Simonet souhaite encadrer les lectures à l'école

Depuis hier soir, les ministres et les parlementaires sont officiellement en congé, le parlement de la Communauté française ayant tenu ce lundi sa dernière séance plénière. Cela n’empêche pas de parler encore un peu de l’école et en particulier, cette fois-ci, des lectures scolaires, que la ministre Simonet souhaite baliser. Elle a ainsi envoyé aux écoles – pour l’année 2009-2010! – une circulaire dans laquelle elle demande aux professeurs d’éviter de donner à lire à leurs élèves des ouvrages « trop osés » ou choquants. A la base de cette démarche politique, des parents d’adolescents, indignés de découvrir dans la liste des livres à lire par leur enfant des titres comme « Je vais bien, ne t’en fais pas » ou « La Nuit des enfants rois » de Bernard Lenteric. Ils s’en sont émus au Délégué général aux droits de l’enfant qui a alors transmis les plaintes à Christian Dupont, alors ministre de l’Enseignement. La réflexion que ce dernier a initiée en collaboration avec les inspecteurs de l’enseignement du français au secondaire s’est achevée cette année. Simonet est l’héritière de cette réflexion qu’elle vient donc de couler en circulaire.

Pas de censure des lectures scolaires

Cette dernière rappelle que « des parents s’étonnent ou se plaignent parfois du caractère « osé » de certaines lectures qui sont conseillées, proposées, voire imposées par des enseignants de l’enseignement secondaire. (…) Quelle attitude adopter devant ces critiques? Il faut tout d’abord faire remarquer qu’à l’extérieur de l’école, et parfois au sein de la famille, l’adolescent peut trouver des lectures – comme des images – choquantes, dont l’approche relève de la seule responsabilité parentale. Néanmoins, le rôle de l’école n’est-il pas de tenter, autant que faire se peut, de donner des repères et des valeurs dans une société qui évolue? »

La ministre se défend toutefois de faire preuve d’une pudibonderie excessive mais note que les enseignants doivent éviter « les livres qui centrent de manière gratuite leur contenu sur l’érotisme et la pornographie. » Pas question donc de donner à lire « Fouette-moi, vilaine bête » à ses élèves de 12 ans!

Mais quid des grands piliers de la littérature classique comme Michel Tournier, Kafka, Flaubert, Camus ou Zola? A priori, ils devraient pouvoir être tolérés. La circulaire précise que « l’enseignant ne proposera pas de texte qui s’inscrivent résolument dans un registre de mauvais goût, en sachant que la notion de mauvais goût est discutable et que pour apprendre à séparer le bon grain de l’ivraie, l’élève doit être souvent confronté à la fois à des valeurs reconnues et à es situations peu exemplaires. En aucun cas, il ne peut être question d’exercer une forme de censure, qu’elle qu’elle soit, ni de céder à la pression de récriminations guidées par des courants intégristes d’où qu’ils viennent. »

Une circulaire qui infantilise les enseignants?

A propos du roman « Je vais bien, ne t’en fais pas », Marie, professeur de français dans l’enseignement secondaire supérieur, ne comprend pas pourquoi cet ouvrage est montré du doigt.1

Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a d’érotique dans ce livre, hormis peut-être deux passages où l’héroïne a une aventure d’un soir. J’ai parfois eu, à ce propos, des discussions avec des élèves qui trouvaient que le personnage manquait de moralité. (…) Maintenant, restons sérieux : qu’est-ce que ça représente par rapport à ce qu’ils peuvent voir  à la télévision, qu’il s’agisse de violence ou d’érotisme? Comme enseignante, je constate que l’on dispose de moins en moins de liberté. C’est une forme de censure. J’ai choisi de devenir professeur de français pour transmettre ma passion de la littérature. On parle de fiction, de romans. J’ai proposé la lecture de 99 F de Frédéric Beigbeder. Il y a des scènes de drogue et de sexe, mais elles évoquent le monde de la Jet-set. Cela me semble intéressant de pouvoir en discuter avec les élèves.

