L’école, un lieu de souffrances

Ce samedi, c’était la fête des enfants à Bruxelles. A cette occasion, Bernard De Vos, délégué général aux Droits de l’enfant, a présenté les grandes lignes du rapport annuel de son institution. Et un constat en ressort, le nombre de saisines liées à l’enseignement est en hausse.

En effet, pour l’exercice 2009-2010, sur les 888 dossiers qui ont été ouverts: 637 plaintes et 251 demandes d’information. Mais ce que constate surtout la Délégation générale aux droits de l’enfant, c’est une explosion des questions relatives à l’enseignement : 142, contre 34 en 2008, soit quatre fois plus de cas et 16 % du total des dossiers. On parle ici exclusions, de discriminations ou violences

Lieu privilégié de la formation et de l’apprentissage de la vie, l’école est de plus en plus souvent le théâtre de souffrances et d’inégalités, la plupart du temps (mais pas toujours) liées à des situations de précarité. Le rapport épingle à plus d’une reprise le fonctionnement déficient de notre système scolaire et le manque d’investissement dont il pâtit cruellement en Communauté française.

La nouvelle procédure d’inscription pointée du doigt

La nouvelle procédure d’inscriptions dans l’enseignement secondaire est pointée du doigt par la délégation générale aux droits de l’enfant. Mais en relativisant tout de même: « Nous continuons à penser qu’il y a aujourd’hui plus d’élèves “bien inscrits“ que naguère », souligne le rapport. Reste que le malaise est grand et s’exprime plus facilement qu’auparavant parmi les familles qui n’ont pas eu accès aux écoles de leur choix. Et que, plus fondamentalement, « une procédure plus juste et plus équitable lors de l’inscription dans le secondaire ne suffira pas à anéantir les inégalités scolaires dont ont à souffrir de nombreux enfants des classes populaires ».

Mais d’autres difficultés sont mises en avant par les saisines liées à l’enseignement. On note par exemple les difficultés d’inscriptions dans le fondamental, principalement à Bruxelles, ou l’échec scolaire et le redoublement qui alimente le processus d’exclusion dans le chef de nombreux élèves en difficulté.

« Nous demandons une école inclusive, respectueuse des particularités et des capacités de chaque enfant, qui mette en place des pratiques participatives et solidaires, qui bannisse l’échec scolaire et offre un tronc commun prolongé jusqu’à 16 ans au moins », martèle Bernard De Vos.

L’enseignement spécialisé, le transport scolaire et l’hygiène

Dans les milieux défavorisés, constate encore le rapport, l’échec débouche trop souvent sur la relégation de l’enfant dans l’enseignement spécialisé où les chiffres de fréquentation sont en très forte progression depuis dix ans. Avec des résultats catastrophiques : dans l’enseignement de type 8 (spécialisé mais avec l’ambition de réintégrer l’enfant dans l’enseignement secondaire), seuls 8 % des enfants obtiennent leur certificat de fin d’études primaires.

Le transport scolaire dans l’enseignement spécialisé, en Région wallonne est également pointé. Dans certaines sous-régions, les parcours quotidiens peuvent atteindre plusieurs heures ou l’organisation est à ce point déficiente que les enfants subissent systématiquement des temps d’attente ou des retards qui perturbent leur journée de formation.

Pour terminer, l’hygiène dans les écoles est aussi mise en cause: Le délégué général aux Droits de l’enfant a été plusieurs fois interpellé par l’état catastrophique des toilettes dans les écoles, lieu de souffrance autant que d’aisance.1

  1. Source: Le Soir, 22/11/2010 []

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  1. JacquesDB dit :

    Intéressant: ne fermons pas les yeux sur ces réalités !

  2. morganefol dit :

    (sans obligation de publication) vous pourriez quand même faire attention à l’orthographe ! Deux fois dans le texte un « ou » qui devrait être un « où », ou alors la ponctuation et le sens de la phrase ne sont pas clairs.

  3. Claire dit :

    @ morganefol

    J’ai lu et je ne vois aucune faute d’orthographe… encore moins au niveau des « ou »… c’est vous qui comprenez mal le sens des phrases… avant de critiquer le travail des autres, posez-vous des questions…

  4. lol dit :

    Où ?

  5. morganefol dit :

    « On note par exemple les difficultés d’inscriptions dans le fondamental, principalement à Bruxelles, OU l’échec scolaire et le redoublement qui alimente le processus d’exclusion dans le chef de nombreux élèves en difficulté. »
    Deuxième partie du texte, deuxième paragraphe. Là, ça devrait être un « où » et non pas un « ou », sinon ça n’a pas beaucoup de sens.

    Troisième partie du texte, deuxième paragraphe : « Dans certaines sous-régions, les parcours quotidiens peuvent atteindre plusieurs heures OU l’organisation est à ce point déficiente que les enfants subissent systématiquement des temps d’attente ou des retards qui perturbent leur journée de formation. »
    Là, la phrase n’est pas très claire (je trouve). Ca ne peut pas être un « ou » dans le sens de « ou bien », mais en même temps c’est pas terrible non plus avec « où ». A mon avis un « et » aurait été plus clair.

    Et je cite finalement Claire « avant de critiquer le travail des autres, posez-vous des questions… »

    A bon entendeur…

  6. Ubu dit :

    @ morganefol
    La première « faute » que vous pointez me semble largement contestable. Quant au second « ou » que vous relevez, il ne s’agit pas d’un problème orthographique mais d’un réel souci stylistique : un « et serait davantage adapté.

    Par contre, puisque je rappelle à mes élèves que l’orthographe est une marque de savoir-vivre, il me semble opportun de garder un minimum de politesse dans les remarques que nous adressons aux rédacteurs du site. Il m’arrive également de les critiquer mais je n’aurais sûrement pas le courage d’investir autant de temps bénévolement dans cette revue de presse, entre autres.

    Enfin, je suis persuadé qu’ils retiendront avec l’attention qu’elle mérite votre candidature au poste de correctrice officielle. N’oubliez pas de leur laisser vos coordonnées.

    Comme je n’ai pas envie de me relire, je vous laisse quelques accents et lettres que vous replacerez à votre guise.

    A bon lecteur…

  7. Jacques dit :

    Ben tiens ! C’est vrai que l’école est lieu de souffrance: voyez la difficulté pour des enseignants, hautement diplômés, de savoir si on écrit « ou » ou « où » (ça fait un peut hibou) !
    Et pendant que vous discuter de l’orthographe, les problèmes ne sont pas résolus dans les écoles…

  8. jacqueline D. dit :

    Toutes ces discussions prouvent cependant une chose : c’est que le sens de la phrase change selon que l’on a utilisé « où » ou « ou ».
    Dans un texte simple, cela ne pose pas de problème, mais dans un texte plus complexe, ces indicateurs servent vraiment à la compréhension.
    A mon avis, il faudrait simplifier l’orthographe d’usage, mais bien réfléchir avant de simplifier ce qui relève de la grammaire ou de la syntaxe.
    Et il est tout à fait ridicule de s’injurier à propos d’orthographe. Si vous avez la chance d’avoir une bonne orthographe, c’est sans doute dû à de nombreux facteurs (culture, mémoire, âge, études, travail, intérêt pour la chose, etc.) Moi, par ex. je n’ai jamais eu de problèmes avec l’orthographe, mais j’ai toujours été nulle en solfège. J’aurais été reléguée dans le professionnel si le solfège avait été au programme des humanités !