêche pas l’école d’avoir un public d’enfants majoritairement défavorisés.
    Le quartier où est situé l’école n’a pas toujours une influence sur le public de l’école…
    Et, parce que l’école est située dans une commune riche, le titre de D+ nous a gentiment été retiré il y a quelques années sans que personne ne vienne vérifier quel était le public de notre école!