Au final, on ne comprend donc pas bien pourquoi la ministre se fend d’un tel document qui dit tout et son contraire. Elle invite les professeurs à se livrer eux-mêmes à une lecture attentive des livres qu’ils donnent à lire à leurs élèves, à expliquer aux élèves les raisons de leur choix et à discuter régulièrement de ce dernier avec les différents partenaires et acteurs de l’établissement … puis quelques lignes plus loin, les assure de sa pleine confiance en leurs qualités pédagogiques.

Une incompréhension partagée par l’opposition libérale. La députée Françoise Bertieaux s’est également montrée perplexe, face à l’imitative ministérielle.

Si l’on a affaire à des cas isolés de choix contestables de lecture, cela doit se régler entre professeurs, direction d’écoles et éventuellement inspection mais pas par la sphère politique.

Et de s’interroger aussi sur la pertinence de critiques adressées à des livres utilisés dans l’enseignement depuis plusieurs années, alors même que les jeunes concernés peuvent voir des choses sans doute tout aussi critiquables sur les sites internet. Le gouvernement serait peut-être plus inspiré de travailler à lutter contre la cyberdépendance et la sensibilisation aux dangers d’Internet et des réseaux sociaux. En ce moment, sur Twitter, les filles (surtout adolescentes) participent à un concours de décolleté

Circulaire

  1. Le Soir – 19.07.10 []

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24 réponses à Simonet souhaite encadrer les lectures à l'école

  1. Gomme dit :

    Une petite réaction sur ce site où il y a peu de réactions : Madame Simonet à 100 % raison.
    Les enseignant ne sont pas forcément tous des adultes (C’est normal).
    J’en connais qui imposent des lectures faisant l’apologie de l’homosexualité (par exemple) à des élèves de deuxième humanité !
    La réaction des parents aura été salutaire.

  2. JJ dit :

    Ce site est vraiment très tolérant pour laisser des commentaires comme celui-là. Une honte.
    S’il est vrai, je le concède, que certains enseignants proposent à leurs élèves des lectures plus que douteuses, ils ne sont pas la majorité, loin de là. Et les problèmes doivent se régler au sein de l’école avec les équipes éducatives.
    Il est triste de jeter une nouvelle fois l’opprobre sur une profession.

  3. Caroline dit :

    Tout à fait d’accord avec JJ. Je voudrais souligner aussi qu’on attend comme par hasard les vacances pour le faire…

  4. Gomme dit :

    Merci pour la « tolérance » de ce site… Faut être enseignant (pas tous, merci) pour enseigner la tolérance aux élèves mais demander la censure sur un site…
    Il n’y avait pas de généralisation dans mon commentaire.
    Jamais je n’ai écrit que la majorité des enseignants faisaient lire n’importe quoi.
    J’ai souligné un problème que je connais en tant que parent et qui n’a pu trouver une solution en en parlant à la direction ; le professeur arguant de sa liberté pédagogique…
    Je ne pense pas que tous les problèmes puissent se régler « au sein des équipes éducatives ».
    La ministre a pris ses responsabilité pour faire face à une poignée de professeurs qui n’en font qu’à leur tête (et font parfois n’importe quoi).
    Vous n’aviez à mon sens pas de raisons de vous sentir visé(e).

  5. pylade dit :

    Une attitude aussi rétrograde ne pouvait encore émaner que d’une ministre de la droite chrétienne ! C’est honteux, imbécile, stalinien et insultant pour la profession que je représente !

  6. JJ dit :

    Je ne demande pas la censure mais je n’aime pas la provocation gratuite. Un enseignant qui donnerait à lire un ouvrage qui traite de l’homosexualité est sûrement un exemple… Mais il faut voir de quel ouvrage il s’agit (avez-vous un titre?) car l’homophobie est encore trop présente à l’école. Je me méfie lorsqu’on emploie des termes comme « apologie ». Ils cachent souvent la haine.

