Cours de religion : Mgr Léonard veut imposer une ligne plus stricte

Il était écrit que la nomination de Mgr Léonard au poste de primat de Belgique allait quelque peu chambouler les habitudes. Cette fois, c’est aux cours de religion catholique que le nouvel archevêque aimerait imposer sa griffe. Mgr Léonard ne veut plus que la religion soit un cours de société et de philosophie. Il veut un retour à la Bible, à la vie de Jésus et à la Chrétienté. Un cours catéchistique en somme.

Le cours de religion n’en est plus un depuis longtemps. C’est un ramassis de considérations philosophiques. Il y tant d’enseignants, tant de manuels et tant de contenus différents. Je veux réintroduire une ligne claire.

Le cours de religion : un ramassis de considérations philosophiques?

L’homme s’est confié la semaine dernier au quotidien flamand De Standaard. Et très vite, les réaction des enseignants du nord du pays ne se sont pas fait attendre. Les professeurs de religion jugent l’idée réactionnaire… et irréaliste. Comment imposer une ligne claire et un programme commun à tous les enseignants du pays qui doivent parfois composer avec un public fort hétérogène sur le plan culturel mais aussi philosophique. Certaines classes rassemblant des élèves non baptisés, des musulmans, des chrétiens et des athées.

Dans une lettre ouverte à Mgr Léonard, dans le journal De Morgen, le professeur de religion Jan Maes déclare :

Il réclame une seule ligne : la sienne. Et ce n’est pas la mienne.

La ministre osera-t-elle réagir?

Les membres du corps enseignant craignent que la nomination de l’archevêque ne creuse encore le fossé qui sépare les jeunes de l’Eglise. Quelle réaction auront les professeurs des cours philosophiques en Communauté française? La ministre va-t-elle oser prendre position? Mais le peut-elle seulement? La question de l’utilité des cours de religion et morale est à nouveau au centre du débat. Doit-on renforcer chaque « chapelle » en imposant une ligne claire et sévère comme le veut le patron de l’Église catholique ou au contraire laisser une totale liberté aux enseignants avec ce que cela suppose comme ouverture à l’autre mais aussi comme dérives… L’actualité récente nous l’a assez montré.

Certaines associations comme le R.A.P.P.E.L se prononcent déjà pour le remplacement des cours de morale et de religion par un cours commun à tous les élèves, où tous, sans distinction aucune, se trouveraient rassemblés autour d’un projet essentiel : celui de faire de chacun un citoyen libre et responsable et une conscience autonome douée d’esprit critique.

Une chose est sûre, on n’en prend pas le chemin…1

  1. Le Soir – 10.05.10 []

Commentaires

  1. Thiébault dit :

    Il ne faut pas se leurrer : un cours qui ferait de chaque élève « un citoyen libre, responsable et doté d’une conscience autonome douée d’esprit critique » n’est pas possible. L’École est le premier outil de conditionnement de l’être humain à disposition du pouvoir en place. Et même si certaines valeurs semblent être des évidences actuelles, il n’est pas dit qu’il en sera toujours ainsi.

    Que le primat de Belgique désire que le cours de religion catholique soit un vrai cours de religion catholique n’est pas anormal. À quoi ressemblent les cours de religion israélite, protestante, orthodoxe ou islamique à votre avis ? À une espèce de parcours philosophique censé déboucher sur une vague et froide représentation religieuse ? Pas du tout. Il n’y a plus que les catholiques pour être frileux de leur religion, au motif d’un désintérêt des jeunes. C’est faux et aberrant. Les jeunes ne sont pas plus attirés vers l’analyse de la phrase complexe ou de l’étude complète d’une fonction que du cours de religion catholique.

  2. Barthélemy Yvon dit :

    Mgr Léonard a parfaitement raison ! S’il s’agit d’un cours de religion catholique ( ce qui est le cas ici), un fourre-tout socio-philosophique n’a pas sa place. Chez les musulmans, le cours de religion est tout ce qu’il y a de plus ‘orthodoxe’ et même franchement intégriste.

