Les chiffres interpellants du CEB

Si l’on savait déjà que 94,9 % des élèves avaient réussi, c’est-à-dire qu’ils avaient obtenu au moins 50 % dans chaque branche, il apparaît que leurs scores ont été très élevés, écrit La Libre Belgique.

En éveil, 99,2 % des élèves ont réussi (98 % en 2009). En français, seulement 1,5 % des élèves ont obtenu moins que la moitié, contre 6 % un an plus tôt. En mathématiques, 4,6 % des enfants ont raté pour 7,9 % en 2009.

Une augmentation de 5%

L’augmentation de 5 % du nombre de lauréats peut s’expliquer par deux raisons : soit l’épreuve était plus facile, soit les enseignants ont mieux préparé leurs élèves. « Nous avons certes entendu que l’épreuve était trop facile. Mais nous allons vérifier cela en comparant scientifiquement la difficulté des épreuves », commente Martine Herphelin, directrice générale adjointe du service général du pilotage du système éducatif.

D’autres pointent le seuil de réussite, fixé à 50 %. « Est-ce qu’un gosse qui sait lire ou compter à moitié a des chances de réussir en secondaire ? «, s’interroge José Soblet, secrétaire général de la fédération de l’enseignement secondaire catholique1

  1. Source: Belga 25/10/2010 []

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  1. Marie dit :

    Dramatique … !!!
    Plus que les questions, il faut analyser la grille de pondération.

    En 1ère secondaire, nous avons certains élèves qui ne savent quasi pas lire ni calculer et ils ont eu leur CEB. Quelle valeur attribuer à ce document ?
    Malheureusement pour ces élèves, ils vont devoir, sauf si 16 ans dans l’année en 2e, suivre 3 années en ne comprenant rien ou si peu. S’ils restent calme … ouf pour les autres sinon, et je peux les comprendre, une catastrophe pour tout le monde.
    Enfin presque lol car nos politiques seront fiers d’exhiber des résultats extraordinaires.

    Merci de penser aux enfants (ceb, répartition des vacances, encadrements, locaux, matériels, …) et dire que tout le monde s’accorde pour dire qu’ils sont le plus importants pour la société, notre avenir, la chair de notre chair … eh ben !!!

    Il faut arrêter de vouloir imiter les avocats.

  2. Christine dit :

    Pour avoir corrigé les CEB autrement c’est Bien…je peux vous affirmer qu’on nous a demandés de laisser passer des énormités du style… »s’ ils trouvent le leur devant un verbe mais qu’ils l’écrivent avec un S on accepte!!! » J’en passe et des meilleures….Je vais dans des 1D et des 1 C et parfois je me pose la question de savoir qui sont les plus faibles….

    • Facon dit :

      Il semblerait que certaines épreuves, massivement échouées par les élèves, aient été retirées de la cotation finale (source non confirmée). On fait croire aux parents que leurs enfants vont bien, mais depuis plus de dix ans il y a une régression nette du niveau des élèves. C’est un nivellement par le bas. Et ils se plantent en secondaire, en pleine crise d’adolescence!!

      • michiels dit :

        Il faut savoir faire des choix moi j’ai pris la responsabilite de retirer ma fille de l’ecole trop de lacune dans le fondamental

  3. bibiche dit :

    Je suis contente qu’on le dise enfin, j’ai eu des 1ères à plusieurs reprises et j’ai toujours halluciné de leur niveau alors qu’ils avaient réussi le CEB facilement. Il est temps de faire de cet examen quelque chose de sérieux.

  4. marie dit :

    Entièrement d’accord avec vous, Marie. Après six semaines de cours, les difficultés d’élèves de 1ère sont déjà visibles. Je n’ai aucune compétence d’institutrice primaire, je ne sais pas comment apprendre à des élèves à lire. Mes collègues ne sont pas plus compétentes que moi en ce domaine. Qu’on arrête de faire croire que la remédiation est souveraine. Après 6 ans d’enseignement primaire, de remédiations, certains anonnent toujours… sans naturellement comprendre un message et le secondaire devrait faire des miracles en quelques mois sans compter qu’il y a de nouvelles choses à voir.
    Economies, que de mensonges et de manipulations en votre nom !