    Vous êtes sûr qu’elle a pris ses responsabilités? Je vois un texte mou du genou dans lequel elle essaie de ne vexer personne… pour quand même dire, que, peut-être, il serait bien, si possible, sans vous commander, que vous fassiez attention… C’est gamin, à mon sens. Les enseignants responsables n’ont pas besoin de ce texte. Et les imbéciles qui font lire du Sade en 2e primaire ne sauront même pas que cette circulaire existe puisque, si vous lisez bien l’article, le document vise l’année 2009-2010. Il ne sera donc pas d’application pour l’année prochaine…

  7. pat dit :

    Educateur, parent, et non enseignant, je ne comprends pas non plus cette circulaire.
    Qu’on demande aux enseignants de ne pas donner à lire n’importe quoi, je le conçois mais qui oserait dire que c’est le cas ?
    Qu’on s’émeuve parce que des parents ont été choqués, je le comprends mais pourquoi leur donner tant de crédit au point d’en faire une circulaire ?
    Une fois de plus, on généralise et une minorité, un fait isolé donne lieu à jeter le discrédit sur la profession !

    Maintenant, je ne vois pas de lien évident entre le parti de Mme Simonet et ce fait. Tous ses prédéceseurs ont fait le même genre de chose, sur d’autres sujets. Et dans notre école, les parents les plus à cheval, les plus chicaneurs, ne sont pas forcément ceux que vous croyez.

  8. Gomme dit :

    « Je vois un texte mou du genou dans lequel elle essaie de ne vexer personne… »
    D’un côté, vous regrettez son action et de l’autre vous trouver son attitude molle.
    Belle contradiction.
    La réalité est que les enseignants ne peuvent souffrir d’aucune critique.
    L’enseignant dont je parle est homosexuel, excellent professeur dynamique, très sérieux mais à côté de ses pompes, parfois.
    Je souligne que dans certains cas, des professeurs quittent un peu trop la neutralité alors qu’ils sont payé pour enseigner (et oui !) et que des contrôles ; des évaluations, il y en a partout.
    Le seul bastion qui a du mal à être évalué (souvent positivement, en plus !) est le monde enseignant.
    Quoi qu’une ministre fasse, il y aura toujours des râleurs pour crier qu’on à rien à leur dire ; comme des gosses.
    Je me demande si ce sont les élèves qui ont un souci avec l’autorité, ou, parfois, certains enseignants. Bon, les deux, évidemment.
    Encore une fois, la ministre à évoqué, prudemment, un véritable problème (que vous n’ignorez pas, puisque vous faites allusion à Sade à l’école primaire).
    Quand à l’attitude stalinienne, on aura tout lu ! Faut vraiment pas savoir qui fut Staline pour écrire une imbécilité pareille.
    Et pour la profession que Vous représentez, Mon Cher, sachez que vous êtes des milliers à la représenter ; heureusement.

  9. pat dit :

    Gomme, on peut s’exprimer sans être déplaisant.

    Mou du genou veut dire, selon moi, que quitte à faire une circulaire qui fait parler d’elle, autant qu’elle soit carrément claire et dirigiste. Car ici, elle ne sert pas à grand-chose, sauf à faire du vent et à discréditer une fois de plus la profession.

  10. Delphine dit :

    Gomme : Pouvez-vous me dire quel est le titre de l’ouvrage traitant de l’homosexualité, dont vous parlez dans votre premier message? (Merci!)

    Concernant cette circulaire, je doute qu’elle soit vraiment utile… Le contenu est assez creux. Rappeler aux enseignants qu’il faut lire le livre avant de le donner aux élèves… C’est vraiment nous prendre pour des incapables…
    On manque d’informations à propos des plaintes des parents aussi. Combien de parents se sont plaints? Comme le dit Gomme, nous sommes des milliers d’enseignants en Communauté française. Je doute que nous soyons tous concernés par ces problèmes. Beaucoup d’entre nous savent se mettre des « balises » (pour reprendre le terme de Madame Simonet) sans qu’on le leur dise. Si 10 d’entre nous sont remis en cause, faut-il que cela se règle au niveau ministériel ou au niveau de l’équipe pédagogique et des parents? Pourquoi est-ce que chaque fois qu’on parle de l’enseignement, c’est pour traiter d’un fait de violence à l’école, d’un prof qui fait mal son boulot, d’une inspection pas concluante… Et si, de temps en temps, on parlait de ce qui se fait de bien à l’école?

