A ce jour, il ne resterait « que » 178 enfants sans école. Du moins, sans école de leur choix, comme aime à la rappeler le cabinet de la ministre de l’Enseignement, Marie-Dominique Simonet. « Ce ne sont pas des enfants sans école. Ce sont des enfants qui n’ont pas été reçus dans l’une des écoles de leur choix, ces écoles étant complètes ; mais il reste des établissements où il y a de la place et il y a de la place en suffisance. » Encore faut-il que les parents acceptent d’y inscrire leurs enfants. Car ce que ne semble pas comprendre le ministère, ce n’est pas tant que certaines écoles sont plébiscitées… mais plutôt que d’autres doivent à tout prix être évitées. A tord ou à raison. Mais selon la CIRI, il ne devrait rester qu’une petite poignée d’enfants sans école d’ici la semaine prochaine, à peine une centaine.
Les parents du libre ne sont pas convaincus
Nous l’avions déjà écrit, la ministre se dit globalement satisfaite de son décret. Mais tout le monde ne partage pas nécessairement son enthousiasme. C’est le cas de Michel Parys, vice-président de l’UFAPEC, l’association des parents du réseau libre, qui s’attend à un nouveau chaos l’an prochain si les règles ne sont pas modifiées en profondeur. Et le fait d’avancer la date des inscriptions (vers Carnaval au lieu d’avril/mai) ne changera pas grand chose, si ce n’est que les enfants souhaitant s’inscrire dans une école complète (davantage de demandes que de places) seront fixés plus tôt. Pour le reste, Michel Parys note que le nombre d’écoles complètes a augmenté par rapport à l’an dernier, ce qui signifie qu’elles seront plus nombreuses à s’en remettre à la Commission interréseaux des inscriptions (CIRI). De plus, si les listes d’attente seront connues plus tôt, le dégonflement de la bulle des inscriptions ne pourra se faire avant la proclamation des résultats du CEB. Ce sont en effet les élèves de 6e primaire qui ont loupé le fameux test de fin de primaires (5% sur 47.000 enfants) qui ont créé un peu d’air et libéré de nombreuses places sur les listes d’attente.
La CIRI avait créé 619 places
Pour l’UFAPEC, l’an prochain, il y a fort à parier donc que les enfants devront encore attendre la fin de l’été avant d’être fixés sur leur sort. A moins que la ministre Simonet ne crée un système qui permettrait « d’exploiter » plus vite les résultats du CEB.
Quant à la CIRI, elle pourra éventuellement utiliser son pouvoir d’injonction un peu plus tôt, c’est-à-dire obliger les écoles saturées à créer des places supplémentaires. Cette année, 619 chaises ont été rajoutées dans les établissements les plus courus de la capitale et du Brabant wallon. Un chiffre important mais bien en-dessous des 2.000 places que libèreront, peut-être, les recalés au CEB 2011. Et pourtant, l’association de parents ne souhaite plus que la CIRI fasse usage de ce pouvoir d’injonction.
Il a servi à créer des places supplémentaires dans des écoles déjà saturées et à y rendre la situation encore un peu plus difficile.1
- Le Soir – 3.09.10 [↩]
Je suis peut-être un Béotien, mais au ministère ils travaillent encore avec des fiches Kardex?
Les résultats sont connus le 30/6. Donc en croisant les fichiers informatiques on peut savoir le 1/7 quels sont les élèves qui ont réussi.
Mais peut-être trop simple
Mais pourquoi créer des places supplémentaires dans les écoles dites surchargées ?
Dans la mienne, il reste des places en 1C !
Le fait de permettre à ces écoles complètes de créer des places supplémentaires ne veut-il tout simplement dire que ce décret n’est pas bon ?
Je serais curieux de disposer d’ici quelques années des statistiques relatives au cheminement des différentes « cohortes » ainsi entrées dans ces écoles particulièrement plébiscitées. Beaucoup d’appelé(e)s …
Prof de français
Bien sûr que créer des place supplémentaires revient une fois encore à soigner les symptômes et pas la cause
Le fait de demander aux écoles les plus courues de créer des places revient à supprimer totalement l’effet qui était recherché à savoir « une mixité sociale ». En effet, il reste des places dans les autres écoles alors commençons par remplir ces écoles avant de gonfler les autres.
De plus, de nombreuses écoles secondaires ont tendance à augmenter leur capacité d’accueil au détriment des autres écoles.
Mixité complètement loupée, surtout que l’on a focalisé les parents sur le fait qu’il y aurait de bonnes et de mauvaises écoles.
D’autant plus qu’on se tourne de plus en plus vers des épreuves externes en fin de premier degré et que, peu importe l’école, les élèves seront soumis aux mêmes examens…
Et trouvez-vous normal qu’avec mon fils de 3 ans et demi, je doive faire 1h de trajet par jour pour aller dans l’école où il est inscrit ? Et non, je ne travaille pas a côté ! Sans compter le retour soit 4h de trajet par jour pour lui et moi.