Le "homeschooling" a la cote

C’est une réalité aujourd’hui, de plus en plus de parents se disent tentés par le « homeschooling », entendez la scolarisation de leur enfant à la maison. S’il n’est pas possible d’inscrire le petit dans l’école de son choix, certains parents préfèrent lui offrir une solide éducation à domicile, loin des pédagogies en vigueur dans la plupart des établissements scolaires. Ce concept a déjà la cote dans les pays anglo-saxons, en particulier aux États-Unis, où environ 5% des enfants sont éduqués sous le toit familial. En Belgique, le phénomène reste marginal, avec moins de 1.000 petits Belges en âge d’être scolarisés. La plupart des familles qui optent pour cette formule se justifient par le fait qu’elles souhaitent éviter un système éducatif qui ne répond pas aux aspirations et aux besoins de leurs enfants. Pour certains, c’est un véritable « art de vivre ». Pour d’autres, une manière de gérer une maladie ou un handicap. C’est aussi le choix des enfants qui pratiquent un sport ou de la musique à très haut niveau.

Un art de vivre… et parfois une nécessité

Depuis quelques années, le « homeschooling » séduit aussi de plus en plus les élèves à haut potentiel (surdoués), hyperactifs et dyslexiques qui n’arrivent pas à trouver leur place dans nos écoles.

Si certains parents partagent le rythme de la journée entre des manuels scolaires et un apprentissage libre, d’autres préfèrent faire confiance aux centres d’intérêts et aux aptitudes des enfants. Il y a aussi ceux qui jouent aux professeurs uniquement quand les enfants les interpellent. En gros, chacun adopte la technique qui lui sied le mieux, du moment que l’enfant prenne du plaisir à apprendre.

Savoir se remettre en question

A côté de cela, il existe une grande variété de supports sur lesquels les parents peuvent se baser pour instruire leur enfant : bibliothèques, médiathèques, musées, Internet, télévision,  radio… Tout l’art est de donner envie à l’enfant d’apprendre, de titiller sa curiosité. Et il ne faut pas nécessairement avoir fait des études supérieures pour être un bon parent-enseignant. Une relation de confiance avec l’enfant est ce qu’il y a de plus important, avec l’envie de partager de grands moments d’échange sur des sujets qui, parfois, ne sont pas parfaitement maîtrisés. Ce qui implique de devoir régulièrement se remettre en question et revoir ses connaissances.

Un enseignement bien contrôlé

Mais le « homeschooling » ne peut se faire sans respecter certaines obligations comme celles de se soumettre aux contrôles de l’inspection et de présenter son enfant aux examens certificatifs (à chaque passage de cycle). Les familles sont libres de ne pas respecter les socles de compétences, c’est leur liberté pédagogique. Mais l’inspection scolaire, elle, s’en servira comme références pour « apprécier si l’enseignement prodigué peut raisonnablement être considéré comme de nature à atteindre le même niveau de connaissances. » Le Service Général de l’Inspection contrôle aussi « les moyens mis en œuvre pour assurer l’enseignement, tels que les manuels scolaires employés, le matériel pédagogique… » Pas question donc de faire n’importe quoi, n’importe comment. Ces contrôles peuvent avoir lieu à tout moment, d’initiative ou sur injonction… avec au moins un rapport tous les deux ans, les enfants passant les examens de fin de cycle.

Si les moyens pédagogiques sont jugés insuffisants, ou en cas d’échec aux examens, les parents devront inscrire l’enfant dans une école « classique ».1

  1. Sudpresse – Dossier de l’enseignement – 13.08.10 []

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4 réponses à Le "homeschooling" a la cote

  1. Catherine Tilquin dit :

    Je ne suis pas contre pour autant que l’enfant puisse aussi mener une vie sociale aussi contrastée que celle d’une cour d’école et là cela risque d’être plus compliqué à mettre en place.

  2. vanessa dit :

    On parle de socialisation dans les cours d’école. Durant 3 années de maternelle, ma fille n’a jamais joué avec d’autres enfants et elle est pourtant très sociable. C’est juste qu’elle n’était pas bien à l’école. Il n’y a pas qu’à l’école qu’on se fait des amis

  3. Ayant fondé il y a plus de 16 ans une institution indépendante rejoignant la légitime volonté des parents de s’investir dans l’éducation de leurs enfants et le regret des qualités d’une école plus traditionnelle, je crois avoir des conseils à donner.

    • téa dit :

      Bonjour,
      Je suis maman au foyer (par choix, pour encadrer notre fils dans sa scolarité)
      Je me permets de vous contacter car en faisant des recherches sur l’instruction en famille le nom de votre association.
      En fait nous sommes désireux d’assurer à notre domicile la scolarité de notre enfant et ce à partir du 1er septembre 2012.
      Avec votre expérience dans le domaine pourriez-vous répondre à mes questions? Mon fils est âgé de 11 ans et est inscrit en première secondaire. Pensez-vous que pour faire l’instruction en famille il faille des avis médicaux ou tout le monde peut-il accéder à ce type d’enseignement ?
      Pourriez-vous m’ en indiquer la procédure à suivre.
      Je suppose qu’il ne nous est pas possible également de retirer notre fils de l’institut scolaire dès à présent sans appuis médicaux?
      En vous remerciant.