  11. Quand j’ai entendu parler d’une circulaire , j’ai vraiment pensé qu’on avait bien avancé dans la lutte contre l’échec scolaire promise par le nouveau gouvernement. Je pensais en fait que Madame Simonet encourageait les profs de français à choisir des livres numérisés, moins chers, plus écolos, et surtout plus accessibles pour les élèves dyslexiques qui utilisent le logiciel Kurzweil 3000 (fer de lance de Madame Simonet dans la problématique de l’inclusion de l’élève à particularité dans l’enseignement ordinaire).
    Pff, un coup dans l’eau, je n’en comprends pas l’objectif, il y a tant d’autres choses à faire.
    Mais bon , hein, il faudrait d’abord que les écoles ne soient plus « contre » l’ordinateur en classe.

  12. Prof de Français dit :

    « Pourquoi est-ce que chaque fois qu’on parle de l’enseignement, c’est pour traiter d’un fait de violence à l’école, d’un prof qui fait mal son boulot, d’une inspection pas concluante… Et si, de temps en temps, on parlait de ce qui se fait de bien à l’école? »

    Je suis bien d’accord. Ce ne serait pas mal de faire aussi de la pub POUR les profs et POUR ce qui fonctionne… Mais cela intéresse-t-il vraiment les médias et les gens ?

    Cela étant, j’ai bondit en entendant la nouvelle dans les médias. J’ai pris la peine de lire la circulaire et… c’est beaucoup de bruit pour rien.
    Ce que Simonet préconise, bon nombre d’enseignants ( dont Bibi ) l’appliquent déjà. Alors, pourquoi une telle démarche ?

  13. Xavier dit :

    @Prof de Français

    C’est de l’électoralisme. Marie-Do peut dire qu’elle a émis une circulaire, qu’elle a été à l’écoute des parents.

    Y a-t-il une personne censée qui croit un instant que cette circulaire va changer quelque chose? Les profs qui faisaient bien leur boulot continueront… les autres aussi.

    Sinon, si la ministre devait reconnaître que des profs font bien leur boulot, malgré toutes les décisions absurdes du ministère, elle reconnaîtrait son inutilité.

    Triste, l’enseignement mérite mieux que cela

  14. Xavier dit :

    Un commentaire trouvé sur le forum du Soir
    http://www.lesoir.be/forum/reactions/index.php?posts=0&topic=54745

    Cela montre le professionnalisme de l’équipe de Marie-Do!

    [82]Le bateau ivre dit le 19/07/2010, 16:28

    Le livre de Bernard Lenteric figure dans le programme de la CF! Suite à l’article paru dans Le Soir de ce matin, je m’étonne que soit épinglée la lecture de « La nuit des enfants rois » de Bernard Lenteric.En effet, le programme de français de l’enseignement technique de qualification et professionnel (références 92/2002/240, page 125) le fait apparaître dans la liste construite à partir  » d’un sondage réalisé auprès de professeurs de français afin d’élargir le champ potentiel des lectures à proposer aux élèves ».Le programme, me semble-t-il, fait partie des référentiels au même titre que les socles de compétence et le décret missions. Provoquer une telle polémique sur un livre suggéré par le Ministère de la Communauté française lui-même est une aberration!Aurais-je mal lu le programme? Un comble pour un prof de français!

  15. Effectivement beaucoup de bruit pour rien, et difficile de comprendre à quoi ça sert, si ce n’est que pour une fois, Madame Simonet semble avoir entendu « des parents » ( !) C’est peut être là le message caché de cette circulaire?
    Parce qu’en matière de circulaire, parfois, l’objectif est assez obscur : ainsi on note que Madame Simonet a demandé en juin 2010 à la Direction générale de l’enseignement de « clarifier » la circulaire 2779 du 25/06/2009, ce qui a été fait le 23/06/2010, par une circulaire 3190 qui est un « copier coller » à la virgule près de l’ancienne… Peut être aurait-elle dû définir le terme « clarifier »?
    Revenons-en au contenu de celle dont question, « le rôle de l’école est d’inciter à l’entrée dans le monde de l’écrivain », pourquoi refuser cette entrée à nos enfants dyslexiques? L’école n’a pas d’excuse, des moyens compensatoires existent pour préserver leur plaisir de lire et « inciter leur entrée dans le monde de l’écrivain ». Pourquoi ne sont ils pas utilisés dans nos écoles? N’y a t il pas là matière plus urgente et plus pertinente à débattre, quand l’inclusion et la pédagogie différenciée sont devenus les mots magiques du cabinet pour lutter contre l’échec scolaire?

