Ça y est ! La Commission interréseaux des inscriptions (CIRI) vient de terminer son travail. C’est le journal Le Soir qui l’annonce. Et le constat est dur : 668 élèves n’ont pas encore de place en 1ère secondaire dans les écoles de leur choix. La CIRI devait régler le cas de 2.445 élèves mais n’a pu finalement en « caser » que 1.777. Les autres n’obtiendront même pas leur 2e, 3e ou… 9e choix.
Parmi les 668 élèves non inscrits, 555 sollicitaient une place dans une école de Bruxelles, 69 en Brabant wallon, 7 à Liège, 18 à Verviers, 5 à Namur… Dans la capitale, les écoles les plus courues étaient situées à Bruxelles-Laeken, Ixelles, Anderlecht, Woluwé-Saint-Pierre, Uccle et Woluwé-Saint-Lambert. Un courrier devrait être adressé aux parents la semaine prochaine. Si certains sauteront probablement de joie, les autres ont jusqu’au 15 septembre pour trouver une école. Une situation très difficile pour de nombreux enfants et parents. Ainsi, Valérie Vandresse, maman d’un enfant qui entrera – peut-être – l’année prochaine en secondaire, ne comprend pas.1
Est-ce que je fais partie des 668 (élèves sans école)? Et dans la mesure où j’habite Wezembeek-Oppem, où l’on nous a, apparemment, sciemment défavorisés, j’ai un peu l’angoisse de me dire « Et si maintenant mon fils est dans les 555 qui n’ont pas d’école ». Je vais devoir, moi, maintenant, encore prendre le temps de chercher une école pour mon fils, une école qui lui convienne.2
Une situation très difficile à vivre, on le comprend. Au point que Valérie envisage désormais de scolariser son fils à domicile si elle ne parvient pas à trouver un établissement dans les temps.
Les élèves recalés seront informés… mais après les élections
Des questions se posent toutefois. D’abord, les promesses de la ministre n’ont pas été tenues, elle qui jurait la main sur le cœur que 1.250 élèves obtiendraient in fine une place dans l’école qu’ils avaient signalée comme leur 1er choix. Ils ne sont finalement que 615 « heureux ». Le timing est aussi particulièrement vicieux. Les parents recevront leur courrier de la CIRI au début ou au milieu de la semaine prochaine… soit quelques jours après le 13 juin. Hasard? Le CdH aurait-il peur des parents mécontents?
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Tout ça pour ça ! Après ce 3éme décret la situation n’apparaît pas meilleure qu’avant de décréter.
Le décret inscription : le BHV de la Communauté française?
555 à Bruxelles soit plus d’1% des enfants bruxellois, à tout le moins dans l’inquiétude à la veille du CEB.
Ajoutons également que nombreuses sont les familles qui ont posé un choix de sécurité. Il serait intéressant de chiffrer le nombre de parents qui n’ont pas exercé leur droit de priorité…
Espérons que l’évaluation sera menée rigoureusement.
Quelques indices indispensables:
Nombre d’enfants sans écoles avant décret en 2OO8,2009,2O1O;
Communes impactées;
Évolution de la « mixité »;
Suivi longitudinal de quelques élèves;
pourcentage de choix sécurité;
pourcentage de parents ayant compris le décret avant les inscriptions;
….
Que dire sauf que nos politiques, une fois de plus, ont réglementé là où jusqu’à maintenant, le seul bon sens et les mécanismes régulateurs normaux faisaient loi. Un cénacle d’intellectuels en chambre qui a créé des difficultés où il y en avait pas ou peu… Ça me fait penser à cet arrêté royal qui rend obligatoire le fait de se laver les mains aux toilettes… Une imbécillité de plus à mettre au compte de nos technocrates au nombre pléthorique qui encombrent l’administration…
On a volontairement voulu exclure les enfants francophones qui avaient fait l’effort de suivre leur enseignement primaire en néerlandais. La discrimination est encore plus forte pour les enfants bruxellois qui ont fait le même effort dans une école néerlandophone de Bruxelles, région bilingue. La CIRI pourrait encore corriger cette discrimination mais le veut-elle vraiment ??
Nous avions choisi en premier choix une école distante de 300m de notre domicile et nous n’avons pas de place et aucune nouvelle en date du 10 juin de la part de la CIRI…Cherchez l’erreur!
Le choix d’une école doit exclusivement être celui des parents et d’élèves motivés .Pour que la réussite scolaire soit au rendez-vous elle doit-être la conséquence d’un projet pédagogique mûrement réfléchi par les familles.
Il faut plus de moyens pour l’enseignement;revaloriser la profession; il ne faut que des bonnes écoles et la mixité sociale sera résolue.
Laissons les directions des établissements gérer les inscriptions comme par le passé, les écoles demandant « un pédigré » aux élèves est infime.Mon fils est dans un Collège renommé et on ne nous a jamais rien demandé concernant son milieu social ,ses résultats scolaires antérieurs….MAIS IL FAUT QUE NOS JEUNES APPRENNENT A TRAVAILLER !
Et les enfants de nos ministres.. ils sont soumis au même carcan? Je serais franchement curieux de savoir si il y en a parmi les 668…
« Le choix d’une école doit exclusivement être celui des parents et d’élèves motivés » . Malheureusement, avant les décrets, c’était les directeurs d’école qui choisissaient leurs élèves et non les parents !
