Simonet dévoile ses projets pour la rentrée

La ministre CdH de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet, a décidé de sortir du bois, à quelques jours de la rentrée scolaire. A l’occasion de la diffusion du supplément « enseignement » du journal Le Soir, jeudi dernier, elle se confie à Philippe Berkenbaum et dévoile ses projets pour la suite de la législature. Elle sait que les enseignants l’attendent au tournant, après une année plutôt maigre en initiatives. Et la rentrée sera chaude sur le terrain social. D’ici quelques semaines démarreront de nouvelles négociations sectorielles qui porteront, entre autres, sur l’avenir du système de prépension qui permet aux enseignants de décrocher dès 55 ans : les fameux DPPR (départs précédant la pension de retraite). En théorie, ils sont bétonnés jusque fin 2011. Mais le gouvernement souhaite les supprimer car ils coûtent bonbon et ne font qu’aggraver la pénurie. Pour les syndicats, il est cependant hors de question de s’asseoir sur ce qu’ils considèrent comme un acquis social sans proposer des alternatives comme une hausse significative (et non plus des cacahuètes) du salaire et/ou la mise en place d’aménagements de fin de carrière comme le tutorat. La ministre Simonet est consciente des difficultés et sait que les DPPR répondent à un besoin de nombreux enseignants de prendre un peu de recul, épuisés par un métier souvent difficile.

Il y a trois moments clés dans la carrière d’un enseignant. Le début de carrière, où il construit son cours et son expérience, la période pleine où il est au sommet de son art et les dernières années où il est parfois fatigué, usé (…). Il faut penser autrement ces différentes périodes. Alléger la charge des jeunes enseignants : les équipes pédagogiques doivent en tenir compte et ne pas leur confier, comme c’est souvent le cas, les classes les plus difficiles et les horaires les plus lourds. De même à l’autre extrémité de la carrière : je sais, pour en avoir rencontré beaucoup, que de nombreux enseignants voudraient bien continuer, pourquoi pas jusque 65 ans, mais pas toujours avec un horaire complet devant la classe. Beaucoup seraient heureux de pouvoir faire bénéficier les plus jeunes de leur expérience.

Priorité des priorités : lutter contre la pénurie

Philippe Berkenbaum : N’y a-t-il pas des mesures à prendre pour faire face à la pénurie d’enseignants? Non seulement les plus âgés s’en vont avant le terme, mais les plus jeunes décrochent de plus en plus rapidement. Il était question d’un plan d’urgence…

Il y a des pénuries partout, notamment dans l’enseignement, pour un certain nombre de fonctions. Et s’il est vrai que le pourcentage de jeunes enseignants qui abandonnent le métier est élevé, une étude vient de montrer qu’il est le même depuis 30 ans (!) Il reste que la population scolaire a augmenté, ce qui provoque des pénuries. Je veux mettre en place un plan de lutte contre les pénuries qui passe par une discussion avec le fédéral. Car trop souvent, on ne propose aux jeunes enseignants que des charges temporaires ou partielles qu’ils n’ont guère intérêt à accepter s’ils sont au chômage. Il faut pouvoir générer davantage de mise à l’emploi en permettant aux jeunes chômeurs de donner cours sans être pénalisés. Il faut aussi favoriser la réorientation et valoriser l’expérience utile.

Simonet veut simplifier les titres d’enseignants

Marie-Dominique Simonet envisage également de lancer cette année une vaste réforme des statuts, des titres et fonctions d’enseignants afin de lutter contre la pénurie. Actuellement, il en existe plus de 900 en Communauté française, avec des modes de rémunération et de nomination qui peuvent varier sensiblement. En bout de course : un manque total de logique et de transparence.