  3. Biermans dit :

    En 2010, ne serait-il pas plus intéressant d’avoir un cours sur les religions et leur HISTOIRE ?
    Et dès lors supprimer toute cette multitude de cours, ce serait une meilleure ouverture d’esprit (fini de s’octroyer LA vérité) pour nos élèves et en plus cela permetra de réaliser une petite économie ;-).
    Evidemment, si cette proposition semble logique, elle va soulever des boucliers de toutes ces religions…

  4. JacquesDB dit :

    une totale liberté aux enseignants avec ce que cela suppose comme ouverture à l’autre mais aussi comme dérives… L’actualité récente nous l’a assez montré.

    Je ne vois pas de quoi on parle. On fait là un procès d’intention à je ne sais pas qui…

  5. Jean-Marie dit :

    Tiens ! Pour une fois je serais assez d’accord avec le Primat nouveau !
    Il faudrait quand même savoir ce qu’on veut. Certains se sont battus naguère pour garder un enseignement catholique en Belgique.Si on veut rester logique et justifier ainsi les réseaux distints et les cours appelés « philosophiques » (religions de toute sorte ou de morale), il est logique de donner un cours catéchistique à qui le souhaite dans l’Officiel et à tous dans le Libre.
    Si cette idée est jugée réactionnaire, il faut en tirer les conclusions : un seul réseau est alors suffisant. Et si le public est aussi hétérogène aux cours de Religion, il faut les remplacer par un véritable cours de Philosophie pour « une conscience autonome douée d’esprit critique ».

  6. Fallait s’y attendre
    Les intégristes sont de retour
    Il y eut le siècle des lumières
    Revoici le siècles des ténèbres
    J’ose espérer que la loge ne sera pas sourde
    Et que la laïcité vaincra

  7. JacquesDB dit :

    Je suis professeur de religion et pense, qu’à travers mon cours, les jeunes (13-18 ans) deviennent « des citoyens libres et responsables et ont une conscience autonome douée d’esprit critique ».
    On peut remplacer les cours philosophiques mais un melting pot qui ne donnera sens à rien du tout.
    Je pense aussi que, dès qu’un responsable catholique éternue, toute la presse s’enrhume.
    L’herbe est-elle plus verte ailleurs: dans le cours de morale ou autres religions: je ne pense pas et si cela échet, c’est le cours de religion catholique qui est déjà le plus libéral

  8. JacquesDB dit :

    Pourquoi une doctrine: la LAICITE doit vaincre ???? Pourquoi détient-elle La Vérité ?

  9. profheureux dit :

    Un cours de religion catholique a pour fonction d’outiller les enfants et les jeunes à une meilleure connaissance et compréhension des textes, des origines, des implications passées et actuelles de la Foi…pour cela il faut aborder les fondements de la religion. Ce n’est qu’après avoir reçu une information conséquante et non erronnée que l’on peut « faire un choix éclairé ». Combien de personnes ignorent totalement pourquoi ils se disent croyants ou non?
    Combien de personnes rejettent la foi parce qu’elles ont été mal informées et se font des idées erronnées de la religion?
    Un cours n’a pas vocation de convertir mais se doit de se situer clairement.Puisque c’est un cours de religion catholique alors parlons-en bien et clairement. J’aimerais voir le prof de math qui ferait des sciences sociales à son cours car « ça intéresse plus les jeunes ». Il n’y a qu’avec la religion que l’on trouve à redire. Si vous ne désirez pas informer vos enfants sur ce sujet, nous sommes en Belgique, choisissez une école et un cours en accord réel avec vos pensées. Ne mettez pas vos enfants dans une situation de « double jeu ».C’est pas important ce cours,on n’en croit rien, mais vas-y et fais de beaux points. Je vois encore des parents d’élèves me dirent à l’inscription « on aime le climat et le respet dans votre école », on veut bien signer la charte de votre école chrétienne mais nos enfants,ils auront le choix d’étudier ou non leurs leçons de religion ». Bonjour l’incohérence. Il faut savoir choisir.

  10. missmarianne dit :

    J’ai des enfants dans le secondaire, dans deux réseaux. Et bien les cours de religion de l’école de la CF sont plus « religieux » que ceux de l’école libre. Pas forcément plus intéressants mais plus tournés vers la Bible.

    Radicaliser les cours de religion dans le libre fera fuir, sans doute, les non croyants. Est-ce un bien ? Est-ce voulu ? Est-ce nécessaire ?
    Je m’interroge !

