On le sait aujourd’hui, plus de 600 enfants restent sur le carreau. Un coup dur pour ces élèves, et leurs familles, dont la plupart sont toujours sans nouvelles de la CIRI, la Commission interréseaux des inscriptions. Du coup, la ministre Simonet vient de repréciser les règles du jeu par circulaire, afin d’aider les plus malchanceux à y voir clair. Petit rappel des faits : 2.445 élèves devaient être classés par la CIRI car ils avaient été refoulés de l’école qu’ils avaient signalée en 1er choix (si dans cette dernière la demande dépassait l’offre). La commission en a finalement casé 1.777 dont seulement 615 dans l’école qu’ils souhaitaient. Les autres sont forcément déçus. Il leur reste cependant un espoir : des élèves inscrits dans tel ou tel établissement vont peut-être déménager d’ici le 1er septembre ou rater leur CEB. Des places pourraient alors se libérer. Un élève qui serait actuellement inscrit dans l’école de son 3e choix pourrait être averti par la CIRI qu’il obtient finalement une place dans l’école de son 1er ou de son 2e choix. Et un élève sans école – un des 668 à n’être inscrit nulle part – sera peut-être également repêché et obtiendra une place dans l’un des établissements pour lesquels il avait marqué de l’intérêt.
Pour ceux qui n’ont pas encore d’école
Mais on peut comprendre que les parents ne souhaitent pas s’en remettre à la chance et espérer un miracle avant le 1er septembre. Aussi, il convient, pour les sans-écoles, de commencer activement les recherches et les démarches d’inscription. Plus question de critères désormais, seul compte le principe du « premier arrivé, premier inscrit« . Pour aider les parents à identifier les écoles offrant encore des places disponibles, la Communauté française a créé un moteur de recherche bien efficace qui, en un clin d’œil, vous renseignera sur la possibilité ou non d’inscrire votre enfant dans l’école de votre choix.
Attention, un élève inscrit valablement dans une école ne peut pas s’inscrire dans un autre établissement scolaire. Pas question de multiplier ses chances… pour la bonne et simple raison que cela ne sert à rien. Si votre enfant est inscrit dans une école A, il ne risque plus aujourd’hui d’en être éjecté. Si pour une raison ou pour une autre, vous regrettez votre premier choix ou si vous déménagez, il faudra d’abord vous désinscrire de l’école A avant d’aller inscrire votre enfant à B. Il n’y aura donc plus de « bulle des inscriptions », c’est-à-dire des enfants inscrits dans plusieurs établissements scolaires.
Un cas concret
Imaginons le cas de la petite Julie. Elle est inscrite à C, l’école de son 3e choix. Mais finalement, cette école ne lui convient pas. Elle figure sur la liste d’attente pour les écoles A et B, ses deux premiers choix. Conscients qu’il y a peu de chances qu’elle puisse obtenir une place à A ou B, ses parents l’inscrivent à l’école D, après avoir annulé son inscription à C. Julie garde cependant une chance de rallier A et B puisque ce choix ne l’efface pas des listes d’attente. Elle pourrait, à la rentrée, recevoir un heureux coup de téléphone l’informant qu’une place est libre à A, par exemple, et que le classement lui a été favorable. Après avoir annulé son inscription à D, elle rejoindrait finalement l’établissement de son 1er choix.1
- Le Soir – 17.06.10 [↩]