Pour ceux qui nous suivent aussi sur notre page Facebook, nous avons récemment mis en ligne un petit reportage réalisé par les journaux Sudpresse à l’école de Buzet. Particularité de cette école située dans l’entité de Floreffe : les enfants ne reçoivent pas de bulletin et ne sont soumis à aucun contrôle. Et cela n’a rien d’illégal. Dans ce petit village, 57 enfants fréquentent l’enseignement fondamental de Buzet. Avec un certain bonheur si on prend le temps d’écouter les enfants. « Il paraît que dans d’autres écoles, on dit, voilà, débrouillez-vous avec les tables de multiplication », s’inquiète Chloé. « On n’est pas une classe habituelle », dit fièrement Marie.
Pas de devoirs ni de bulletin
C’est sûr. Les points et les classement, on ne connaît pas à Buzet. Et la Communauté française ne peut rien y redire car l’école respecte parfaitement les points du décret mission. Son objectif : permettre à chaque élève de progresser à son rythme, en pratiquant l’évaluation formative et la pédagogie différenciée. En fait, la notation n’est absolument pas obligatoire (que ce soit des chiffres ou des lettres), chaque pouvoir organisateur fait ce qu’il veut. Contrairement aux écoles de la Communauté française qui sont obligées de noter les élèves à partir de la 3e primaire (une circulaire l’impose), la commune de Floreffe a souhaité laisser toute liberté à son école. Mais peut-on apprendre sans points? La petite Lola en est convaincue:
Quand on a des points et qu’on n’en a pas beaucoup, on est triste. On pense qu’on est nul quand on a 1/10. Ici, on ne se compare pas aux autres.
Jean François, l’instituteur, ne dit pas autre chose. Selon lui, la notion de points, de notation est culturelle. Il dénonce ce culte de la performance qui démolit les gosses et en laisse chaque année sur le côté.
Mais des travaux et un chef d’œuvre
Et il est certain que le rapport notes-performances est souvent fort ancré chez les enfants, souvent encouragés par leurs parents qui tiennent à ces repères chiffrés pour « évaluer » les progrès de leur progéniture. N’entendons-nous pas parfois « puisqu’on n’a pas de points, c’est qu’on n’apprend rien »?
A Buzet, point de contrôles ou d’examens. A la place, les élèves travailleront tous ensemble sur ce qu’ils appellent le « chef d’œuvre pédagogique ». Il s’agit d’un projet rassemblant toutes les disciplines et qui sera présenté devant les autres élèves, les enseignants et les parents. On ne parlera jamais de compétition dans cette petite école mais plutôt de solidarité et de créativité.
Une école de la réussite?
En bout de course, les élèves décrochent eux aussi le fameux CEB, tout comme les enfants suivant l’enseignement « traditionnel ». Et dans le secondaire, ils devront s’adapter au système de la notation. Ce que regrette Jean-François :
Il existe un tas d’arguments pédagogiques, sociologiques contre la notation, mais rien ne change.1
Les connaissance sont acquises. Quant à nous, nous avons vu des enfants épanouis, qui n’hésitent pas à s’exprimer et à poser des questions pertinentes.
Des questions que vous pourrez retrouver sur leur blog : www.lamaisondesenfants.be
Et vous, êtes-vous pour ou contre les points? Enseignons.be vous donne la parole.
- Sudpresse – 19.11.10 [↩]
Encore des idées de bobos. Les points en 1ère et 2ème primaire…bof mais après cela permet quand même à l’élève de se situer, pour les parents idem.
Moi j’en ai marre que mon fils soit évalué avec des smiley, des feux rouges, verts…
Créativité…. trop drôle…allez demander à un patron d’être créatif quand il va évaluer votre travail. Pauvres enfants qu’on « protège » des méchants profs…dans un monde bisounours.
Etes-vous tous cotés par votre chef de service, d’atelier ou autre?
On apprécie votre travail, on vous réprimande si celui-ci est mal fait et peut-être vous félicite-t-on lorsque vous présenter un bon travail.
Apprenons à nos enfants d’apprécier leur travail ou le travail de leurs copains au lieu de comparer comme ils le font toujours à cause des parents.
Plus de 2e sessions, plus de redoublement, plus de points…
Youpie ! Vive l’école des fans et Tonton mayonnaise !
Les points, c’est vrai n’ont qu’une valeur relative.