Imaginez que pour le seul cours de français, il existe un titre de professeur du secondaire supérieur, du secondaire inférieur, de français langue écrite, langue orale, langue étrangère, communication et j’en passe… Hormis le fait que certains sont régents et d’autres ont un master, ils ont tous eu la même formation. Simplifier tout cela sera notre première arme pour lutter contre les pénuries, car cela facilitera les nominations et les réaffectations. Aujourd’hui, un enseignant formé pour donner cours dans le secondaire supérieur n’a pas le titre requis pour enseigner dans le cycle inférieur. C’est parfois aberrant. (…) Nous avons entamé le travail avec les syndicats et les réseaux mais c’est un travail de longue haleine. Nous nous sommes accordés sur un périmètre de discussions ambitieux, autour de trois axes. Un : une simplification administrative et pécuniaire de la gestion des carrières. Il faut introduire une notion de titre non seulement requis, mais « suffisant » pour être nommé dans une fonction si l’on ne trouve pas la personne adéquate. Deux : l’orientation des membres du personnel pour qu’ils soient mieux informés sur les cours qu’ils peuvent donner. Trois : l’information des directeurs d’établissement sur les profils auxquels ils peuvent s’adresser pour remplir une fonction. Nous nous sommes donnés deux ans pour aboutir.

We want you !

La ministre ne doit pas oublier cependant que les formations actuelles (Hautes écoles et universités) ne sont pas les mêmes et n’offrent pas les même bases permettant d’enseigner à tous les niveaux. Un agrégé du supérieur en romanes aura-t-il les outils pour enseigner la grammaire en 1ère année de l’enseignement différencié? Un régent en langue et littérature française saura-t-il boucler le programme de rhétorique? La simplification administrative des carrières ne risque-t-elle pas de se faire au détriment de la qualité de l’enseignement. Nous craignons que face à une grave pénurie, le gouvernement préfère, au lieu d’engager les réformes nécessaires liées aux conditions de travail et aux revalorisation salariales, ouvrir grand les portes des écoles à tous ceux qui se découvrent du jour au lendemain la fibre pédagogique. Verra-t-on naître une formation express et au rabais pour les postulants à l’enseignement? Donner cours ne s’improvise pas. Même les jeunes diplômés, pourtant avertis durant leurs études, en font l’amère expérience. Ce n’est pas en recrutant davantage de néo-profs et en décrétant une quantité de titres « suffisants » que nos élèves auront face à eux des professionnels de l’éducation mieux formés et outillés. Malheureusement, une réforme et un allongement de la formation des enseignants n’est pas pour tout de suite.

Un allongement des études à 5 ans coûterait 800 millions d’euros, c’est colossal. Et à court terme, cela risquerait d’aggraver la pénurie. Commençons par approfondir les formations continues, en cours de carrière, pour donner aux enseignants les outils dont ils ont besoin.

Si les craintes de Marie-Dominique Simonet sont justifiées, on se demande pourtant pourquoi les politiques s’obstinent à ne pas réfléchir à moyen et long-terme. Si une réforme de la formation des enseignants se traduirait effectivement, dans les prochaines années, par une aggravation de la pénurie, la tendance serait rapidement inversée, une fois le métier devenu financièrement et socialement plus attractif. Les écoles (et les élèves) auraient tout à gagner à travailler avec des enseignants mieux formés et il ne serait alors plus question de parler de titres pour le degré supérieur et d’autres pour le degré inférieur. La simplification des titres se ferait d’elle-même, du moins en partie. Le gouvernement va-t-il vraiment demain mettre l’accent sur la formation – même continue – et valoriser l’expérience qui y sera acquise (avec promotion et/ou réaffectation du membre du personnel) ou transformera-t-il l’école en auberge espagnole? L’avenir le dira…1

  1. Le Soir – 26.08.10 []

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23 réponses à Simonet dévoile ses projets pour la rentrée

  1. hedwigeviolett dit :

    Un titre « suffisant »….Iriez-vous chez un dentiste ou un avocat ayant les titres suffisants?

  2. FSchoubben dit :

    Je trouve toujours aussi aberrant le « Le début de carrière, où il construit son cours et son expérience ». Il est normal de construire son expérience, mais, quand un prof connait ses attributions fin août (voir début septembre) et qu’il doit donner cours le lendemain, comment voulez-vous qu’il s’en sorte en devant construire son cours ? À quand un cours tout prêt, disponible librement, qu’on peut adapter au fur et à mesure, quand on a fait son expérience ? Et même, pourquoi pas, qu’on puisse l’améliorer ?
    enseignons.be fait une première étape avec les cours partagés, mais je trouverais encore mieux qqchose comme http://www.sesamath.net/ adapté aux programmes de la CFWB… Ha oui, c’est vrai, j’oubliais que selon le réseau, le programme change ;-)
    Si qqn veut en parler à propos du cours d’info 2h au 3e degré en GT ou du cours de bureautique en 5e TQ Compta, je suis dispo :-)

  3. Lionel dit :

    Pour répondre à hedwigeviolett :

    Vous avez raison mais il faut nuancer. Surtout dans les CT, un régent en électromécanique est moins bien formé qu’un bachelier électromécanique + CAP et pourtant le régent est titre requis dans le supérieur et pas le bachelier + CAP.