  5. darquenne dit :

    Et combien d’école ont respecté les consignes exactes du CEB????

  6. marie dit :

    J’entends déjà certains raccourcis du genre « quand on ne parle pas français à la maison »… Pour ma part, j’ai peu d’enfants d’expression étrangère, et ceux-là ne sont pas obligatoirement ceux qui sont en difficultés…

  7. hedwigeviolette dit :

    Comment osent-ils mentir ainsi aux parents, aux enfants? Leur faire croire qu’ils ont les bases pour réussir alors que dans la réalité c’est totalement autre chose???
    Quelle honte y a-t-il à reconnaître que sur ce coup ils se plantent????

  8. marie dit :

    Excusez-moi d’encore prendre la parole. Mais ce qui compte pour nos politiciens, c’est d ‘être réélus en faisant croire qu’ils se sont attaqués efficacement au problème. Ce qui est important maintenant, ce n’est pas d’apprendre, c’est de réussir le CEB avec 50%…

  9. Damien dit :

    Et cette année, nouveauté : la « grammaire » ne fera plus l’objet d’une attention particulière ( en clair, plus de livret « Outils au service de la langue » ) mais sera intégrée au savoir-écrire.

    Plus je vois les épreuves que mes 1D doivent passer, plus je constate qu’on baisse les exigences.

    Est-ce vraiment donner des bases aux élèves pour la suite de leur cursus ( on dit bien Certificat d’Etudes de BASE ) ? Vouloir faire du chiffre à tous prix doit-il être la bonne solution ?

  10. hedwigeviolette dit :

    Pour moi…la moitié du minimum….ça ne fait pas grand chose.

  11. marie dit :

    Et je continue à monopoliser la parole, car la malhonnêteté intellectuelle me met hors de moi. Déjà dans les années 70, mon instituteur (classe unique) s’opposait à la direction en se montrant réticent quant à l’inscription des 6e aux examens qu’on appelait alors provinciaux sous prétexte qu’ils n’étaient absolument pas révélateurs d’un « niveau » d’études comme on disait à l’époque. Certaines écoles qualifiée de « fortes » gardaient les bons élèves de 6e le mercredi après-midi, pour les préparer à ces épreuves, ce qui gonflait leurs résultats qui servaient à leur pub. Je n’ai pas eu ce diplôme à cause de l’arithmétique (on ne connaissait pas la dyscalculie à l’époque) mais mes 90 % en français ont incité mon instituteur à pousser mes parents à m’inscrire en latin-grec dans le traditionnel, où les math avaient une place moindre, et je suis sortie d’humanités sans redoubler et mieux, j’ai obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur. C’est vous dire ! Si au moins le CEB servait, comme alors, à inscrire l’élève dans une filière qui lui convient, mais non, on fait pire : il est obligé de se « taper » jusqu’à trois ans au premier degré… Ouf, je n’ai pas connu cela! Qu’on arrête de nous « bassiner » avec la remédiation qui va tout arranger (ce n’est pas vrai)et qu’on adapte un peu plus les études à chacun plutôt !
    Savez-vous qu’en Finlande, on a le tronc commun jusqu’à 16 ans, mais à cet âge, le couperet tombe en fonction des résultats obtenus… Ils sont médiocres ? Ne croyez surtout pas que les élèves pourront se préparer aux études universitaires, ils iront vers ce qui correspond à nos enseignements techniques ou professionnels. Ca, les politiciens ne vous le disent jamais. Ils font croire que tout le monde réussit. C’EST FAUX !

  12. Marie dit :

    Voila marie comprend Marie lol.
    Le pire c’est que nos politiciens ont cette même attitude avec de nombreux sujets …

  13. lilig dit :

    Ce qui m’a le plus énervé, c’est d’entendre, à la radio, des parents interpréter ces « merveilleux » résultats par le fait qu’enfin les enseignants travaillent les compétences et sont donc plus efficaces !!!!

