Un peu d’argent pour les enseignants

Le budget 2011 de la Communauté française sera indolore pour l’école. Il prévoit même un petit bas de laine pour financer un accord social qui doit évoquer l’avenir des « prépensions » des enseignants.

Mais le climat social est plutôt à l’orage entre les syndicats de l’enseignement et le gouvernement de la Communauté française. C’est que les vétérans de l’école angoissent à l’idée de cette négociation sociale. Ils vivent dans l’incertitude de leurs lendemains. Du côté des syndicats, on s’inquiète du contenu de l’accord social potentiel mais aussi de la forme que va prendre la négociation.

Que va-t-on faire concrètement de ce bas de laine?

Ce bas de laine qui devrait se monter à une dizaine de millions semble un peu maigre. Entendez par là qu’il n’y a, avec cette somme, pas de quoi offrir un redressement général des salaires. La grosse pièce du débat, on le sait, sera les prépensions à 55 ans. Elles sont garanties jusque fin décembre 2011. Après cela? C’est l’accord social qui le dira. Mais on sait que la Communauté française devrait tout doucement s’accorder sur la Flandre et la Communauté germanophone, c’est-à-dire la « prépension » prévue à 58 ans. La cause de cette revue du système? Il est cher (120 millions/an) et démobilise des milliers d’agents alors que l’on manque de profs (7000 profs sont en DPPR, entendez « départs précédant la pension de retraite »).

Revenir sur l’estrade quand on l’a quitté

Une idée nouvelle: permettre au vétéran qui regrette l’école de revenir sur l’estrade. Actuellement la DPPR est irrévocable. Une fois parti, on est parti. Mais cela pourrait être revu. La justification? La pénurie, encore et toujours elle. Dans le même esprit, on pense à autoriser aux (vrais) pensionnés de l’école d’effectuer des prestations dans l’enseignement – aujourd’hui, c’est interdit. Reste à voir si ceux qui sont partis souhaitent revenir.1

  1. Source: Le Soir, 29/10/2010 []

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  1. Julien dit :

    Permettre à ces personnes de travailler mais moins tout en accompagnant les jeunes qui débutent. Là, ce serait vraiment bien.

  2. Mau! dit :

    Et créer pour eux, avec eux du matériel didactique performant….. (J’ai 59 ans, toujours présent car ma carrière n’est pas complète….) ce serait une vraie joie !! Mais de l’idée à la mise en application, ce sera trop tard, je serai déjà pensionné !! Dommage !

  3. marie dit :

    D’accord avec toi, Julien à condition d’être formées.
    Il faudrait aussi moduler l’âge du départ à la prépension en fonction de la pénibilité. Certains collègues travaillent dans des conditions vraiment très difficiles, je trouverais normal qu’eux aient des facilités pour partir plus tôt. Reconnaissons-le : nous ne vivons pas tous la même pénibilité dans nos écoles. Nous qui avons la chance d’exercer dans des établissements où nous pouvons encore enseigner, nous nous devons de soutenir ceux qui trinquent dans des d+. Aux syndicats de trouver des modulations : la solidarité ne doit pas être un vain mot.

  4. jacques dit :

    58 ans, je veux bien (j’ai 55 ans) !

  5. Bof dit :

    La seule chose intelligente à faire est de réduire le déficit de la Communauté Wallonie – Bruxelles.

  6. annak dit :

    Etre formées ? Pourquoi ? Pour aider de jeunes collègues ?
    En fin de carrière, n’est-on pas suffisamment expérimenté pour donner un coup de main, prodiguer des conseils, encourager… ?