Les élèves formés à la non-violence

Pour la ministre de l’Enseignement, Marie-Dominique Simonet, c’est un des nombreux dossiers prioritaires de cette législature : faire diminuer la violence dans les écoles. Et pour ce faire, les expériences se multiplient. Une centaine d’écoles viennent d’être sélectionnées pour un projet pilote (200.000 euros) en Communauté française.

Le plan de lutte contre le décrochage scolaire et la violence est une de mes principales priorités. Nous avions déjà agi pour aider les enseignants à se former à la non-violence et les premiers résultats sont très encourageants. On ne veut pas s’arrêter là. On doit encore améliorer le cadre du travail dans les classes tant pour les enseignants que pour les élèves.

Les jeunes vont coacher d’autres jeunes violents

En quoi consistera ce projet : des milliers de jeunes vont être formés à la non-violence et à la médiation par le biais du coaching. Ce sont les élèves eux-mêmes qui formeront leurs camarades.

J’ai vu des expériences en la matière dans d’autres pays et cela marche très bien. Les cours de récréation sont plus calmes. C’est un fait incontestable. En fait, la violence, plus on la verbalise… plus cela permet de la réduire. C’est un investissement humain et les jeunes y croient.1

Enfin, des actions sur le terrain !

Des associations spécialisées ont été sélectionnées. Les jeunes seront formés par celles-ci. À cela va s’ajouter la création d’un observatoire de la violence. La politique mise en place fera l’objet d’un suivi tout au long de l’année scolaire.

  1. La DH – 27.09.10 []

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Vos commentaires

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  1. Marie dit :

    Voila une bonne idée, nous allons observer la violence lol.
    Donc réouvrir les yeux … ?

  2. domi dit :

    c’est ce qu’on fait le mieux en communauté française : observer….
    la non-assistance ils connaissent

  3. Ping : The Nasty Geek

  4. Marie dit :

    Je dirais même mieux, nous formons à la non-assistance …nous ne suivons que le monde judiciaire et politique.

  5. Ariane dit :

    Il existe en CF une école sans problème de violence, une école dans laquelle élèves et professeurs vivent sur le même pied d’égalité, une école où tout problème est géré par la parole (assemblée,..), c’est une école réellement démocratique. Au départ Marie Arena souhaitait qu’elle soit une école pilote. Maintenant, nous parents, attendons que l’on donne un vrai statut à cette école. Elle s’appelle Pédagogie Nomade et est située à Limerlé. Nos enfants y sont heureux, épanouis, autonomes et apprennent énormément juste parce qu’ils ont retrouvé le goût d’apprendre. Un peu d’espoir en CF, super initiative, il faut le souligner.
    http://www.eudec.org/schools/pedagogie-nomade/

  6. ed dit :

    J’enseigne dans la région de Charleroi, dans une école « fourre-tout ». En fait, nous récupérons la plupart des élèves renvoyés des autres établissements scolaires spécialisés. La violence y est quotidienne, c’est un autre monde que peu de personnes peuvent comprendre sans le vivre de l’intérieur, il y a peu de solutions sauf les sanctions mais hélas peu ou pas appliquées pour diverses raisons bref…