Le Centre d’action laïque plaide pour l’impartialité religieuse dans les écoles et se prononce notamment en défaveur de l’extériorisation de signes convictionnels dans ces établissements.
Le CAL a présenté les conclusions de son groupe de travail qui était chargé de proposer une réflexion sur les pratiques à caractère religieux dans la société belge. Un document destiné à « clarifier le débat », fruit d’un long travail de réflexion (325 associations, 7 régionales, experts extérieurs…) et diffusé tous azimuts.
La conclusion de ce travail est que « l’état se doit d’être impartial ». Et le principe s’applique à l’ensemble de la « sphère publique » (écoles, hôpitaux, bureaux de vote, palais de justice…).
En ce qui concerne l’école, le Centre d’action laïque défend un « apprentissage fondé sur la raison ».
Toutes les matières doivent être dispensées « sans tabous ni censures »; les cours de gym et de natation sont obligatoires; les certificats de « complaisance » bannis, etc. Les cantines scolaires? L’alimentation doit « répondre aux exigences minimales de santé ». Terminés les repas répondant à certains prescrits religieux (halal, casher…). Le CAL plaide pour un seul menu « alternatif » (végétarien). Les congés pour motifs religieux (hors congés légaux)? Une réalité « inégalitaire ». Qui nécessite une « réforme globale ». Les activités extrascolaires (classes vertes, piscine, visite au musée…)? Elles font partie du cursus « conformément au décret-missions » et la neutralité s’impose là aussi. Les signes « d’appartenance »? Bannis. Un principe adopté fin 2009 par le CAL et qui s’applique, précise-t-il, à tout le personnel (enseignants, personnel d’entretien, concierge…). A l’exception des « visiteurs » appelés à témoigner dans un cours spécifique.
Pour Pierre Galand, président du CAL, « il y a beaucoup trop de non-dits dans la société belge actuelle. Il est urgent de rappeler quelques principes fondateurs: la lutte contre toute forme de discrimination, le refus de quelconques amalgames entre cultes et cultures, la séparation des Eglises et de l’Etat, etc. ».1
- Source: Le Soir, 20/10/2010 [↩]
Je me demande pourquoi on donne autant la parole à petit groupuscule qui ne représente qu’une infime partie de la population belge: 1 %.
Le CAL fonctionne comme les sectes: ils prétendent être les seuls à avoir la vérité.
Il veut faire fi de 2000 ans de tradition chrétienne même si dans intervention, ils s’en prennent à l’Islam…
S’il y avait un terrorisme religieux, il y a certainement un terrorisme laïc.
L’ennui naquit un jour de l’uniformité !
Liberté religieuse signifie aussi, me semble-t-il, liberté d’affirmer sa foi ou ses convictions. Bien sur, il y a ceux qui combattent toute forme d’expression religieuse – les athées militants – et qui voudraient imposer leurs idées à tous, comme le fit jadis l’église catholique romaine. Pour ce qui concerne les signes religieux, ce qui me dérange moi, c’est de donner cours en dessous d’un flambeau … Bannir les signes religieux … d’accord, mais pour tout le monde alors, y compris ceux qui font de l’athéisme … une religion !
Ben oui !
étonnant de voir des positions aussi caricaturales sur ce site. J’invite Jacques à aller voir le site du « groupuscule » et à consulter quelques sondages. Protéger l’espace public et serait intolérant ? Personne n’a jamais dit qu’il s’agissait d’attaquer l’école catholique mais bien de préserver la neutralité des services publics (et l’enseignement confessionnel n’en est pas un). Le texte du CAL est une contribution à un débat nécessaire il a le mérite d’exister.
Tiens !? J’ai parlé de l’enseignement confessionnel ?? Non ! Mais, j’ai lu dans une enquête que seul 1% de la population se revendique de ce groupuscule qui veut imposer sa pensée à tout le monde !
C’est grave quand on prétend de détenir LA VERITE !
