Il ne reste plus que quelques jours avant la rentrée des classes. Mais dans les magasins, c’est déjà la bousculade au rayon papeterie. Et la situation ne va pas s’améliorer dans les 10 jours qui viennent. Un peu de patience, conseille le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs (Crioc) qui pense que le consommateur aura tout à gagner à attendre la dernière minutes avant de faire ses achats de fournitures scolaires. En effet, les campagnes de promotions des grandes surfaces, visant à vendre du matériel scolaire dès le mois de juillet, se sont avérées décevantes. Pousser le consommateur à faire ses achats bien à l’avance n’est pas porteur : ils ne sont que 3 consommateurs francophones sur 10 et 2 consommateurs néerlandophones sur 10 à effectuer leurs emplettes avant le 15 août. Plus de la moitié des ménages belges – flamands et francophones – attendent la dernière quinzaine des vacances… et quelques audacieux se jetteront sur le reste des stocks dans les jours qui suivent la rentrée scolaire. Au final, ce sont ces derniers qui risquent de faire les meilleures affaires, affirme le Crioc.
En effet, la sacro-sainte liste des courses n’est pas toujours livrée par les écoles avant la rentrée : seulement 4 familles sur 10 la reçoivent dès le mois de juin. De plus, si une seconde vague de promotions est apparue début août, une troisième est prévue pour la fin du mois et les premiers jours de septembre.
Il est parfois judicieux d’attendre car les promotions dans les magasins se multiplient et deviennent de plus en plus intéressantes à l’approche de la rentrée. Inutile donc de se presser pour réaliser de bonnes affaires.
Les fournitures scolaires peuvent coûter jusqu’à 209 euros par enfant
Des économies qui peuvent rapporter gros. On l’a déjà rapporté sur ce site, les courses de rentrée pourraient coûter cher. Le conditionnel est de rigueur car le consommateur, échaudé par la crise, semble se montrer prudent cette année. A titre d’exemple, seulement un ménage néerlandophone sur cinq et même un seul ménage francophone sur dix ont l’intention de faire les frais d’un nouveau cartable. Le Crioc a calculé qu’en moyenne, une rentrée scolaire (fournitures, frais scolaires, habillement mais pas le cartable) allait coûter 436 euros à l’école maternelle, 339 euros dans le primaire, 609 euros dans le secondaire et 1.315 euros dans l’enseignement supérieur. Dans cette fourchette de prix, les fournitures peuvent représenter jusqu’à 35%, signe que beaucoup de parents se laissent encore tenter, stimulés par leurs enfants, à acheter du matériel complémentaire, conseillé ou perçu comme nécessaire.
Le Crioc s’est penché sur l’étude des prix d’un panier de fournitures type, celui d’un élève de 6e primaire. Et les écarts sont très importants selon que l’on se concentre sur les labels « premiers prix » ou des marques réputées. Le premier ne dépasserait pas 28 euros alors que le second dépasse allègrement les 200 euros… près de sept fois le prix le moins cher. Le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs renseigne même les enseignes les plus intéressantes pour effectuer ses achats de rentrée.
A nouveau, l’enseigne Trafic reste la moins chère (28 euros), suivie dans les prix bas par Cora et Carrefour (36 et 37 euros). Delhaize et Colruyt/Dreamland viennent en troisième position avec le panier le moins cher oscillant entre 40 et 45 euros. Les enseignes GB et Club forment le dernier groupe avec un panier qui coûte environ 60 euros.
De manière générale, et c’est surprenant, le prix du panier de base est à la baisse depuis cinq ans. Entre 2005 et aujourd’hui, l’économie sur un ensemble de fournitures de base serait de 14 à 26% selon les enseignes visitées. Une bonne nouvelle. A condition d’éviter les gadgets qui sont de retour cette année (en 2009, la crise avait invités les magasins à faire preuve de sobriété), pour la plus grande joie des bambins : ciseaux tatoués, cartables équipés d’une pochette GSM ou MP3, gommes lumineuses, etc.
Les enfants prescripteurs
Si les enfants n’accompagnent pas toujours leurs parents pour l’achat de leurs fournitures scolaires, ce sont bien eux qui décident et font leur choix. Et les marques ont bien intégré ce facteur. Il suffit de jeter un œil aux emballages du matériel scolaire, décorés, valorisés par des couleurs, des dessins spécialement adressés aux enfants. En chiffres? Dès 10 ans, 2 enfants sur 3 déclarent décider des achats. De 11 à 13 ans, ils sont plus de 7 sur 10 à faire les choix. Le nombre de jeunes décideurs augmente encore avec l’âge puisque dès 14 ans, ils sont 8 sur 10 à choisir eux-mêmes leur matériel scolaire. Un chiffre qui, sur certains produits particuliers, peut monter à 9 sur 10 : pour les cartables et les marqueurs à partir de 14 ans, pour les fardes à partir de 16 ans. Pour les confiseries et les snacks, les parents semblent leur laisser moins de liberté. Certes, le nombre d’enfants qui influence les choix croît avec l’age, mais il reste en deça des 8 sur 10 : 6 sur 10 jusqu’à 12 ans et entre 7 et 8 sur 10 après.1
- La Libre – 19.08.10 [↩]
Je reste sceptique quant aux chiffres.
339 euros par enfant dans le primaire…
Pourquoi prendre en compte les vêtements ? Les parents n’achèteraient-ils des neufs qu’à la rentrée ? Quant aux frais scolaires, je n’ai jamais rien payé dans l’école primaire de mes enfants si ce n’est une excursion en fin d’année.
Les frais scolaires sont élevés dans le libre…je n’ai jamais rien reçu de l’école pour les enfants !
Mes enfants sont aussi dans le libre mais (en dehors des fournitures que nous achetons) l’école ne nous a jamais rien demandé comme frais scolaires.
Mais « une maman » ! Personne ne vous oblige de mettre votre enfant dans le libre. L’enseignement officiel est là pour tous.