  4. Delphine dit :

    @hedwigeviolett : Les titres suffisants existent déjà dans l’enseignement provincial.
    En juin, j’ai terminé ma deuxième année en tant que prof. Je suis engagée en tant que « titre suffisant » (historienne de l’art donnant cours d’histoire et français). Ce n’est pas pour cela que je fais mon travail à moitié ou mal. Quand il le faut je mets les bouchées doubles pour combler mes éventuelles lacunes.

    Je pense que le tout est d’avoir un minimum de conscience professionnelle et ne pas accepter des cours qu’on ne pourra pas assumer.

    Qui plus est, une personne ayant le titre requis, même si elle est forcément prioritaire par rapport aux titres suffisants, n’est pas forcément plus compétente. Pour reprendre votre exemple, il y a des avocats verreux et des médecins qui distribuent les certificats de complaisance ;-)

  5. Echocynique dit :

    @hedwigeviolett

    Les mauvais dentistes n’ont plus de patients.

    Les mauvais profs avec un titre requis continuent à sévir à la place de bons profs avec titre suffisant.

  6. Echocynique dit :

    @FSchoubben

    Combien de cours avez-vous déjà mis sur ce site?

  7. hedwigeviolette dit :

    Bien sûr… la capacité ne tient pas au titre et heureusement. Mais… si des titres et des statuts existent…il faut tenter de les respecter au mieux.
    Et je suis 100% pour reconnaître et valoriser le travail de quelqu’un qui bosse bien (titre ou non) et punir ou rappeler efficacement à l’ordre celui qui n’en fiche pas une et qui touche son salaire comme les autres (titre ou non).

  8. Xavier dit :

    « Plutôt que de te plaindre de l’obscurité, allume une bougie »

    C’est ce que l’équipe d’Enseignons fait. Et d’autres le font aussi.

    Soyons clairs: si les profs prenaient leur destin en mains, il n’y aurait aucun problème de cours: tous les cours existent quelque part. Pour chaque cours, il doit y avoir 10, 20, 200 profs qui ont un excellent cours.

    Il « suffit » donc que ces profs les partagent et ce problème sera résolu.

    Alors, honnêtement, les profs qui se plaignent que les cours ne sont pas disponibles se trompent de cible: c’est aux profs qu’il faut le reprocher.

    Pour les titres, l’enseignement est le dernier bastion où le « papier » est plus important que les capacités. Et la comparaison avec le médecin est inappropriée. car le titre suffisant est justement le titre qui démontre que les connaissance sont acquises.

    Pourquoi ne pas faire passer un examen et attribuer le « titre requis » aux profs qui le réussissent?

  9. alain dit :

    Remplacer la DPPR par une augmentation significative des salaires…..cela risque de coûter aussi cher….et je n’y crois pas ( et ce n’est pas cela que les enseignants qui sont à bout demandent)
    La remplacer par un « tutorat »: mais le tutorat de qui? Rares sont les jeunes qui endossent encore la carrière..et dans quelles conditions??? Le « tuteur » ne sera-t-il pas employé par les directions pour « remplacer » les collègues absents?…sauter d’une classe à l’autre est encore moins « confortable »pour l’enseignant en fin de carrière que de continuer à enseigner à horaire plein dans sa (ses) propres classes.
    Attention!!!