C’est proprement scandaleux, j’ai l’impression de revenir dans un pays communiste. Bientôt ce sera la ministre qui décidera qui va dans telle ou telle école. C’est dingue. On appelle cela « égalité » mais c’est le retour à l’absurde : chacun va dans l’école de son quartier. C’est le complet retour au source, le retour des ghettos. Le choix des inscriptions doit rester entre les mains des directeurs d’école et des parents. Le critère de proximité géographique de l’habitation est une ineptie
De beaux discours populistes tendant à convaincre une couche de la population qu’ils n’avaient pas accès à certains établissements. L’enseignement n’était-il pas gratuit partout? Entendait-on des parents se plaindre de discrimination dans le chef des directeurs d’école? Notre enseignement était-il si mal coté sur le plan international? N’était-ce pas plutôt une discrimination entre élèves et parents qui cataloguaient eux-mêmes les écoles. Et les sauveurs arrivent pour permettre à tous (sous-entendu « leur électorat » tiré majoritairement des classes défavorisées ou moyennes) de s’inscrire aussi dans de bonnes écoles!
N’était-ce déjà pas le cas avant ??? En ce qui me concerne, j’ai pu il y a 15 ans choisir l’école de mon choix (aujourd’hui dite complète) malgré l’origine ouvrière de mes parents. Partant même du principe qu’ils ont raison, quel aveu d’échec que de ne pouvoir permettre à toutes les écoles de dispenser un enseignement de qualité puisqu’il semblerait que certaines soient meilleures que d’autres.
A défaut de compétences pour régler de vrais problèmes, certains politiciens essayent de nous convaincre qu’il existe un problème là où tout se passait bien jusqu’à présent. Le hic, c’est qu’en voulant régler ce problème fantôme, ils créent une fameuse M…
Merci Mesdames Arena, Simonet et Monsieur Dupont. Je souhaite de tout cœur un vif succès à vos partis ce 13 juin et que la population ainsi mixée comprenne dans son ensemble qu’elle doit voter pour des compétences et non pour des discours populistes ou clientélistes.
Roger, vous généralisez !
Je n’ai jamais connu ça avec mes enfants.
Roger ne généralise pas : les écoles « élitistes » choisissaient leurs élèves et veillent encore à ne pas accueillir trop de « racailles ». La solution n’est pas dans une inscription sur des critères objectifs mais dans une réelle réforme de l’enseignement. Un enseignement de qualité pour tous nos jeunes : cela semble apparemment être une mission impossible pour nos politiciens qui préfèrent mettre un sparadrap sur une grave plaie…L’enseignement belge va mal, les professeurs et les élèves sont en souffrance… Nos politiques préfèrent discuter de l’ interdiction des signes religieux à l’école plutôt que des signes de plus en plus visibles d’un malaise social grandissant…
Je confirme, ce n’est pas ainsi partout !
J’ai un enfant qui est en rhéto dans ce que vous appelez une école élitiste. Il a dans sa classe des copains issus de l’immigration (Serbe, Rwandais, Turc) et cela est vrai aussi dans les autres classes.
Mais je n’habite pas Bruxelles, il est vrai !
J’ai appelé la CIRI vendredi car on aurait dû savoir le 4 juin selon leur planning. Et bien non… ce vendredi 11 juin toujours RIEN…
ou je ne sais pas…
La CIRI m’a répondu qu’ils avaient du retard et que les lettres étaient chez l’imprimeur ! Et de surcroit qu’ils avaient fait un communiqué de presse pour annoncer le retard (que je suis bien sur censée avoir vu
Conclusion on est supposé la recevoir ce mercredi 16 juin, soit la veille des examens de CEB
Inutile de préciser le stress que cela occasionne chez Mathilda à la veille du CEB qui de plus est la seule des 2 classes de 6ème primaire de son école a ne pas savoir…
Bonjour,
je suis une élève sans école.
Le C.E.B me stresse déjà assez et savoir en plus que je n’ai pas d’école ça me stresse encore plus.
J’ai quelques amis qui n’ont pas d’écoles eux aussi. Mes parents et les leur essaient de trouver des places libres dans des écoles mais cela est très difficile à trouver surtout quand on cherche une bonne école.
Je suis très déçue de ne pas avoir été prise dans l’école de mon premier choix moi qui voulait faire de l’immersion.
Je n’ai plus aucun espoir d’être prise dans les écoles que j’ai choisies avec mes parents. Puisque, je suis sur liste d’attente partout. Sachant qu’il y a plus beaucoup d’élèves avant moi sur la liste d’attente.
Comme l’école de mon premier est la plus proche de chez moi (1km) j’étais sûre et certaine d’être prise.
Voilà ce que moi je pense!
Entièrement d’accord avec Namur… Je suis fils d’ouvrier et jamais je n’ai été refusé d’une école pour cause d’origine sociale. On caresse une certaine frange de la population en dénonçant de pseudo inégalités sociales criantes mais en fait, par le passé, l’éducation a joué parfaitement son rôle d’ascenseur social. Ce qui est le plus navrant, c’est que ça marche… Le populisme en marche…