Mésaventures d'une enseignante flamande venue travailler en Communauté française

Les enseignants se croient peut-être épargnés par BHV et les querelles communautaires. Mais non! Dans notre beau pays, rien ni personne n’échappe à ce conflit entre voisins qui mine la Belgique depuis de très nombreuses années déjà. Voici l’histoire de Charlotte, une jeune enseignante flamande, nommée, et venue travailler en Communauté française dans une école proposant l’immersion linguistique. Actuellement en congé de maternité, elle n’a jusqu’ici pas touché le moindre euro. Elle et son compagnon viennent d’acheter une maison. Ils sont maintenant dans une situation très délicate.

Je crois que toute femme ayant travaillé a quand même droit à quelque chose. Je suis un peu punie d’avoir mis un enfant au monde alors que je cotise depuis des années. Pour le moment, il n’y a rien.

Alors, que se passe-t-il? En passant la frontière linguistique, Charlotte a perdu son statut de fonctionnaire. Et comme salariée, elle doit effectuer un stage d’attente pour bénéficier d’indemnités de maternité. Absurde, puisqu’elle travaille depuis huit ans. Les démarches qu’elle a entreprises en vue de faire respecter ses droits n’ont pas abouti. Jean-Christophe, le compagnon de Charlotte, est en colère.

Quand on a un programme d’immersion linguistique, qu’on le chante sur tous les toits, le minimum, c’est de penser à toutes les solutions. Mon épouse vient travailler en Communauté française et quand on l’a engagée, ils savaient très bien qu’elle était enceinte. On ne lui a jamais dit « vous êtes enceinte, vous n’allez rien toucher ».

Le vide juridique est, dans ce cas-ci, total. Pour la Communauté française, c’est à la Flandre d’intervenir puisque l’enseignante est nommé à la Communauté flamande. Marie-Dominique Simonet :

Nous, pour nos enseignants francophones, quand ils vont enseigner en Flandre, cela ne se produirait pas. Tout serait pris en charge. La réciprocité n’est pas vraie. Rien ne le prévoit dans les statuts en Flandre.

Si la ministre a raison, les syndicats estiment qu’avant d’attirer des enseignants du nord du pays en Communauté française, il aurait fallu penser à signer des accords de coopération entre les deux communautés. Un oubli d’autant plus fâcheux qu’on le sait, nous manquons, au sud du pays, de professeurs de langues.

A l’avenir, les professeurs qui iraient enseigner dans une autre communauté garderaient tous les avantages de leur communauté d’origine. Il est temps d’y penser… mais ce n’est pas cela qui va régler le cas de Charlotte, aujourd’hui.1

  1. JT RTBF – 23.04.10 []

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Une réponse à Mésaventures d'une enseignante flamande venue travailler en Communauté française

  1. missmarianne dit :

    L’incompétence et la mauvaise volonté sont partout.