L’élève qui avait frappé une enseignante de l’Athénée Serge Creuz à Molenbeek le 9 novembre dernier a été placé sous surveillance des services de protection judiciaire par le juge de la jeunesse qui l’avait placé, en première instance, deux semaines en IPPJ.
Le jeune de 17 ans, inconnu de la justice, avait porté trois coups de poing et un coup de pied au visage d’une enseignante, après que cette dernière lui avait fait une remarque. La victime avait perdu 4 dents et avait eu la lèvre déchirée.
« L’élève a pu rentrer chez lui mercredi dernier mais il sera suivi et sa libération a été faite sous conditions », précise encore la substitut du procureur du Roi de Bruxelles.
L’élève sera probablement exclu
L’Athénée Serge Creuz a écarté l’élève de son établissement et a annoncé le début d’une procédure visant son exclusion.1
- Belga – 29.11.10 [↩]
« inconnu de la justice » ? Allons, restons sérieux, il l’est à présent ! Je gage que son dossier scolaire le suivra quelque temps… Mais que va-t-on décider ? Qui ? l’école ? la justice ? les parents ? Deux semaines en IPPJ, est-ce suffisant ? Dans l’immédiat, dans l’urgence certes. Mais des travaux d’intérêts généraux eussent été sans doute plus « profitables ». On va sans doute se préoccuper davantage de ce « jeune » qui a son avenir devant lui, mais quid de notre collègue ? Pas un mot. Bilan : quatre dents en moins, des lèvres recousues, des séquelles psychologiques qui n’enlèvent rien à son courage d’avoir fait face à la lâcheté, et un métier à reprendre… jusqu’à quand ?
Je me souviendrai toujours des éducatrices qui recevaient des trucs à la figure à l’école où j’étais (gaufres quand elles tenaient l’étude, ballons de basket lancés de l’autre côté de la cour, boulettes de papier mâché, …). C’était soi-disant « la classe ».
Notre société, et en particulier la justice, ne se préoccupe toujours pas des victimes.
Je rappelle qu’avec une décision de justice, c’est la victime qui doit la faire appliquer !!!
100% d’accord