L’archevêque de Malines-Bruxelles n’en est toujours pas revenu de la tempête qu’ont provoqué ses propos lors de sa visite à Rome durant la première semaine du mois de mai. Souvenez-vous, le nouveau primat de Belgique plaidait pour une ligne plus stricte pour le cours de religion et un retour à la Bible, à l’histoire du Christ… Mgr Léonard s’est vite retrouvé dans le collimateur des professeurs de religion du pays, principalement nos voisins flamands. Les politiques, comme les inspecteurs, avaient alors ajouté leur grain de sel, comme si la sortie du patron de l’Eglise belge était l’annonce d’un changement imminent et inéluctable, qu’une nouvelle doctrine allait être imposée depuis la place Saint-Pierre à Rome à nos collègues de religion catholique à la prochaine rentrée.
Comme la discussion ne s’est pas éteinte, loin s’en faut, Mgr Léonard a tenu à donner sa version des faits.
Les reproches qui me sont adressés par voie de presse se basent sur des déclarations faites à Rome et qui furent sorties de leur contexte. Comme les autres évêques, j’ai accepté les différents programmes de cours de religion enseignés dans les écoles. Ceux-ci conçoivent à juste titre le cours de religion comme un cours qui s’enseigne à des élèves et non comme un catéchisme qui vise à renforcer la foi de jeunes croyants. Ces programmes invitent l’enseignant à faire le lien entre le cours et la vie concrète des élèves, mais requièrent également que lui soient enseignées – comme dans tous les autres cours – une série de données objectives sur la religion catholique, tels la Bible, la vie et le message de Jésus, l’histoire et l’organisation de l’Eglise. C’est une démarche qui s’impose dans une société multiculturelle où même de nombreux élèves baptisés ne fréquentent plus les paroisses. Ce cours n’en est que plus utile pour ceux qui ont choisi de le suivre dans l’enseignement officiel ou qui ont fait le choix d’une école catholique. Il propose en effet à l’élève de découvrir intellectuellement le message chrétien dans le respect de ses convictions intimes.
Les évêques belges apprécient et soutiennent le précieux travail des professeurs de religion.1
Et de conclure qu’« à l’avenir, (il) espère pouvoir poursuivre le dialogue avec ceux-ci dans la rencontre fraternelle et l’écoute, plutôt que par l’intermédiaire de communiqués de presse ». Fin de l’incident?
- La Libre – 21.05.10 [↩]
Merci, Monseigneur…
Je ne comprenais pas cette levée de bouclier alors que vous aviez accepté ce programme.
Mais, il est vrai, qu’il est de bon ton de tirer sur tout ce qui est catholique ces derniers temps.
@JacquesDB : On tire surtout sur les curés pédophiles et c’est bien normal! Et également sur les énormités de l’Eglise (gays etc,…)!