  11. nicolas dit :

    Je vois pas tellement ce que les laïcs ont à dire là dedans. Qu’ils regardent un peu ce que donne leur «  »"cours »" » de morale avant de donner des leçons de morale aux autres.

  12. lotteau dit :

    « Sola Scriptura »
    Chrétien de confession protestante évangélique, je salue le courage de Mgr Léonard. Il faut oser cette réforme dans l’église catholique pour lui rendre du crédit.

  13. michel dit :

    Je suis athée. Je comprends sa position. C’est son job après tout. Et que celui qui ne veut pas de cours de religion catholique n’aille pas dans une école catholique. Je n’y crois pas mais faut respecter chaque dogme au lieu de s’y introduire et ensuite vouloir tout réformer.

  14. blanc dit :

    A quand un vrai cours de philosophie dans l’enseignement secondaire ?C’est une honte qu’il n’y en ait pas. Pour doter nos jeunes d’un esprit critique , il vaut leur enseigner Platon ou Descartes que la vie d’un homme imaginaire qui aurait réussi à marcher sur l’eau et à guérir des aveugles. Dommage que nous n’ayons pas une conception radicale de la laicité comme en France.

  15. Brice dit :

    Je suis chrétien protestant. J’arrive au terme de ma formation enseignante et je m’indigne du bond en arrière que M. Léonard propose.

    Il est intolérable, au moment où le Décret Missions propose de former des citoyens ouvert aux autres cultures, de lire ces lignes purement réactionnaires.

    En extrapolant, j’imagine bien nos inspecteurs, pourtant si ouverts à une nouvelle didactique de la religion, être nommés inquisiteurs de l’enseignement de la Foi.

    Je sors d’un stage à l’Institut Maria Goretti d’Angleur et j’affirme clairement qu’un cours exégétique de la religion n’a aucun avenir dans les classes du professionnel où les élèves ont besoin de concret.

    J’imagine, toutefois, qu’en tant que protestant, le prélat de Belgique me vouera au bûcher (ça ferait d’ailleurs une belle activité pastorale dans une école).

  16. elia dit :

    Blanc, votre ignorance et votre sectarisme me laissent baba !

  17. Agnès Noël dit :

    « Nessie » Léonard sort la tête du marigot et fait « bouh », toute la presse exulte : elle a la photo du monstre et de son monde sous marin et inexplicable.
    Les bouffeurs de curés sont ravis, ils ont enfin quelqu’un qui leur donne raison.

    Mieux vaut en rire.

    ET redire que Mgr Léonard est primat de Belgique, certes. Mais il n’est pas l’Eglise à lui tout seul.Les catholiques ne sont pas monolithiques et unis comme on aimerait le croire- pour simplifier ?

    C’était un prof de philosophie thomiste, un bon. Eh bien, il fait partie de ces gens qui croient pouvoir plier le réel à l’idéal qu’ils ont construit. D’y croire et d’essayer, ils appellent cela la foi.

    D’autres sont immergés dans le réel, essaient d’y trouver du sens, de ne pas désespérer et ne savent toujours quoi faire pour bien faire. Ils essaient de ne pas dire plus qu’ils ne sont capables de vivre. Et ils appellent cela la foi.

    Il y a une reprise en main politique de l’Eglise. C’est là qu’on voit que dans la réalité – et pas dans un monde parfait – l’église n’est pas vraiment – catholique et universelle et qu’elle ne fait pas l’économie des luttes de pouvoir et d’influences. Cela magouille comme dans n’importe quel groupe humain. Un alpha crabe influence le panier de crabes. Léonard travaille au ravalement de la façade : il veut annoncer clairement le message, il veut faire toute la lumière sur les curés pédophiles et redit la beauté du célibat, parce, peut-être, Jésus était célibataire.L’Idéal comme programme et orientation d’action. Est-ce que la Foi c’est prendre ses désirs pour des réalités ?

    Moi, je ne le crois pas, je suis catholique et professeur de religion catholique. Et Monseigneur Machinchose ne peut rien y changer quand bien même il le voudrait. Il se trouve que la réalité résiste.

