Thierry Castagne, directeur général d’Agoria Wallonie, fédération des entreprises de l’industrie technologique, a souhaité réagir après la publication du rapport Pisa 2009 : « Si l’on peut porter un regard positif sur les derniers résultats PISA pour les compétences en lecture de nos jeunes, Agoria Wallonie s’inquiète des niveaux observés en mathématiques ». Les résultats en Communauté française sont en baisse pour les mathématiques et pour les sciences, en dessous de la moyenne de l’OCDE, a relevé la fédération.
Agoria a rappelé qu’elle lutte depuis plusieurs années contre les pénuries d’ingénieurs et d’informaticiens. Avec quelque succès, selon elle, puisque les inscriptions en 1ère bac dans les études d’ingénieurs civils et industriels ont progressé de 23 % ces 4 dernières années.
L’innovation et le progrès technologique sont la clé du développement de nos régions, estime Agoria qui demande que les sciences et les mathématiques soient considérées comme des disciplines prioritaires.
Un plan d’urgence sera établi
La fédération rencontrera les autorités responsables des études d’ingénieurs civils et industriels ainsi que les principaux acteurs de l’enseignement secondaire afin d’établir un plan d’urgence, a-t-elle conclu.1
- Belga – 9.12.10 [↩]
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Un des nombreux problèmes de l’enseignement des mathématiques en secondaire est que le prof chargé de donner ce cours n’a souvent pas la formation voulue…
« On » masque la pénurie en permettant à à peu près n’importe qui de donner un cours de math… Un licencié en géographie, sciences économiques, biologie ou chimie donne les cours de math. Ils enseignent une technique de calcul sans avoir le recul suffisant…
Mais comment attirer des universitaires spécialisés en math (qui sont rares) dans une filière si peu valorisée… mission impossible pour moi.
Mais la profession est tellement attirante pour certains (vacances, 20 h de cours par semaine, etc.) Comment expliquent-t-ils le peu de candidatures ?
bien parlé !
Dans mon école, ce sont bien des professeurs – régents ou licenciés – qui enseignent les math. Néanmoins, les résultats sont médiocres, pourtant je vous assure qu’ils se décarcassent pour essayer de mener tous leurs élèves vers la réussite.
Une remarque ? Pourquoi obliger tous les élèves du second degré à suivre cinq heures de math par semaine ? Ils sont nombreux à détester ce cours et ils freinent ceux qui voudraient avancer plus vite, provoquant même un dégoût des bons pour un cours où ceux-ci s’ennuient puisque « ça n’avance pas ». Pourquoi ne pas laisser un choix entre deux niveaux : math 2 ou 3 heures/semaine et un autre 5 ou 6 heures/semaine, par exemple ? L’inspecteur qui est venu voir mes collègues partageait une opinion similaire.
Le problème (lol) des maths, c’est qu’elles demandent un travail régulier et il n’est pas possible de suivre un cours de 4e si le cours de 1e, 2e et 3e n’est pas parfaitement acquis.
Pour d’autres cours, si on maîtrise la lecture, il y a toujours moyen de se débrouiller et encore plus avec les nouvelles grilles de correction.
Exemple : il est possible d’étudier l’époque de croisades sans connaître la guerre des Gaules; même si c’est dommage pour la culture générale et les liens qui peuvent être établis.
J’oubliais 2 + 3 = 5
!
Ils sont malins ces représentants d’une partie des entrepreneurs industriels belges… Après avoir réformé (à la carte) une bonne partie du programme de l’enseignement secondaire qualifiant via l’ancienne « CCPQ », maintenant ils veulent que l’on « produise » des lauréats forts en math (et les autres matières ils s’en moquent)… Ça s’appelle de l’enseignement à la carte, alors qu’il me semble déjà difficile d’améliorer les résultats de nos élèves dans le cadre du décret missions dans sa globalité. Si demain les barreaux de Bruxelles déposaient des recommandations à cause d’une éventuelle lacune constatée chez les jeunes avocats, on devrait aussi réformer l’enseignement? Pour finir on s’y retrouverait plus… Chacun son métier : l’enseignement au monde éducatif et le monde des affaires à ses représentants…
Bien dit !
Je ne pense pas qu’il faille s’en faire. Vous êtes tellement alarmistes !
La baisse de niveau et les difficultés de recrutement dans certains secteurs sont plutôt liés à une démotivation sociale croissante pour l’étude des sciences.
Pourquoi ?
On assiste à la désindustrialisation de nos pays. Les industriels vont jusqu’à délocaliser les secteurs de recherche.
Les familles se rendent compte que les métiers scientifiques assurent de moins en moins l’accès au travail et que ceux ci sont de moins en moins rémunérés.
Les difficultés des élèves et des professeurs sont liées à la démotivation collective que cela engendre.
Parallèlement il faut remarquer que l’enseignement des mathématiques ne semble pas être en crise dans les pays émergentes qui reçoivent les industries délocalisés.
Il y a une autre raison que semble avoir un certain poids (bien que moindre) :
Les nouvelles technologies modifient le comportement des élèves.
L’enseignement n’a pas pris la mesure de ces modifications et peine à trouver les solutions. Ceci serait un problème léger si la démotivation ne minait la population.
Je pense qu’il est urgent de rien faire.
On forme beaucoup plus d’ingénieurs et techniciens de ce que nos industriels vont employer dans quelques années.
Il faut simplement remarquer que ce sont nos « élites » qui transfèrent nos industries dans d’autres pays et nous convertissent peu à peu dans un sorte de nouveau tiers monde.
Voilà !! Leur objectif est clair. Cela prendra quelques décennies mais je ne doute pas qu’ils réussiront. Amen !
Cela explique aussi le développement de l’extrême droite. Eux et l’extrême gauche sont les seuls à prôner le protectionnisme dont les classes moyennes rêvent de plus en plus. Nos élites savent que seul l’extrême droite leur permettra de garder la main. Donc tout est fait pour les promouvoir.
Vive la mondialisation !!!