Ma fille a fait ses primaires à l’école Clair Vivre à Evere. Pas de points pendant toute les primaires. Ce n’était pas gênant. Je ne suis ni favorable, ni hostile aux cotations chiffrées. Le gros problème c’est que trop souvent, les points entretiennent l’illusion de l’objectivité. Il faut malheureusement constater que les enseignants ne connaissent rien à la docimologie et qu’on ne leur a pas appris à « coter juste ».
D’accord avec vous !
Je suis entièrement d’accord avec vous .
Je tiens à signaler que l’école de Buzet est l’oeuvre de Charles Pépinster, ancien inspecteur cantonal…Allez suivre une formation mathématique sur le modèle de l’école et vous comprendrez. MERCI Charles de m’avoir ouvert les yeux dans ma pratique pédagogique et mon futur rôle pédagogique…Je suis instit et père; un 8/10 en grammaire ne veut rien dire; j’ai essayé le bulletin par compétences…illusion, illusion qui s’en vont dirait Rapsat..trop long à lire pour les parents…les points renforcent les forts et diminuent encore plus les faibles.
Pas faux la remarque de wachtelaer … « coter juste ».
Pour le reste, il faut voir s’ils n’ont pas mis au point un truc de feux verts ou autres lol.
Bien d’accord avec Wachtelaer (j’ai vécu la même expérience avec mes enfants). Mais les « points » (et la compétition) sont tellement ancrés dans notre culture que leur suppression entrainerait d’autres problèmes.
Quelques réflexions rapides en vrac :
• Avec le système des « points », fixer le seuil de réussite à 50% est criminel pour les compétences de base. Je me souviendrai toute ma vie de ce papa marocain qui me disait, tout content, que son fils avait réussi sa 1ère primaire, après avoir fait beaucoup d’efforts. Avec 56% … N’importe quel enseignant sait que ce gamin ne maîtrise pas les compétences de base (lire, calculer) et va se planter les années suivantes. Mais l’école ne fera rien (tests de dépistage, remédiation, logopède, etc.) …elle n’en a d’ailleurs pas les moyens. Et le papa tombera de haut et ne comprendra pas pourquoi son gamin échoue par la suite. Mais il est clair que si cela arrivait chez un gamin de milieu plus privilégié, les parents se précipiteraient chez les spécialistes (psy, logopède, que sais-je) et feraient aider le gamin (à leurs frais, le plus souvent). C’est une injustice criante et scandaleuse.
• Quiconque a joué avec des enfants sait combien la compétition les amuse et les motive : gagner, être celui qui saute le plus haut, qui court le plus vite, qui marque le plus de points, c’est très gai. Je sais bien que « l’important n’est pas de gagner, mais de participer »… mais gagner, ça fait plaisir, non ? Plus ou moins souvent, seul ou par équipes, à l’école ou en famille, seul devant son PC, mais gagner ! Et de ce point de vue, l’évaluation par « couleurs » ou « lettres » est décourageante ; l’élève ne se voit pas progresser. Passer de 4/10 à 6/10 en dictée permet de se dire qu’on pourrait arriver à 10/10. Passer une année à être évalué « orange » en dictée est démotivant (sachant que, la plupart du temps, le rouge représente une note inférieure à 5/10, orange une note entre 5 et 7/10 et vert … la fameuse norme du CEB : « 80% de formes correctes » !)
• Beaucoup d’élèves ressentent les « points » comme une forme de rétribution de leur travail. Dans les milieux culturellement favorisés, les parents ont souvent la chance d’exercer un métier qui les intéresse au-delà du salaire qu’il leur rapporte. Ils ont donc tendance à inculquer à leurs enfants qu’on peut étudier « pour le plaisir de la connaissance». Mais si on exerce un métier dont le seul intérêt est le salaire qui tombe à la fin du mois, on aura plutôt tendance à inculquer à ses enfants qu’il faut « avoir de beaux points » pour avoir un bon métier plus tard, réussir (=gagner bcp d’argent, e.a.)
Mes élèves de professionnelles n’étaient motivés à travailler que « si ça comptait pour des points » … comment le leur reprocher ? C’aurait été une attitude assez « bobo » de ma part, non ?
• Les pédagogues en chambre qui nous imposent des évaluations formatives avec des couleurs, des listes interminables de compétences à évaluer sous la forme « NA : non-acquises, VA: en voie d’acquisition, A : acquises» sont les premiers à utiliser des notations chiffrées dans les évaluations qu’ils imposent (voir le CEB, les évaluations externes, etc.)