  16. mantes217 dit :

    Il est de plus en mal vu de noter l’orth désastreuse des bambins, mais on s’occupe de leurs lectures ! Pauvres chéris, pauvres parents ! Encore une fois, on baisse son pantalon devant les « parents offusqués » (de quoi d’ailleurs). Mais dans quel monde vous vivez ? Je donne cours d’Histoire, je vais censurer mes documents : plus de de guerres de religions (les textes d’époque sont l’éloge de l’intolérance, mon dieu !!!!); plus de fascisme (horrible), plus de communisme (une honte), plus de guerres (trop de morts), plus de famines…Rien. On fera donc l’Histoire, entre Martine et le club des cinq. L’enseignement est devenu le plus grand fournisseur belge de médiocrité tant on doit tt céder pour « faire réussir les élèves » et le cabinet, en période de vacances, n’a rien d’autre à faire que pondre ce texte débile sur un sujet absurde. Comme quoi : on pensait toucher le fond, mais on continue de creuser.

  17. Gomme dit :

    @ Prof de français :
    « Cela étant, j’ai bondit »… écrivez-vous.
    Êtes-vous certain de l’accord de votre participe passé ?
    Toujours se relire !

  18. André dit :

    Cela étant, j’ai bondit… nous écrit « Prof de français ».
    Je me demande si le participe passé est bien accordé.

  19. Prof de Français dit :

    Pas bien accordé, en effet…

    @ Gomme > Même une relecture peut être imparfaite.

  20. Jacquelijne dit :

    @ Gomme : « Toujours se relire ! » …écrivez-vous à Prof de français …..
    D’accord …. mais « la paille et la poutre » ….. car, je lis, dans votre premier message : « Madame Simonet à 100 % raison. »

    Ceci dit, encore une circulaire « pour du vent » …. !!!

  21. ptit_lu dit :

    Relever une faute d’orthographe/grammaire dans un commentaire, c’est bas.

    Il serait bon d’avoir quelques ouvrages de référence (j’entends par là des classiques de la littérature, mais s’il vous plaît pas un Balzac, pas en entier en tout cas!) et un choix libre dans la littérature actuelle : il y a de très bons auteurs actuels pouvant susciter le débat, parler de problèmes de société…
    On citait plus haut 99F. Il faut en parler, parce qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il fait partie du patrimoine de la littérature française et doit à ce titre apparaître quelque part dans le cursus. Il ne reste qu’à choisir son public, un public mature qui saura faire la différence entre « fiction » et réalité…

  22. Gomme dit :

    « On citait plus haut 99F. Il faut en parler, parce qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il fait partie du patrimoine de la littérature française et doit à ce titre apparaître quelque part dans le cursus » :
    Je lis bien : ET DOIT à ce titre apparaître…
    Au nom de quoi, 99F devrait-il impérativement apparaître dans un cursus ?
    Conclusion : la ministre ne peut ordonner (ou simplement et très très prudemment recommander) mais vous, ptit_lu, vous avez décidé qu’un livre DEVAIT apparaître dans le cursus.
    Un enseignant ne supporte que lui-même, SES idées et a toujours raison ?

  23. la violence est dans la classe, pas dans les livres.

  24. sylvie dit :

    Je serai moins violente que certains mais je condamne sans appel la censure ou alors il faut une meilleur formation et ne pas laisser passer n’importe qui!!!!!et même cela c’est une forme de censure car tout le monde qui est en charge d’éduquer est toujours critiquables…..