La semaine dernière, lors de la séquence « L’info confidentielle Paris Match » sur RTL-TVI, le journaliste Michel Bouffioux a tenu à raconter l’histoire de Philippe Wiseur, un proviseur mis à la retraite contre son gré. L’homme de 60 ans, papa de deux jeunes enfants de 14 et 8 ans, aurait aimé travailler encore quelques années. Il avait d’ailleurs fait une demande pour travailler dans un établissement proche de son domicile, où une place était vacante. Le cabinet de l’Enseignement a pourtant estimé que la demande de M. Wiseur était infondée, et comme son contrat dans l’école dans laquelle il travaillait est arrivé à terme, il a été pensionné automatiquement. Une catastrophe pour l’homme qui doit encore payer sa maison et assumer les études de ses enfants.
Selon le journaliste, les statuts n’auraient pas été respectés, et ce au désavantage du proviseur.
Il postulait pour une place libre le 1er août mais ne pourra pas exercer cette fonction car à partir du 1er juillet, il sera pensionné.
Pensionné de force, à 60 ans, en période de pénurie
La décision du ministère est pour le moins surprenante en cette période de pénuries. Philippe Wiseur ne comprend pas.
Quand j’entends tous les politiques qui disent qu’il faut travailler plus longtemps parce qu’il y aura moins de travailleurs que de pensionnés, et qu’on voit des gens qui veulent travailler et qu’ils mettent à la pension…
Le cabinet de la ministre Simonet refuserait de changer les statuts par peur d’être attaqué. Laisser la possibilité à ceux qui le souhaitent de travailler jusqu’à 65 ans serait pourtant profitable. Mais on peut aussi s’interroger sur le bénéfice que fait ainsi la Communauté française. Un enseignant à la retraite, c’est un traitement en moins à supporter. Et c’est le fédéral qui doit assumer la charge de la pension.
Voilà donc un simple fait divers… mais qui interpelle, non?1
- RTL-TVI – 30.05.10 [↩]
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