  10. Benoit dit :

    Et pourquoi ne pas proposer une alternative du genre : après 25 années de (bons et loyaux) service(s), possibilité de se faire engager dans des hautes écoles à sections pédagogiques, de partager son expérience et d’encadrer les étudiants-futurs profs lors de leurs stages pratiques…
    Je me souviens, il y a une quinzaine d’années, mes professeurs de l’école normale n’avaient pour ainsi dire jamais donné cours dans le secondaire inférieur… mais venaient nous « observer » et nous faire part de leurs critiques…

  11. FSchoubben dit :

    @Echocynique : 4 déjà partagés, d’autres en cours de rédaction. En débarquant comme PR, on est un peu occupé à gérer les ordis et à comprendre le système avant d’avoir le temps de communiquer et partager avec les autres (sans compter l’arrivée des CCL l’année passée). Mais j’y travaille…
    Pour l’instant, je blogue aussi mon journal de classe sur enseignons.be, je travaille et j’ai un wiki de création de cours (encore trop brouillon pour être utilisable par d’autres mais je peux partager si on veut). Je n’ai pas eu le temps de faire plus, mais j’y travaille…

    En ce qui concerne le fait que les profs ne partagent pas, c’est un fait, mais partager un document simple, sans structure et vue globale de la matière, des compétences… Fait que c’est peu utilisable par un nouveau prof à mon avis. C’est de ça que je parlais ci-dessus : créer un corpus complet pour un degré… Et ça, j’ai pas encore trouvé, sauf sésamath…

  12. Xavier dit :

    @FSchoubben

    J’essaye de faire le même genre de travail que Sesamath avec le groupe Profecobel qui regroupe des profs de SE et de Bureautique. Suis optimiste, j’espère pas trop.

  13. Jipi dit :

    Elle ferait mieux de se tailler, car elle est incapable de faire ses preuves. Incompétence de ceux et celles qui s’accrochent au pouvoir.

    Je lui proposerais bien de travailler dans une classe face à 25 enfants de deux classes différentes pour moins de 1500 euros par mois. Cela la changera de ses 8000 euros par mois plus les a-côtés…

    Il est grand temps que les enseignants soient dans la rue au finish, mais malheureusement ils sont très résignés… comme tout le monde d’ailleurs.

  14. Lucky dit :

    Pour Benoît :

    Vous décrivez exactement mon parcours :

    Après 24 ans d’enseignement en secondaire (de la 1ere à la rhéto), je suis devenu prof en école normale depuis 5 ans…

    N’hésitez pas, on embauche les gens d’expérience en école normal. Il faut se remettre en question et accepter de suivre des cours et passer le fameux CAPAES qui vous permet d’être nommé en hautes écoles…

  15. Notre Ministre de l’Enseignement regarde à ses sous? « Un allongement des études à 5 ans coûterait 800 millions d’euros, c’est colossal. Et à court terme, cela risquerait d’aggraver la pénurie. Commençons par approfondir les formations continues, en cours de carrière, pour donner aux enseignants les outils dont ils ont besoin. »

    Le redoublement coûte 350 millions EUR par an à la Communauté française de Belgique.

    En matière de formation continue, combien coûte une inspectrice bio DS qui, à la question « savez-vous ce qu’est la dyslexie » (en janvier 2009, pas il y a vingt ans.. :) ! )répond « je ne sais pas, je ne suis pas médecin ».
    Combien coûte une inspectrice math DS qui à la même question répond « c’est quand l’enfant confond les b et les d »
    Combien coûte un Conseiller pédagogique qui explique, à propos d’un élève dyslexique « il s’est décidé à aller au tableau en dernier, je précise que c’est le cas des élèves qui n’ont pas étudié leur théorie, ils laissent d’abord passer les autres », ou encore « …est un élève médiocre, j’ai adopté une attitude bienveillante vis à vis de lui, je l’ai peu envoyé au tableau vu qu’il était faible, pour ne pas le mettre mal à l’aise ».
    Combien coûte un recours contre la décision d’un conseil de classe? Le recours en Conseil d’Etat coûte aux parents deux mille euros.

    Combien coûte l’élaboration et l’organisation d’épreuves externes qui réduit encore plus le but de l’école à l’évaluation « c’est pour des points, M’sieur » au lieu d’insister sur l’apprentissage?

    Et si les profs étaient mieux formés à l’école, afin d’avoir un bagage, un statut et un salaire correct, et si le fossé qui sépare l’école et les immenses progrès réalisés en sciences cognitives s’en trouvait réduit…

    « Les écoles (et les élèves) auraient tout à gagner à travailler avec des enseignants mieux formés »

    C’est une évidence.

    C’est ça du développement durable, Madame Simonet.

    30% de nos jeunes décrochent de l’école. 80% des crimes sont commis par des jeunes qui ont décroché.
    Ces dépenses (CPAS, justice, délinquance…) sont aussi à prendre en compte dans vos calculs.