Bref, l’important me semble être de comprendre ce que l’on fait en évaluant. Je prends un exemple tout bête : la conjugaison de verbe être. L’élève qui obtient 0/100 à Noël et 95/100 en juin maîtrise cette conjugaison, non ? Avec le système de bulletin de certaines écoles, il sera cependant « en échec » (moyenne de 47,5%). Dans ces mêmes écoles, on considérera que l’élève qui a obtenu 52/100 à Noël et 48/100 en juin a « réussi », lui (moyenne de 50%). Caricatural ? Bien sûr, mais fréquent !
Il y a du pain sur la planche…
Je suis tout à fait d’ accord avec l’instituteur . Enfin, une personne au travers d’ une équipe qui applique les principes de l’ école de la réussite. Coter un enfant avec des points ne veut rien dire, ne prouve rien et pourquoi vouloir situer son enfant par rapport aux autres ?
Chaque classe est différente de part les individus, de part leur cursus scolaire. Chaque enfant a des moments d’apprentissage différents et pourquoi vouloir les évaluer souvent trop vite et avec des points . Si on se réfère aux socles de compétences( référence commune à l’enseignement libre, communal et de la communauté française )certaines compétences doivent se construire lentement et ne doivent pas être évaluées avec des points tant qu’elles n’ont pas été construites .C’est comme si vous aviez un travail à rendre dans 6 jours et que le 3ème jour, on vous cote ! Attention, je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas évaluer et il est nécessaire de le faire pour ne pas que l’ enfant aille au casse-pipes. Si on ne le fait pas souvent, alors là: oui, on prépare l’enfant à une situation d’ échec . Il est primordial que l’ instituteur évalue l’enfant afin de lui proposer des exercices spécifiques pour que celui-ci puisse progresser dans son apprentissage .Cette évaluation se dira formative car elle va permettre à l’ instituteur de diagnostiquer afin qu’il puisse faire progresser l’enfant.Ce type d’évaluation se résume à une phrase: des chemins différents mais pour arriver au même endroits . Combien de fois , on a été coté pour certains travaux alors que l’on estimait avoir bien réussi ? Combien de fois, on n’a jamais su le pourquoi de la cotation ? Combien de fois, on ne nous a pas évalué par rapport à une moyenne de classe alors que si nous étions dans une autre classe, la moyenne aurait été différente.Et si, ce jour-là,certains élèves étaient absents….la moyenne aurait été différente.Dans ce cas,on fait parler les chiffres comme l’ on veut.Que veut dire : mon enfant a 9/10 en orthographe…Rien
Le bulletin suivant, il aura peut-être 6/10…Catastrophe, en 2 mois, il a perdu 30% de son orthographe !!!!!!!!!!!!!
La preuve que les points ne veulent rien dire !
Si on se réfère au commentaire précédent…j’ai écrit au même endroitS. je suis coté 9/10
Si j’avais fait 10 fautes : 0/10 ou
10/20 ou 20/30 ( regardez la différence de moyenne pour le même nombre de fautes )
Un autre exemple: je fais une dictée qui contient 100 mots et je fais 10 fautes, j’ai donc 0/10 ou 10/20 etc….PAS D’accord,je dois avoir 90/100 !!!!!
Comme vous voyez, on peut faire parler les chiffres et personne n’a su évaluer mais uniquement appliquer une évaluation certificative et subjective alors que l’on a des enfants si différents !
Et pourquoi pas si ça marche. Evaluer, c’est un vrai casse-tête pour les profs et honnêtement si je pouvais m’en passer sans préjudice pour les élèves, je n’hésiterais pas une seconde
Souvent,on attribue des points pour faire plaisir aux parents et cela réconforte un peu les enseignants.
Quant aux évaluations externes, si on ne se limite qu’aux points, elles ne servent à rien si ce n’est qu’aux
statistiques (moyennes des cantons scolaires ). Ces épreuves devraient servir de tremplin pour de nouvelles pistes d’apprentissage .
Je souligne également que le modèle de Buzet a été transposé dans une prestigieuse université.
L’estime de soi ne passe pas par des points.
Pour éviter les effets de la docimologie, il y a un « truc » très simple : je corrige les évaluations, question par question, donc je ne regarde jamais le nom de l’élève, sauf pour recompter les points à la fin de la correction.