    Alors, je vais laisser dire le Monseigneur et continuer mon travail tranquillement : il y a des jeunes concrets, réels qui m’attendent et qui ont des choses à découvrir et à partager. Et s’ils s’intéressent plus aux vampires , à Harry Potter qu’à jésus-Christ… Eh bien, je considère que mon métier et d’aller voir ce qui se passe chez Harry Potter qui soit si fascinant. Et, parce que j’ai la foi, je sais que ce faisant, je ne suis pas à côté de mon sujet.  » Là où est ton trésor, là se trouve ton coeur », ce n’est pas moi qui l’ai dit. :)

  18. JacquesDB dit :

    Oui pour un cours de philosophie mais pas nécessairement à la place des cours philosophiques. Je veux même bien un cours de conduite automobile… Profheureux a raison et il soulève un fameux lapin: l’école catholique doit accueillir tout le monde si elle veut subsister. Les écoles catholiques ne sont plus catholiques, c’est tout. L’école protestante est vraiment protestante, la juive est bien juive… Mon Cher Brice, ne fantasmez pas trop sur Mgr Léonard, vous allez vous faire mal pour rien.

  19. Marie dit :

    Mon point de vue, c’est que l’école devrait transmettre/ construire des savoirs et des questionnements,
    mais que les croyances, la foi religieuse, devraient se partager ailleurs, dans d’autres lieux.
    C’est une base quand même de ne pas mélanger ce que l’on sait et ce que l’on croit.
    Je sais qu’il y a des écoles catholiques, mais je trouve qu’il est temps d’oser (re)dire que ça pourrait changer. Que tous les catéchismes aient lieu en dehors des temps d’apprentissage, cela ne me semble pas une demande excessive.

  20. Jean Hermesse dit :

    Mgr Léonard ne plie pas le réel à un idéal construit, que du contraire. Pour lui, le réel, c’est le credo: un Dieu qui a créé et le ciel, et la terre. Or, combien d’enseignants de religion ne vivent plus que dans l’horizontalité? Vous avez déjà parlé de la vie de la grâce en l’âme à vos élèves? Ils se demandent ce qui leur tombe sur la tête! Mais le mieux, c’est que ça les intéresse. Dieu qui a pris chair? Comment c’est possible! Etc. Mgr Léonard a raison de vouloir un cours catholique, et non plus sociologique, parce que l’élève, pour pouvoir se situer vis-à-vis de la foi catholique, doit la connaître un minimum.
    Je parle de la Trinité à mes élèves musulmans, et il n’y a aucun problème, car dès le début, je leur précise bien que c’est ma Vérité, pas la leur, et qu’ils peuvent trouver ça délirant si ils le veulent, peu importe, c’est ce qui nous fait vivre, nous, catholiques!
    Alors, de grâce, soyons cohérents! Après ma première heure d’interim dans l’enseignement, le prof de morale est venu me tancer afin que j’enseigne les fondements de la foi catholique! C’est, depuis, resté une priorité pour moi, car il avait raison: lui, il enseigne la laïcité; moi, le catholicisme.
    Toutes mes prières vont à Mgr Léonard!

  21. Paul Willems dit :

    Ai laissé tomber l’enseignement de la religion depuis longtemps. Dans la mesure ou enseigner la religion représente un travail, pour moi, comprendre quoi que ce soit à la religion passe par une redécouverte du travail lui-même, du collectif dans le monde moderne. Qu’a-t-on fait du social, du collectif, et accessoirement de l’enseignement? Qu’est-ce que la foi a à voir avec tout cela? Je ne parle pas des dogmes qui simplifient toujours la tâche de ceux qui mettent au point de programmes de conditionnement, qui leur permettent d’éluder la question de la vérité. Quel est le sens de batailler pour enseigner idiotement un dogme, sinon pour enseigner, tout simplement? A-t-on la moindre chance de former des intellects responsables?

    Je donne mon avis sur mon site.

