Nous sommes le 1er septembre ! C’est le jour J. Un petit million d’élèves ont repris le chemin de l’école et seront accueillis par plus de 75.000 enseignants. Parmi eux, 40.000 enfants découvriront l’enseignement secondaire. Une petite poignée seulement restera à la maison, faut d’avoir obtenu une place dans l’une des écoles de leur choix. Ils sont 194 (0,43%) à ne pas savoir aujourd’hui de quoi leur avenir scolaire sera fait. Ce chiffre a été communiqué hier par la CIRI (Commission interréseaux des inscriptions). 97,18 % des élèves sont inscrits dans l’école de leur première préférence et 99,57 % en ordre utile dans au moins une des préférences exprimées.
Ce chiffre de 194 devrait diminuer
Notons que des places vont encore se libérer une fois que les élèves qui ont reçu une proposition dans une école correspondant à une de leurs meilleures préférences auront répondu à cette proposition. Cette semaine, ils sont 205 à pouvoir libérer des places. Avec un petit peu de chance, elles correspondront aux préférences exprimées sur les formulaires uniques rentrés au mois de juin par les 194 parents toujours en attente d’une place pour leur enfant.
Certains de ces élèves ont un potentiel de deux ou trois endroits. Quand ils auront arrêté leur choix, ils libéreront ce potentiel, ce qui permettra à d’autres enfants d’avoir une place.
La Ciri a également examiné ce lundi les requêtes individuelles invoquant des situations exceptionnelles ou de force majeure introduites après le 24 août. Sur les sept cas soumis, la Ciri a fait usage de son pouvoir d’injonction, à savoir attribuer des places supplémentaires, au bénéfice de deux élèves. En date du 30 août, on dénombrait donc un total de 194 enfants en liste d’attente.1
Ne pas oublier l’obligation scolaire
Une fois encore, le ministère confirme que les problèmes n’ont concerné qu’une minorité d’établissements scolaires : 62 écoles étaient complètes au 30 août. “Le nombre d’écoles réputées complètes a légèrement diminué”, souligne-t-on à la CIRI. Ainsi sur les 72 établissements complets après le premier travail d’optimalisation, 62 l’étaient encore en date du 30 août, “dont 40 en région bruxelloise (contre plus de 50 la semaine dernière)”, précise-t-on.
Cela ne doit pas empêcher les parents malchanceux à se mettre au plus vite à la recherche d’un autre établissement pour leur enfant. La ministre de l’Enseignement conseille de ne pas trop spéculer sur la libération d’une place hypothétique. Et à ceux qui seraient tentés d’attendre encore quelques jours, Marie-Dominique Simonet rappelle qu’ils ont l’obligation de faire scolariser leurs enfants, même si leur choix n’a, jusqu’ici, pas été rencontré. Afin d’être aidés dans leurs démarches, ils peuvent s’adresser aux différentes commissions zonales d’inscription ou consulter le site www.inscription.cfwb.be, régulièrement mis à jour.
Lors de sa prochaine réunion, d’ici une quinzaine de jours, la CIRI entamera l’évaluation de son travail : lequel, le cas échéant, conduira à des propositions d’amélioration du processus d’inscription. La ministre se dit satisfaite du système.2
Le décret a fait ses preuves. Il a été validé juridiquement à six reprises durant l’été – par le Conseil d’Etat, par la Cour constitutionnelle. Dans les grands principes et le fonctionnement, le décret a fonctionné. Mais dans les rouages fins du système, il peut y avoir encore l’une ou l’autre amélioration.