Désolé de reprendre la parole. 1° je n’ai jamais dit que se méfier des évaluations chiffrées devait mener à refuser toute évaluation. 2° la docimologie est une science, pas une maladie, je vois donc mal comment on peut l’éviter. franufle confond la pertinence de l’évaluation chiffrée (v. l’exemple donné par Eric) et l’objectivité (grâce à la correction à l’aveugle). Le pire c’est évidemment quand les dérives des deux systèmes se cumulent. ma (longue ?) expérience m’a appris qu’il n’y a pas d’évaluation sans une part de subjectivité mais que le pire c’est l’illusion de l’objectivité. la difficulté c’est que – volens nolens – les enseignants sont bien obligés d’évaluer.
Je faisais remarquer à mes élèves récemment que l’important n’était pas vraiment les points mais ce qu’au final on avait pu apprendre en une semaine de cours et l’enrichissement qu’on tirait de ses apprentissages. Leur réponse a été claire : leurs parents ne se préoccupent que des points. Donc eux aussi. Cherchez l’erreur.
Plus de points ne veut pas dire plus d’évaluation… Je lis cet article en rédigeant mes bilans de fin de période dans une école citée ci-dessus qui n’utilise plus les points depuis 1964 ! Un bilan, c’est quoi ? Un texte concernant l’évolution de chaque enfant de la classe dans ses apprentissages, non par rapport aux autres mais bien par rapport à lui-même ! En moyenne deux pages de texte à écrire décrivant les 3 derniers mois passés en classe pour chaque enfant ! C’est pas vraiment l’école des Fans … qui donnait bien une note chiffrée ! Charles Pepinster est un « maître »… qu’il est bien intéressant d’entendre parler d’enseignement !
Cela devait être un plaisir d’être inspecté par lui. En lisant, les Décrets, etc… où est-il écrit que nous devons faire des bilans. Nos actions pédagogiques sont toujours faites pour avoir les parents de notre côté, pour l’image de l’école, c’est de la pub gratuite… »C’est un bon instituteur, il donne beaucoup de devoirs, on apprend bien dans l’école car ils ont beaucoup de feuilles… » L’enseignement est à ce stade. Parfaitement d’accord pour dire que les points sont attribués pour les parents; les enfants n’ont pas besoin de points tout simplement parce qu’ils savent eux-mêmes leurs forces. Si Charles Pépinster était un »con »il ne serait pas amené à former des universitaires; son modèle ne serait pas adapté dans certaines universités. Buzet rencontre le Décret dans tous les points; ce qui n’est pas le cas, je pense de nombreuses écoles; c’est une question de mentalité…
La compétition entre enfants… Un gosse n’a-t-il pas assez de choses à gérer sans en rajouter?
Lorsque j’étais en fin de primaire, on était noté en % et sur notre bulletin, on indiquait « quantième » on était. J’ai été 2e de classe tout l’année avec 89%… Compétition pour être première? Le premier avait 97%… Encore bien que ce n’était pas la compétition qui me motivait. De plus, dans le spectacle de fin d’années, les meilleurs rôles étaient donnés aux 1er, 2ème et 3ème de classe. Les autres ont agités de faux violons pendant toute la chanson.
L’année d’après, j’ai changé d’école. J’ai terminé mon année dans les dernières de classe. Ai-je subitement arrêté de comprendre? Je travaillais toujours mais c’était une école plus dure. Alors les points pour aider l’enfant à se situer… Mais se situer par rapport à quoi? En plus d’avoir l’impression d’être bête parce que j’avais de mauvais points, j’étais punie à cause du mauvais bulletin.
Je vous prie d’excuser les fautes d’ortho du msg précédent, difficile à relire avant d’être posté et impossible de l’éditer vraisemblablement…
Et bien je suis sidérée par certains commentaires…Mes enfants sont à Buzet, je suis enseignante moi-même dans une école « traditionnelle » et je connais énormément de jeunes sortis de cette « école utopiste ». Et rien, je n’ai rien à reprocher à celle-ci. Mes enfants sont super épanouis, avides de savoirs, toujours en recherche…Et les anciens élèves s’en sortent haut-la-main en secondaire, dans le supérieur ou dans leur boulot ! Je pense qu’il serait effectivement très intéressant de suivre une formation donnée par monsieur Pepinster, ET de venir passer quelques jours dans cette école en fin d’année (lorsque les 6èmes doivent passer leur chef d’oeuvre, travail hyper long et difficile, mais ô combien passionnant pour eux)…La porte est ouverte !
Encore une fois, il n’existe malheureusement pas de recettes miracles.