  14. Facon dit :

    Chaque enfant doit pouvoir avancer à son rythme et être tiré vers le haut sans pour autant se voiler la face. les enseignements spéciaux n’apportent pas plus à l’enfant qu’une pédagogie différenciée dans l’ordinaire. le hic, c’est qu’il y a peu d’option une fois passé le primaire : 1ière , 2ième voire 3ième différenciée avant d’envisager une orientation professionnelle. 1ière secondaire pour ceux qui le peuvent. Et pour ceux qui ont échoué en type VIII??? 1ière différenciée? La plupart ont un niveau déplorable. seule une minorité s’en sort. Ces jeunes deviendront un jour parents et auront p-e des enfants, quel avenir leur offrons-nous? L’égalité pour tous, ça mène à cela. C’est un nivellement par le bas.

  15. Pierre Defat dit :

    Est-ce vrai qu’il n’y aura plus l’épreuve « outils au service de la langue »?

    • Damien dit :

      Je viens de redemander à ma Direction : plus de livret en tant que tel, mais la « grammaire » sera évaluée dans le savoir écrire.

      Donc, oui…

  16. baujoe dit :

    Il faut peut-être envisager la chose sous un autre angle : que coûte à la CF un élève en 1ère commune ? et que coûte un élève en 1ère différenciée ? Chercher la réponse permet d’imaginer la raison d’un CEB dévalué.

  17. marie dit :

    Pourquoi ne saisissons-nous pas nos instances syndicales pour qu’elles nous écoutent davantage ? Car j’ai cru comprendre qu’elles partageaient cette idée de tronc commun miraculeux. Je déteste le partenalisme du XIXème siècle, trop condescendant pour les couches populaires qui vivaient dans des conditions déplorables et qui donnait bonne conscience aux classes dirigeantes. Maintenant, les politiciens développent un maternalisme, au nom d’une bonne conscience tout aussi méprisable envers nos enfants. Quel manque de respect pour eux ! Pourquoi n’ont-ils pas droit à un enseignement de qualité ? Pourquoi n’écoute-t-on pas les profs qui sont sur le terrain ?

  18. Guy Davin dit :

    Arrêtez votre masturbation intellectuelle. Il n’y a pas de continuité entre la sixième primaire et les deux premières années du secondaire. Lorsqu’on lit les socles de compétences, de nombreuses matières doivent être (re)certifiées encore une fois. Je peux vous dire que le ceb dans notre canton est corrigé scrupuleusement mais, le fait de permettre la passation dans sa classe sans observateur peut conduire à la tricherie comme c’était le cas il y 25 ans dans l’interdiocésain.Arrêtez de toujours taper sur l’école fondamentale, sur les instituteurs qui ont trois, voir les six années. Je connais de nombreuses écoles secondaires qui pratiquent l’élitisme; certains parents viennent se plaindre auprès de mon épouse (celle-ci est commerçante)la direction téléphone aux parents dans une forme de harcèlement car l’élève n’a pas une moyenne de 8. Mes anciens de sixième, cette année, travaillent près de 10 heures le we; près de 3 heures par jour en première. Combien de temps vont-ils travailler à l’unif? La nuit? Je précise que cette classe avait une moyenne de 95% et 92% au ceb; la moyenne du premier bulletin est de 91% en octobre.
    Si vous n’êtes pas contents il faut changer de métier; vous avez le droit de ne pas être d’accord mais vous travaillez pour la Communauté française donc vous devez suivre les directives et faire ce qu’on vous demande le mieux que vous pouvez…

  19. Guy Davin dit :

    Avez-vous oublié le mot « fondamental »? Lire, écrire et calculer. La base, les bases.

  20. Noémie dit :

    à Guy Davin: Justement, le problème c’est que les enfants qui arrivent en première secondaire n’ont plus ces bases… un enfant qui arrive aujourd’hui en première secondaire ne sait pas calculer, ne sait pas lire et encore moins écrire dans un français minimum… Alors oui il y a un problème… travailler à la CF ne veut pas dire accepter qu’ils fassent n’importe quoi… c’est plutôt vous qui devriez changer de métier si le devenir de ces enfants vous importe aussi peu…

  21. pascal dit :

    @Guy Davin
    J’ensiegne dans une école technique où les « bons » élèves ne viennent pas souvent s’inscrire. Mais léèves de 1e ont leur CEB et ce 1er bulletin est une catastrophe pour 9 sur 21 !
    Certains ne savent pas écrire sur les lignes, l’orthographe est déplorable, ils ne comprennent pas le sens d’un paragraphe où il y a de l’implicite.
    Cinq ne maîtrisent pas la conjugaison d’avoir et être !
    Trois d’entre eux sont incapables de tracer une droite avec une latte et un crayon !
    Et je pourrais en ajouter.
    Peu m’importe de savoir s’ils ont eu leur CEB externe ou interne. Ces pauvres gamins seraient bien mieux en 1e différenciée où l’encadrement est plus adapté et les classes moins peuplées.
    Mais tout le monde s’en fout !

