La ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet, a été élue dimanche députée à la Chambre des représentants dans la circonscription de Liège, réalisant le 64e score en voix de préférence du royaume. Ses 19.346 votes nominatifs ne lui serviront pourtant à rien… même s’ils ont assuré au CdH de conserver ses deux sièges face à un PS triomphant. La ministre avait annoncé que quel que soit son score, elle ne siègerait pas, ce qui ouvre la porte à son suppléant, le Hutois et échevin Joseph George qui n’a pourtant recueilli lui qu’un peu moins de 6.000 voix. Ce petit jeu agace certains partenaires politiques dont Ecolo qui avait interdit à ses ténors de prendre part à la bagarre électorale. Ainsi, Jean-Marc Nollet aurait souhaité s’exposer davantage, tout comme Marcel Cheron dans le Brabant wallon, Emily Hoyos à Namur ou Bernard Wesphael à Liège. Mais ces derniers n’ont même pas figuré sur les listes. Pour Jean-Michel Javaux, le co-président des Verts, la règle est simple :
Il y a une règle chez Ecolo, c’est qu’on siège où on est élu. Je dis bravo à mon ami Benoît Lutgen au CDH, mais je lui demande s’il va siéger au Parlement fédéral.1
Du coup, privé de ses barons, Ecolo enregistre un léger recul (ce n’est pas seule explication, bien entendu) et les ministres Nollet et Henry ne sont plus élus dans aucune assemblée. Les autres partis ne se sont pas embarrassés de tels scrupules, eux qui ont aligné des grands formats comme Charles Picqué, Fadila Laanan (PS), Benoît Cerexhe et Maxime Prevot (CdH), tous ministres ou élus à la Région wallonne.
- La Libre – 15.06.10 [↩]