Du 17 au 22 juin, 47.000 élèves passeront leur CEB

Le stress monte pour ces 47.000 élèves de 6e primaire qui subiront dans quelques jours les épreuves du Certificat d’étude de base (CEB). Ceux qui ont rédigé le cru 2010, une quinzaine de professeurs et inspecteurs issus de toute la Communauté française, auront également un petit pincement au cœur. Parmi eux, Micheline Dispy, inspectrice de la CF pour le secteur de Liège. Elle a participé à la rédaction du CEB. Le point de départ? Les socles de compétences (ce que l’enfant doit maîtriser en fin de 6e année primaire) et les programmes des différents réseaux.

Sur cette base, nous avons défini un thème. Je ne vous dévoilerai évidemment pas celui de 2010 mais il peut par exemple s’agir des musées en Communauté française ou des transports en commun. A partir de là, on se met au travail. Des groupes sont formés : français, mathématique, histoire-géographie, sciences, éveil… Chacun d’eux va imaginer les questions autour du thème central. Il s’agit d’être innovant car les épreuves passées circulent. Et en français, il faut veiller à ce que les textes parlent à tout le monde.1

Micheline Dispy ajoute que la version 2010 de l’examen sera très légèrement différente des éditions précédentes en cela que les consignes seront plus précises et que la place laissée pour les réponses sera mieux pensée. Les correcteurs avaient en effet constaté que trop de place influençait la réponse des enfants.

Tout cela réclame énormément de temps. Les questions ont été rédigées entre septembre et Carnaval. Depuis février, on teste, on améliore, on discute avec l’imprimeur pour la mise en page. Et on planche déjà sur l’épreuve de l’an prochain.

« Le CEB permet de corriger le tir et d’avoir un pilotage »

Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement, se dit très satisfaite du CEB dont c’est la seconde fois qu’il sera organisé obligatoirement dans toutes les écoles. Les éditions 2007 et 2008 étaient facultatives, ce qui n’avait pas empêché 95% des écoles d’y participer.

Un jury externe corrigera les copies et rendra son verdict le 24 juin prochain. Mais le conseil de classe reste souverain pour autoriser ou refuser l’entre en secondaire. Un élève qui raterait son examen pour cause de maladie, par exemple, ne serait pas nécessairement condamné à recommencer son année scolaire.

La ministre se félicite du taux de réussite des années précédentes : entre 90 et 94%, en comptant les 3 ou 4% de latitude laissée aux écoles.

Le système donne entière satisfaction. Bien sûr, on évalue chaque année, on peut faire des ajustements. Il permet surtout aux équipes pédagogiques de savoir si elles sont dans le bon. Et puis, il y a de belles histoires, comme dans cette école d’Herstal. Une école avec des enfants de milieux très défavorisés. Ils ont tous eu leur CEB. Vous imaginez la fierté de leurs enseignants?

Rayon nouveautés, la ministre confirme que les enfants qui ont des besoins particuliers comme les malvoyants ou ceux qui ont fait leur cursus avec l’aide d’un ordinateur pourront passer les épreuves avec l’aide dont ils ont bénéficié, ce qui n ‘était pas le cas avant.

Chaque jour dans La Meuse, La Province, La Gazette…

Si vous souhaitez proposer quelques exercices supplémentaires à votre enfant, les Editions Sudpresse (La Meuse, la Capitale…) proposent chaque jour, dès ce lundi, seize pages d’exercices tirés de la version 2009 du CEB. Aujourd’hui et mardi, le français (lecture, grammaire, savoir lire, écrire et écouter). Mercredi et jeudi, ce sera au tour des mathématiques (grandeurs, nombres et opérations, géométrie…). Vendredi, le journal vous offrira un peu d’Histoire, de géo et des sciences. Et enfin samedi, vous aurez accès à toutes les solutions. Une initiative plutôt sympathique, que nous sommes heureux de relayer.

Et vous, chers parents, chers enseignants, réussiriez-vous vos examens?

  1. Sudpresse – 7.06.10 []