  22. Guy Davin dit :

    Je suis sorti il y a 25 ans; je suis allé à l’école de pédagogie et je suis toujours candidat à l’inspection. J’ai,dès le début enseigné en sixième.Le jeune enseignant qui sort maintenant ne sait pas forcément ce qui doit être vu en orthographe, en écrire, en mathématique.Même si je connais les belles théories et même si je suis un disciple de Philippe Meirieu, je pense que dans le fondamentale on ne fait plus du systématique.La conjugaison s’étudie avec un bic et un feuille tous les jours comme les tables. Je pratique l’écriture toutes les semaines dans toutes les formes possibles, je pratique les dictées de Bernard Toresse + celles d’une école d’application de Strasbourg.Lire, écrire et calculer est ma propre devise maintenant q’un enfant ne sache pas situer la préhistoire n’est pas un problème. Je suis parfaitement d’accord avec ce que je lis mais avant ce n’était pas mieux.Il fallait une moyenne de 50 sur le total maintenant c’est 50 dans chaque branche. D’accord, c’est très juste mais ce n’est pas le lieu pour se plaindre; il faut le faire savoir à notre ministre. De toute manière à l’heure actuelle si vous suivez les socles de compétences à la lettre vous êtes bien vus même si vous êtes d’une nullité pédagogique. Tout le monde n’a pas la même conscience professionnelle. En ce qui concerne l’implicite, d’un point de vue pédagogique, c’est une matière qui devrait se donner dès la première hum. En ce qui concerne l’orthographe, nous sommes nous dans notre commune les derniers à corriger toutes les feuilles; je déplore que certains ne le font plus. L’orthographe se travaille tous les jours, même en math, en résolution de problèmes. Nous vivons également une époque où l’enfant vit dans le virtuel alors pourquoi écrire, pourquoi calculer? Courage la bataille n’est pas perdue……….

  23. Guy Davin dit :

    à Noémie
    Je suis instituteur primaire pour les plus faibles et non pour les plus forts. 25% d’enseignants travaillent et d’autres se reposent en voulant de beaux horaires…Je vais avoir 50 ans et je n’ai de leçons à recevoir que de mes élèves que je considère comme mes enfants durant trois ans.Nous nous devons d’avoir du respect pour eux car sans eux nous ne sommes rien.Dans ma classe lorsqu’ils sortent ils savent tracer à la latte, tracer les polygones sur une feuille blanche; j’ai une réputation de chiant mais le résultat est là. La réussite ou non d’un enfant est le résultat de l’équipe pédagogique. Ce n’est pas en sixième que l’on apprend à écrire, lire et calculer; tracer à la latte,…

  24. baujoe dit :

    Les bases du calcul…un exemple vu aujourd’hui en 5ème professionnelle (calculatrice autorisée)
    12 : 600 = 6
    ( Je précise l’élève ne comprend pas son erreur)
    Et les bases en français …en 3ème technique de qualification
     » Lore du proche in court , je orais bezoin … »

    Que faire ???

  25. Marie dit :

    @Guy Davin
    Je vous reconnais du bon sens et j’adhère pour beaucoup à vos écrits mais j’aimerais que vous alliez lire le commentaire que je vous ai laissé concernant les études en 5 ans ;-) .
    Tout le monde ne vit pas la même situation … Il ne faut pas généraliser à partir d’un cas particulier.

  26. Marie dit :

    J’enseigne en 1ère secondaire, je constate malheureusement les mêmes lacunes que mes collègues mais je ne tape pas sur mes collègues du primaire. Ce n’est pas eux qui pondent les programme.

  27. marie dit :

    Vous savez quoi, Marie ? Je suis encore d’accord avec votre dernière intervention…

  28. val dit :

    « Lore du proche in court , je orais bezoin …  »

    Je suis rassurée, mon élève le plus faible en français (4e année) écrit mieux que ça!

