26.000 enfants sous amphétamines

En 2004, on comptait un peu plus de 6.000 jeunes qui se voyaient prescrire de la Rilatine ou du Concerta, sous prétexte qu’ils présentaient des difficultés de concentration ou étaient trop remuants. Ce chiffre a quadruplé en quatre ans à peine puisqu’ils sont aujourd’hui 26.000 à être sous calmants, traités pour troubles de l’attention. Monique Debauche est psychiatre et coordinatrice du service de santé Free Clinic (Ixelles) : « Tout le problème est là : on s’appuie sur un diagnostic flou pour prescrire massivement une drogue, un analogue de la cocaïne, dont on connaît les effets indésirables, comme l’insomnie, l’anorexie ou le risque de dépression en cas d’arrêt de traitement. » Dominique Defrenne, directrice de centre PMS libre 1 de Namur est du même avis :

En tant qu’agents PMS, nous sommes également très inquiets de l’augmentation du nombre d’enfants diagnostiqués TDA/H (trouble de déficit d’attention et d’hyperactivité), et, surtout, de la médicalisation qui l’entoure. La plupart de ces enfants ont pourtant seulement besoin de limites, de repères, d’espace où se défouler.

Respecter les besoins des enfants

L’école de demain est donc face à un nouveau choix : continuer de vouloir adapter l’enfant et l’adolescent à un environnement qui ne respecte pas ses besoins ou changer l’environnement pour qu’il cesse d’être un éteignoir de leur motivation intrinsèque.

La FAPEO (Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement officiel) et l’Ufapec (Union des fédérations d’associations de parents de l’enseignement catholique) appellent à de grandes réformes. Pierre-Paul Boulanger, président de l’Ufapec :

Notre grande priorité est de faire face à l’échec scolaire, nous allons mettre donc en avant des initiatives qui portent des fruits, et remettre à l’actualité le sort des enfants fréquentant un enseignement adapté à leur handicap qui passent des heures en trajets scolaires.

Des réformes ou des calmants

Un chantier de taille, mais qui doit absolument être pris en compte. Chez des parents très concrètement engagés dans le changement de l’école, l’optimisme n’est cependant pas de rigueur : “Les politiciens idéologues sont à nouveau aux commandes, et on a déjà vu ce que ça a donné”, livre un papa.1

  1. La DH – 23.08.10 []

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6 réponses à 26.000 enfants sous amphétamines

  1. JacquesDB dit :

    Si un enfant a de réels problèmes d’attention et que la Rilatine lui permet de mieux suivre sa scolarité ? Pourquoi pas ?

  2. Magali V. dit :

    Votre article n’est pas du tout constructif ni objectif. Le parcous scolaire pour les enfants TDA est très difficile et à celà s’ajoute les nombreuses visites chez les thérapeutes, les spécialistes, …
    La Rilatine n’est precrite qu’après visite chez un spécialiste et son remboursement par la Mutuelle doit faire l’objet d’une enquête et est tout simplement interdit après 13 ans.
    Si un médicament qui peut aider nos enfants existe, pourquoi ne pourrait-on pas leur donner sans avoir l’air d’être des parents indignes qui droguons bos enfants?
    La Rilatine ou le Concezta sont plus prescrits car on commence enfin à mieux connaître et accepter la différence de nos enfants.
    Si vous voulez plus de renseignements, allez sur le site : http://www.tdah.be/

    Mais bien sûr, en plus d’un traitement médicamenteux, ils doivent être soutenus par leurs enseignants et il faut pouvoir adapter sa façon d’enseigner mais là nombreuses sont les écoles qui en sont loin!!!!

  3. Laurence L dit :

    Qu’on arrête un peu de toujours juger la Rilatine. On ne le donne pas à nos enfants avec plaisir, mais avec crainte, culpabilité, … Ces enfants sont aussi intelligents que les autres, mais nécessitent plus d’attention et une autre méthode de travail. Les instituteurs (trices) sont-ils prêts à faire l’effort? Les moyens leur sont-ils donnés? Mon fils est TDA et je l’étais aussi petite, mais à cette époque, on était considérés comme mauvais élèves, fainéants et bons à rien… Quelle souffrance psychologique!

  4. Evelyne dit :

    Je suis en accord avec Magali,ma fille est hyperactive avec problème de concentration à la suite d’un accident scolaire où sa tête a percuté le sol avec violence et la boite crânienne en a subi des conséquences…..
    Heureusement que j’ai un bon neuropédiatre et pour l’instant elle a une institutrice hors norme qui comprend tout a fait ce qu’elle a car elle s’est renseignée auprès de l’association TDAH.
    Heureusement qu’il y a encore le moyen médicamenteux pour certain car avant on les auraient catalogué »de débiles ou caractérielles » et placé dans l’enseignement spécial pour rien du tout

  5. Tobie dit :

    Non, vraiment pas respectueux cet article et pas très scientifique avec un gros titre de presse pour raccoler le tout public. Honteux sur ce site !
    Car la souffrance des enfants et des ados voire des jeunes adultes encore scolarisés souffrant de TDA avec ou sans hyperactivité est réelle. Et nous sommes encore en deça de la réalité.
    Même à l’université, ce médicament est parfois administré et des jeunes réalisent enfin, parce que l’on vient de détecter leur problème, qu’ils peuvent réaliser leurs objectifs, grâce à une prise en charge appropriée. 5% de la population en sont atteints. Nous sommes loin du compte. Allez lire la littérature du Dr Oswald sur la question. Peut-être lirez-vous autrement ces lignes. Mais en tout cas, arrêtons de juger !

  6. Laura dit :

    Pour moi, cet article manque de fond. De toute évidence, la personne qui l’a rédigé n’a voulu écouter qu’un seul son de cloche. Dommage !
    Il faut arrêter de faire peur aux gens qui ont des enfants TDA ou TDAH. Au contraire, rassurons-les et aidons-les dans leur parcours du combattant ! Il nous a fallu deux ans et demi pour poser un diagnostic de déficit de l’attention chez notre fils. Il avait alors 9 ans et avait dû recommencer sa 2ème primaire. Les thérapeutes et les conseillers PMS nous ont conseillé de le mettre en école de type 8 – c’était bien plus commode que d’aller plus loin. Heureusement, nous avons trouvé une neuro-pédiatre qui a pratiqué des tests profonds et qui a mis le doigt presque immédiatement sur ce fameux déficit !
    Je ne suis pas particulièrement en faveur de la Rilatine car c’est en effet une drogue et nous ne connaissons pas encore maintenant les effets qu’elle pourrait avoir sur nos futurs adolescents si elle est administrée très longtemps. Mais, si son administration est suivie et gérée correctement, elle remplit bien son rôle et soulage tous ces enfants qui sont souvent montrés du doigt par leurs camarades et leur école car ils sont « différents ». Quand va-t-on enfin apprendre que la « différence » est une force et non un handicap ???
    Il faut savoir également que de plus en plus de recherches démontrent que l’alimentation peut être responsable de l’hyperactivité et de difficultés de concentration. Faites un test : banissez tous les produits qui contiennent des colorants et des conservateurs (type E…) pendant 15 jours de l’alimentation de vos enfants et vous noterez une sérieuse différence… Surprenant mais surtout effrayant !