Le néerlandais et le français doivent rester les langues principales à l’école, a affirmé lundi le ministre-président flamand, Kris Peeters, en réaction à la proposition controversée de son ministre de l’Enseignement, Pascal Smet, de faire de l’anglais la seconde langue enseignée dans le secondaire.
L’anglais devient de plus en plus la langue véhiculaire, c’est clair, mais il ne doit pas remplacer le français. Nous devons examiner comment il peut trouver sa place à côté du néerlandais et du français dans notre enseignement.
M. Peeters a précisé que la proposition de Pascal Smet ne faisait pas l’objet d’un accord au gouvernement flamand. Le ministre n’a fait qu’ouvrir le débat, a recadré Kris Peeters.
Pascal Smet s’est exprimé en son nom propre
Du côté des partis, la Lijst Dedecker (LDD) a exprimé son soutien à l’idée de M. Smet. Pour les députés flamands Lode Vereeck et Boudewijn Bouckaert, « ce n’est plus la Belgique, mais le monde qui est désormais le cadre de référence en ce qui concerne les opportunités d’emploi des jeunes. L’importance accordée au français ne constitue dès lors qu’un « reliquat du cadre belge dépassé ».
Le CD&V est plus critique. Pour la spécialiste de l’enseignement Kathleen Helsen, le multilinguisme est une richesse, mais « l’objectif ne peut pas être de moins investir dans l’apprentissage de notre deuxième langue nationale ».
Le parti chrétien-démocrate a aussi déploré la sortie médiatique de M. Smet, qui ne s’intègre pas selon lui dans une vision cohérente.1
Simonet a souhaité réagir
Si la ministre de l’Enseignement obligatoire en Communauté française Marie-Dominique Simonet ne s’étonne guère, en tant que francophone, de la proposition du ministre flamand Pascal Smet, elle regrette, en tant que ministre, une initiative qu’elle juge contraire à l’ouverture de la Flandre vers ses partenaires wallons et français.
Il s’agit là d’une manière d’imposer une vision qui nie la réalité des échanges entre la Flandre et les francophones.
Mme Simonet se pose aussi la question de savoir ce que pensent les patrons flamands de la proposition de M. Smet.2
Snif, pour une fois qu’un politicien a une vue sur l’avenir … et en plus elle permet d’améliorer les liens entre Européens. Pauvre Pascal, mais je te soutiens à fond dans ta décision.