    Les enseignants ont toujours tendance à jeter la pierre à l’instituteur de l’année en-dessous… Mais eux, feront-ils mieux?

  29. jacqueline D. dit :

    En 1997, j’ai eu la curiosité de consacrer 5 minutes de mes cours à faire passer le test de Lobrot. Ce test faisait partie de l’évaluation externe imposée à toutes les écoles en début de 1ère secondaire en 1996(lecture, épreuve n°3). Voici ce qu’en disait le dossier destiné aux enseignants :
    « Pour que la lecture ne soit pas considérée comme une activité trop pénible, il faut que le
    lecteur puisse atteindre « sans forcer » une vitesse de traitement « visuel » au moins équivalente à celle
    du traitement de la parole, soit 9000 mots/heure . On peut, par ailleurs, estimer qu’un lecteur qui n’atteint pas les 6000 mots/heure reste un lecteur très faible, qui ne peut considérer la lecture que comme une activité rebutante.
    Des études préalables ont établi qu’un score de 22/40 au test de Lobrot correspond à une
    vitesse d’environ 9000 mots/heure et un score de 15 à une vitesse de 6000 mots/heure. Pour ce test,il existe donc des normes clairement établies relatives au niveau de performances attendu à l’issue
    du primaire.
    Quarante phrases sont proposées à l’élève. Le dernier mot de chaque phrase est remplacé
    par une liste de cinq mots. L’élève doit souligner le mot qui convient le mieux en fonction du « cotexte ».
    Il doit souligner le plus possible de mots exacts en trois minutes. Il s’agit donc avant tout d’une EPREUVE DE VITESSE : la réussite du complètement de la phrase ne constitue qu’un moyen de vérifier si l’élève a lu « en essayant de comprendre » ! »

    Voici un exemple à compléter : « La gare se trouve au milieu de la (fille, ville, bille, boule, poule).

    Et bien, UN seul de mes élèves a atteint un score lui permettant de ne pas considérer la lecture comme une activité « rebutante ».
    Il avaient tous leur CEB depuis plusieurs années, mais ils étaient quasiment tous incapables de lire et comprendre seuls des textes simples.

    Que voulez-vous que fassent des professeurs confrontés à ce type de lacunes dans le dernier cycle du secondaire ? Rien ! Il aurait fallu avoir pris conscience du problème en début de primaire et l’avoir résolu …ce que mes collègues instituteurs sont dans l’incapacité de faire avec les moyens qui sont les leurs .
    Comment voulez-vous que ces élèves soient motivés aux cours ? Et ne parlons pas de leurs professeurs, contraints d’essayer de « voir le programme » avec des élèves qui sont en fait, dans la pratique, des quasi-illettrés ? Et je ne jette la pierre ni aux uns, ni aux autres, mais bien à un système absurde !

  30. Virgi dit :

    les épreuves du CEB ont un niveau de fin 5ème, donc imaginez la qualité des élèves qui le « réussissent » avec 50%. De plus tout le travail de l’année n’est pas pris en compte, chez nous, des élèves ayant une moyenne de 30%, mais qui ont réussi l’épreuve du ceb avec 50,1% sortent de 6ème très heureux de leur travail!(chouette! on peut s’en sortir sans fournir le moindre effort!)De plus, l’orthographe ne compte que dans peu d’épreuves (vive les compétences transversales!)
    A un autre niveau, le prof de ma fille, 5ème primaire, m’écrit un mot pour s’excuser d’avoir écrit « PLAISIRE!!!! »en me priant de bien vouloir « l’ESCUSER » car dans « l’EFFERVECENCE »de la classe, elle « A DU (sans accent) » mal comprendre le mot que ma fille voulait écrire sur son « MARQUE PAGE »(sans trait d’union!)…
    Juste un dernier mot à Guy, tout en étant d’accord avec vous qu’il faut absolument tirer les faibles vers le haut, je trouve que je dois aussi travailler pour les bons qui ont eux aussi le droit d’avancer selon leurs capacités et ne doivent pas toujours attendre les plus faibles!
    Enfin, je pense, que nous ne sommes pas sortis de l’auberge (ni en primaire ni en secondaire) et que ce ne sont pas nos politiques qui vont nous y aider!