Un enseignant mettait 80% à tous ses élèves à chaque période. Devinez ce qui s’est passé ? (l’histoire se répète)
Quand on ne sait pas, on ne dit rien.Je suis heureux de lire de commentaire d’Anne-Cécile. Charles Pépinster ne prêche pas pour sa paroisse mais lors de mes formations avec lui, je me suis rendu à l’évidence. Par sa méthode et le développement pédagogique, il m’a fait écrire un texte en espagnol, moi qui ne connaissait pas la langue et la grammaire; j’ai testé et approuvé la technique de la méthode à spirale dans les apprentissages; ce n’est pas une utopie mais le choix d’un livre est politique, la manière de donner cours, c’est politique, la façon de faire apprendre, c’est aussi un choix politique et ce n’est pas mon inspectrice qui dira le contraire. Voulons-nous des êtres épanouis ou voulons-nous remplir Lierneux dans quelques années? Lierneux pour ceux qui ne le savent pas est un centre psychiatrique.La nature se charge déjà de nous rappeler à l’ordre, le reste suivra; certains changeront la mentalité, les autres deviendront « fous »…Si un enfant travaille déjà en sixième 2h par jour (avec moyenne de 90%)ce sera quoi…la nuit à l’unif. Revoyez le mot « fondamental »
Nous sommes nous aussi assez sidérées de lire certains de ces commentaires!!
J’ai découvert la Maison des Enfants peu de temps après la fin de mes études d’institutrice. J’étais donc encore « formatée » par le système traditionnel. J’ai eu l’occasion d’y faire un intérim et c’est avec plaisir que j’ai découvert cette nouvelle pratique pédagogique. Les enfants sont heureux de venir, heureux d’apprendre, curieux, chercheurs, … Que du bonheur! (Julie)
L’équipe pédagogique n’est pas fermée et ne pense pas détenir tous les savoirs mais reste constamment en recherche de nouvelles pratiques pédagogiques. Chaque jour est une remise en questions.
A méditer…
-L’objectif premier d’un enseignant est-il de faire apprendre et évoluer les enfants ou plutôt de les coter? (Virginie)
-Ne pensez-vous pas que quelqu’un est d’accord de juger et de coter tant que son propre enfant n’est pas touché ou blessé par ce système?
La méthode en spirale n’est pas nouvelle (cfr années 1980)
Je confirme que la suppression des points c’est génial. Les points apportent du stress inutile, de la démotivation (des fois de la motivation), de la comparaison, …
Nous devrions aussi supprimer l’argent. A creuser … ! Il apporte les mêmes effets. Je ne pense pas que ces idées soient neuves lol. L’homme est ainsi fait !
Tant mieux si vous êtes content(e)s de vos écoles à projets…mais TOUS les enfants ne s’y épanouissent pas et ne s’en sortent pas. Il faut tenter de trouver l’école la plus adaptée à son enfant et ce n’était pas ce genre-là pour les miens (ils ont testé…mon aînée a appris…grâce aux cours particuliers et mon cadet…y a perdu une année qu’il a recommencée à notre demande ailleurs).
Alors, non les points en sont pas objectifs..ni les feux rouges ni les smileys… Mais appliquer autre chose dans mon école bruxelloise près du canal…je ne vois pas ce qui pourrait fonctionner… la course entre élèves pour la meilleure note???? Je suis ravie que ça revienne car pendant des années c’était la course à la pire.
Si déjà les profs regardaient l’évolution d’un enfant et les points comme une indication, si aussi on tenait compte des difficultés reconnues comme la dyslexie, la dyscalculie…. mais rien du tout…les pauvres ont leur demande de faire des dictées malgré leur handicap (en Flandre on ne corrige pas l’orthographe des enfants avérés dyslexique…)
Alors oui les points sont un mal mais c’est le moindre que je connaisse. Et puis plus de seconde session…. 10mois de repos, 2 mois de boulot et bingo…je cite ce que me disent la majorité de mes élèves.
En première secondaire, j’ai décidé de moins coter les élèves, justement afin qu’ils apprennent à travailler dans le but d’ apprendre et non pour des points. Mais les parents ont beaucoup de mal à s’y retrouver. Ils ont tellement besoin d’avoir des notes chiffrées qu’ils vont même souhaiter la note moyenne de la classe, ce qui est une aberration : chaque classe étant différente. Je me demande s’il existe un système vraiment et entièrement satisfaisant.