  22. Cindy dit :

    Professeur de morale et athée plus que convaincue, je suis pourtant assez d’accord avec Monseigneur Leonard. Placer son enfant dans une école catholique est un choix posé par les parents et par ce choix, ils acceptent que leur enfant reçoive un enseignement catholique. Ce qui n’est pas normal, au contraire, c’est que des enfants de parents athés, musulmans ou autre se retrouvent dans ces écoles et tentent d’y imposer leurs règles. Cela me semble totalement déplacé. D’un autre côté, je ne vois pas pourquoi le cours de religion ne pourrait pas mêler catéchisme et débat de fond sur certains problèmes de société (un peu à la manière d’un cours de morale, avec un éclairage différent).
    Par contre, pour ce qui est de l’enseignement publique, je suis à 300% pour la suppression des cours philosophiques et leur remplacement par un cours de civisme ou d’histoire de la philosophie. Nous imposons à nos élèves de ne pas porter d’insigne d’appartenance religieuse mais nous leur demandons de poser un choix de cours de religion. C’est totalement insensé! Pour ceux qui choisissent l’enseignement officiel, la religion devrait rester du domaine du privé.

  23. morgane dit :

    « laisser une totale liberté aux enseignants »
    Les enseignants de religion n’ont pas plus une « liberté totale » que les autres. Il existe un programme, des inspections… Les enseignants de religion ont une marge de manœuvre avec le programme, comme en français ou dans les autres matières. Bien sûr, certains profs de religion ne respectent pas le programme. Comme en français ou dans d’autres matières…

  24. morgane dit :

    Waw… J’ai posté le commentaire précédant à la suite de la lecture de l’article, celui-ci suit la lecture des autres commentaires…
    A leur lecture, il est clair qu’un cours de religion a toujours sa place à l’école :
    1) Ce n’est pas un cours de catéchisme, contrairement à ce que plusieurs ont dit
    2) Jésus n’est pas un personnage « imaginaire », il a existé, les historiens les plus athées sont d’accord avec cela. Quand au fait qu’il ait marché sur l’eau et guérit des aveugles, si vous aviez eu un cours de religion, vous ne prendriez peut-être pas ces exemples-là, au pied de la lettre. (Pour votre information, Adam et Eve n’ont pas non plus réellement mangé une pomme et Moïse n’a pas possédé un bâton magique qui sépare les océans…)

    Même si je comprends bien que les parents choisissent une école avant une religion, il faut toutefois être clair : pour le moment, pas mal d’écoles sont catholiques, et un enfant inscrit à ce cours doit l’étudier. Ni plus ni moins que les maths ou les sciences. Et il peut ne pas aimer le cours, comme pour les maths et les sciences.
    Je ne suis pas sûre que les élèves partiraient si « braqués » contre la religion s’il n’y avait pas des parents derrière qui leur dise « ce n’est pas très important, obtiens juste la moyenne et c’est bon ».

  25. Morris dit :

    1° L’intervention de Mgr léonard concerne le cours de religion catholique. Je ne comprend pas que les gens de l’action laïque donnent leur avis, puisque ce cours ne les concerne pas.
    2° C’est vrai qu’il faudrait un cours de philosophie en terminale. Mais un cours d’histoire de la philosophie où on étudie la pensée des philosophes depuis les présocratiques jusqu’aux contemporains.
    3° Je suis catholique pratiquant et professeur de religion et quand je vois qu’en 5e secondaire pas un seul de mes élèves ne sait qui combien il y a d’évangiles, je suis assez interloqué. Le cours de religion est parfois donné par « n’importe qui » qui en fait un cours de sociologie, scences sociales, français,… et pour être en ordre vite quelques feuilles de religion intercallées dans le cours. Cela c’est de la démagogie et non de la pédagogie.

    Il est temps qu’on remette les choses en place et que le cours de religion en redevienne un (je dis bien cours de religion et non catéchèse).
    J’attends un programme clair et lisible (différent de l’actuel) avec des outils pédagogiques qui permettent d’exposer et d’expliquer la foi chrétienne de façon rationnelle (et non infantilisante) aux jeunes qui nous sont confiés. Ceci afin de montrer que croire et que le catholicisme ce n’est pas des idioties réservées à des esprits faibles. Pour le croyant, ce cours lui, permettra de mieux connaître sa religion et de devenir adulte dans la foi.
    Et pour ceux qui seraient totalement opposés à ces objectifs, personne ne les force à s’inscrire dans une école catholique ou à suivre un cours de religion.

    Face au laxisme et à la démission de ces dernières années, je crois que l’intervention de Mgr Léonard était nécessaire.

  26. jean-marc dit :

    Pauvre Belgique!