Les chantres de la tolérance ne sont guère tolérant, je vois une fois de plus…
Evidemment, tout ce qui relève de la fête d’Halloween sera bani des écoles, aucun signe du zodiaque ne pourra plus être porté, et tout symbole de la Franc-maçonnerie sera enlevé. Ceci pour ne donner que quelques exemples …
Quelle mauvaise foi
!!! (excusez-moi mais je ne pouvais pas m’en empêcher)
La netiquette admet généralement qu’écrire en gras ou en majuscules équivaut à crier lors d’une discussion. Pourrions-nous rester courtois ? Je pense que le service de documentation du CAL se ferait un plaisir de vous fournir plusieurs sondages qui nuanceraient un propos un peu radical. Je précise mon pensée. Je document du CAL ne vise que la neutralité de l’école publique et des services publics. Rien ne s’oppose à ce que les enseignements confessionnels le restent, c’est leur droit.
Ben, nous ne hurlons pas mais c’est « enseignons.be » qui a prévu de mettre les réactions ainsi.
Il me semble en effet que certains points doivent être rappelés en urgence. Trouvez-vous normal que dans l’école communale où vont mes enfants, des surveillants parlent entre eux et aux enfants en arabe et qu’une autre se permet de dire à une petite fille marocaine que dans leur religion, il est interdit de manger avec sa main gauche! Moi pas!
Je suis, en gros, d’accord avec la position de P.Galand : l’affichage des convictions religieuses n’a pas sa place à l’école. Mais, par contre, je ne vois pas pourquoi cela devrait se limiter aux écoles de la CF. Pensez-vous vraiment que les parents qui inscrivent leurs enfants dans l’enseignement catholique le font par conviction religieuse ? Permettez-moi d’en douter ! Ils le font pour la réputation de l’école, pour son projet pédagogique, pour son ambiance, que sais-je … pas pour le cours de religion ! Faites un petit test avec les élèves de 6ème de la plupart des écoles libres : s’ils avaient le choix du cours philosophique, lequel choisiraient-ils ? Je ne pense pas que le cours de religion catholique obtiendrait la moitié des suffrages ! Dans une école (« catholique ») que je connais, la toute grande majorité des élèves est constituée de musulmans. Et bien, dans les horaires, le cours philosophique est intitulé « religion » (ne pas choquer, surtout !), le voile est admis, même en stage (on se débrouille, pour ne pas perdre d’élèves), les cours « qui pourraient fâcher » (biologie, histoire, éducation physique, cuisine, etc.) sont « adaptés » aux réalités du terrain (je vous laisse imaginer comment). Tout cela partait au départ d’une bonne intention (le fameux respect du « multiculturel »)mais à la longue, je peux vous affirmer qu’on aboutit à une école-ghetto, dans laquelle aucun Belge « de souche » ne souhaite s’inscrire ! Est-ce le but recherché ? Je pense pour ma part que l’on devrait repenser le rôle de l’école : former tous les enfants à devenir des citoyens libres de faire leurs propres choix,de raisonner de manière efficace, dans tous les domaines. L’éducation religieuse devrait rester du ressort exclusif de la famille, dans tous les réseaux.
Je suis professeur de religion catholique depuis 33 ans dans l’enseignement libre. Contrairement à ce que laisse sous entendre Jacqueline. Nous n’endoctrinons pas les élèves même s’ils nous pas choisi l’école pour mes beaux yeux.
Mais nous vivons dans une culture judéo chrétienne, il est donc normal que l’école leur inculque la culture environnante. Pour moi, le musulman (3 en 33 ans), le protestant, l’orthodoxe qui suit mes cours doit garder ses convictions. En poussant jusqu’au bout, je dirai même que ce n’est pas mon problème.
Tout n’est pas du ressort exclusif de la famille. La musique, les arts, en général, le sport, et, pourquoi pas, le français sont laissés aussi à la famille. On voit ce que cela donne.
La foi est du ressort du privé, oui mais la religion ?
A mes cours, ce ne sont pas les élèves musulmans qui posent problème. Ils sont même très intéressés de découvrir une autre religion, une autre culture et de comparer. Ceux qui posent problème sont les athées convaincus (par papa et maman) qui ne sont là que pour le sérieux de l’école. Ce sont les plus intolérants et les plus virulents.
Un cours de religion a-t-il bien sa place dans une école? Libre à chacun de croire à un Dieu ou à l’astrologie ou autres superstitions mais que l’école propage de telles idées me choque.