Si les facteurs génétiques entrent en jeu dans les compétences en lecture d’un enfant, ce ne sont pas les seuls ingrédients. Publiée par la revue Science, une étude américaine conduite par des chercheurs de l’Université d’État de Floride démontre le rôle majeur joué par les enseignants. Les auteurs ont analysé les performances en lecture de 280 jumeaux identiques et de 256 faux jumeaux. En utilisant le test « Oral reading fluency« , ils ont évalué la part de la génétique dans la variation des scores obtenus.
Puis, ils ont mesuré les progrès réalisés pendant l’année par les élèves scolarisés dans les classes de ces jumeaux, ce qui leur a permis d’estimer la qualité de l’enseignement.
Résultat : un enseignant peut développer le potentiel naturel d’un enfant, ou à l’inverse le limiter. Jeannette Taylor est la chercheuse qui a dirigé cette étude :
Lorsque les enfants reçoivent un enseignement plus efficace, ils tendent à déployer leur trajectoire optimale.
Le rôle majeur de l’enseignant
D’autres facteurs entrent bien sûr en ligne de compte comme l’environnement, les autres élèves de la classe, les ressources, etc. Mais les chercheurs insistent sur la contribution de l’enseignant : s’il ne peut garantir à tous une même réussite, il ne faudrait pas pour autant minimiser son rôle…1
- Diane Galbaud. Source : « Teacher quality moderates the genetic effects on early reading » de J. Taylor [↩]
Article un peu court à mon goût. Le sujet n’est pas développé ici et ne permet pas de se faire une idée.