  27. Jacques dit :

    Je suis d’accord avec Marie:

    La foi religieuse, qu’elle soit catholique, islamique, israélite, orthodoxe (ou autre), est une affaire plutôt privée.
    Elle devrait se partager ailleurs, dans d’autres lieux.

  28. Veronique dit :

    Enfin un évêque qui voit clair sur les cours de religion! On n’enseigne pas la cuisine en cours de maths, ni l’espagnol en cours de Neerlandais que je sache!
    Les élèves du cours de religion catholique ont droit à un’ produit bio’ et n’ont pas besoin de’ cours OGM’
    C’est le respect élémentaire de l’élève qui est en jeu

  29. Paul Willems dit :

    J’aime bien cette comparaison entre un cours bio et un cours ogm. Qu’est-ce qu’un cours de religion qui traite de la religion? Je passe sur le point de vue des élèves en général concernant le cours de religion, et l’enseignement en général. Déjà, même en ayant l’intention de donner un cours de religion bio, on est forcé d’en passer régulièrement par des phases ogm, de sorte qu’il devient facile pour les élèves de jouer sur l’ambivalence entre les deux, de faire dériver systématiquement le cours pour parler d’AUTRE CHOSE… Bonjour les sanctions en cas d’inspection inquisitoriale…
    Mais soit, plaçons nous sur le plan théorique! Jésus a-t-il ou non marché sur l’eau. Combien de professeurs vont se contenter d’aligner des poncifs à ce sujet, de refuser de discuter du fond de la question… Donc combien vont se casser la figure? Qui peut me dire ce que signifie cette symbolique? S’il s’agit d’une exagération, d’un style publicitaire destiné à faire avaler le reste, l’évangile dans son ensemble, d’un coup monté des quatre évangélistes? Le problème, pour moi, c’est en partie le dogme qui ne suit pas, qui ne propose pas d’interprétation acceptable de ce miracle. Pour moi, ce dogme en tant que tel n’est pas à enseigner. On n’éduque pas les gens en leur inculquant des idioties. Le fait de parler ainsi ne change rien au fait que je me sente catholique, que j’aime beaucoup parler des évangiles, que c’est un texte que j’apprécie entre tous.
    Il est inacceptable qu’on joue avec l’esprit, le cerveau des enfants, qu’on joue tout simplement à l’enseignent et à l’éducateur.

  30. missmarianne dit :

    Paul et d’autres…
    « Jésus a marché sur l’eau » : c’est effectivement un symbole ! Dans la Bible, l’eau représente le mal. L’eau est présente au déluge, dans les 7 plaies d’Egypte, dans la fuite vers la Terre promise, dans le puits de la Samaritaine…
    Même mes enfants savent ça !

    La Bible n’est pas un livre d’Histoire. Il est le reflet de la foi de ceux qui l’ont écrite.

    Je partage l’avis de Morris. Pourquoi y a-t-il tant de gens non concernés qui se permettent de donner un avis sur ce qu’ils ne connaissaent pas ?!

  31. Estelle Bastin dit :

    Je souhaite un équilibre: les religions sont fondées sur des écritures et leur analyse dans un contexte pratique est un excellent guide pour nos jeunes. Pourquoi aller chercher plus loin? Les parents inscrivant leurs enfants dans une école catho savent qu’il n’y a qu’un cours philosophique (mais préfère souvent ça aux agressions). Le trop nuit en tout! Et, pour rappel, notre pays est une société judéo-chrétienne, non? Je suis prof de religion depuis peu, mais mon souhait le plus cher n’est pas de bourrer le crâne de mes élèves. Je voudrais simplement qu’ils soient heureux dans la vie et pleinement responsables de leurs actes.

  32. Marnix dit :

    Vous venez ici pour commenter l’article, ou pour donner un cours de religion? Allez, je rejoins la partie :-p Dans le cadre du nouveau programme, nul ne peut imposer une seule lecture biblique, surtout si elle est exclusivement allégorique. La Bible est AUSSI un livre d’Histoire. Jésus n’est pas un symbole quand-même. Si c’est Dieu incarné, n’aurait-il pas pu marcher sur l’eau? Je m’en fou s’il l’a fait ou pas car il y a en effet des messages plus importants à en déduire, mais pourquoi ne l’aurait-il pas fait? Il a bien ressuscité?! Ou ça aussi, c’est du symbole?