  16. Notre Ministre de l’Enseignement regarde à ses sous? « Un allongement des études à 5 ans coûterait 800 millions d’euros, c’est colossal. Et à court terme, cela risquerait d’aggraver la pénurie. Commençons par approfondir les formations continues, en cours de carrière, pour donner aux enseignants les outils dont ils ont besoin. »

    Le redoublement coûte 350 millions EUR par an à la Communauté française de Belgique.

    « Les écoles (et les élèves) auraient tout à gagner à travailler avec des enseignants mieux formés »

    C’est une évidence.

    C’est ça du développement durable, Madame Simonet.

    30% de nos jeunes décrochent de l’école. 80% des crimes sont commis par des jeunes qui ont décroché.
    Ces dépenses (CPAS, justice, délinquance…) sont aussi à prendre en compte dans vos calculs.

  17. Echocynique dit :

    @Benoit

    Excellente proposition, le ministre Hazette l’avait proposé, mais…

    Le danger est tout de même que des profs choisissent cette voie pour éviter le travail et pas par vocation.

    Le problème le plus important de l’enseignement: difficile d’être nommé mis quand on est nommé, impossible d’être mis dehors. Les mauvais profs trouveront toujours les bons moyens pour en faire encore moins

  18. pat dit :

    @ Lucie
    Toutes vos interventions sont les mêmes. On a compris que vous prenez à coeur le problème de la dyslexie et des autres dys. Mais les problèmes de l’enseignement ne se résument hélas pas à ces seuls cas.

  19. pat dit :

    Hazette et Dupont ont été les moins mauvais.

    Il ne faut pas s’attendre à des miracles de personnes n’étant pas de la partie. A quand un enseignant (pas trop ancien) ministre de l’enseignement DURABLEMENT ?

  20. Joh dit :

    Pourquoi pas un examen selor portant sur les matières qu’un prof pourrait enseigner. Et à côté de cela obliger les profs à avoir un titre pédagogique dont on pourrait étendre les exigences par rapport aux titres actuels.

  21. zazou 1963 dit :

    @Lucky
    c’est plus facile à dire qu’à faire, psychologue, j’ai travaillé 7 ans dans le privé, ensuite 4 ans en haute école pour former des futurs instit, suite au décret Onckelinxs je suis maintenant dans le secondaire en D+; quand le CAPAES a été créé, j’ai voulu le passer et bien, je ne peux pas,car il faut au moins avoir une heure ds l’enseignement supérieur pour celà!
    Donc un jeune ayant un intérim dans l’enseignement supérieur peut passer son CAPAES, moi pas. Et en parlant des gens ayant de l’expérience,j’ai voulu aussi travailler dans la promotion sociale, mais avec le cloisonnement des niveaux, il n’y a non plus jamais de place alors que je connais des gens qui y sont en sortant juste de l’université, et qui forment par exemple de futurs éducateurs en n’ayant jamais travaillé une heure sur le terrain!
    Et si Mme Simonet s’occupait un peu de celà aussi..

  22. Jipi dit :

    Vous savez… on est dirigé par une nouvelle incompétente dans l’enseignement. Alors, au lieu d’éructer dans les forums, les enseignants feraient mieux d’aller dans la rue au finish… En 1996, nous l’avons fait pendant des semaines, mais le monde politique nous a bernés comme d’habitude. On est beaucoup trop résignés en Belgique alors que, comme le souligne le grand philosophe belge Raoul Vaneigem (en espérant que vous le connaissiez !), la situation est bien plus grave qu’en 1968… Les enseignants sont de petits moutons et quand ils manifestent on dit que la manifestation était bon enfant !!!

  23. pascal dit :

    Jipi, pas question de descendre dans la rue et de tout casser. Il y a quand même un minimum de dignité à avoir.
    96, j’y étais et je ne le referai plus. On s’est foutu de nous une fois, pas deux. De plus, le pays à d’autres chats à fouetter même si c’est déplorable.
    Maintenant, il y a un geste fort à faire mais personne ne le suivra : désyndicalisez-vous tant qu’on ne nous défend pas mieux !
    Je l’ai fait.
    Quand les syndicats ne représenteront plus qu’eux-mêmes, ils se bougeront peut-être pour nous !