Nous vous en parlions ce matin, la journée promettait d’être palpitante pour ceux et celles qui avaient finalement décidé – parfois contraints et forcés – de rejoindre l’école, que ce soit pour assurer les cours, y dispenser un examen ou simplement y déposer son enfant. Après le coup de gueule matinal de quelques profs, une équipe de la RTBF a souhaité vérifier par elle-même comment s’organisaient les établissements les plus touchés par la neige. Direction la province du Luxembourg, à Marche-en-Famenne précisément.
A l’Athénée, un seul courageux parviendra à franchir les portes de l’école… un peu après huit heures. Mais voilà, les examens sont reportés à jeudi prochain… Les élèves, un peu surpris, prennent la chose avec philosophie… même si certains regrettent que l’information ne soit communiquée que ce matin. « Après 5 minutes, on nous dit qu’il n’y a pas examen », s’amuse cette jeune fille. Ce à quoi le journaliste répond : « On n’aurait pas pu vous le dire plus tôt? » « Ah non, apparemment ils ne le savaient pas hier », ironise-t-elle.
Dans la salle des professeurs, c’est un peu le désarroi.
Mme Dumont (photo) : J’ai vu un seul élève sur seize.
Le journaliste : Un courageux, celui-là il réussira d’office.
Mme Dumont : Non ! (rires)
Le journaliste : Ah, c’est pas le meilleur?
Mme Dumont : Non mais j’espère qu’il ne va pas regarder la télé.
Dans l’école voisine, on attendra deux heures avant de décider le maintien ou le report des examens du jour. Les étblissements comptent leurs élèves… qui arrivent au compte-gouttes. Il faudra attendre. Et ceux qui espèrent obtenir quelques jours supplémentaires pour étudier sont majoritaires… Tout le monde sait que, de toute manière, personne n’y échappera.
La neige peut-elle être une raison d’absence au travail ?
La neige et les mauvaises conditions de circulation sont-elles des raisons valables pour ne pas se rendre au travail? La majorité des directeurs se montreront toutefois un peu plus laxistes cette semaine. Un retard, s’il est annoncé par l’agent, ne sera pas pénalisé.
Mais l’enseignant peut-il rester à la maison s’il craint de sortir affronter la neige sur la route? Non. La loi est claire. Pour garder sa rémunération, il faut pouvoir prouver que l’on a rencontré des embarras sur le chemin du travail et que ces embarras étaient imprévus. Thierry Viérin, avocat spécialisé en droit du travail :
Si vous avez des chutes de neige le lundi matin, à 7h du matin, on ne peut pas, à ce moment-là, demander au travailleur d’avoir prévu les évènements. Il pourra arriver en retard et maintenir le droit à sa rémunération.
Mais si la neige est annoncée la veille, le travailleur doit prendre ses dispositions. Sinon, l’absence ne sera pas considérée comme justifiée. Cela dit, il y a une marge d’appréciation.
On ne peut pas demander au travailleur de faire l’impossible, de prendre un taxi pour faire 50 km… et le travailleur qui a trois ou quatre enfants à la maison, on ne va pas lui demander d’aller loger la veille chez un collègue… Ce sera donc une question d’appréciation en fonction de chacun.
Une bonne discussion avec son préfet ou sa directrice peut cependant arranger beaucoup de choses. Notons que le travailleur est censé apporter les preuves de son retard, que ce soit un mot du chauffeur de bus ou une liste des retards de trains. Un travailleur avertit… 1
- JT RTBF – 20.12.10 [↩]
Contrairement aux commentaires de l’article précédent, je trouve notre ministre peu responsable.
Elle décide ce qu’elle veut (ouvert ou fermé) mais ne vient pas faire des déclarations floues sur la 1ère le lundi à 8h05.
Pour les difficultés, c’est vrai que toutes les régions n’étaient pas à la même enseigne (arbre sur les voies des trains, bus à l’arrêt, …).
Par contre dimanche soir, les dés étaient jetés, on pouvait se faire une idée précise de la situation et encore plus Madame la Ministre.
Pour communiquer, je peux affirmer qu’une info donnée le dimanche (pour un responsable qui se tâte : le lundi à partir de 6h)sur les radios et télé seraient parvenues à tout le monde très rapidement.
…
Alors laisser le soin de décider aux directeurs d’écoles, alors là, chapeau bas ! L’art de se laver les mains (déjà vu quelque part). C’est comme ça qu’on arrive à des situations de dingue. Des élèves se sont rendus à pied, en se levant à 5h, à l’école pour trouver une affiche « examens reportés ». L’école 200m plus loin fonctionnait normalement (micro climat sans doute lol). Un directeur (surtout s’ils sont nombreux) n’a pas accès aux médias aussi facilement que notre ministre. Donc, logiquement il devait rester ouvert … et pas besoin des discours ministériels pour comprendre les difficultés de certains élèves.
Enfin peut-on espérer mieux de la part de nos politiciens ?
Exemple (parmi d’autres) :
Que fait-on avec un élèves difficile ? Nous attendons qu’il installe un climat malsain dans une classe puis qu’il blesse un autre élève (si possible à 2 ou plusieurs reprises) puis nous l’envoyons dans l’école voisine où l’histoire se répète…
Tiens, dans la même région de la Famenne, une autre école (libre) : tous les profs présents et deux élèves malades.
On montre ce qu’on veut bien !
J’ai regardé le JT de 13 h 00 où l’on voyait clairement les deux écoles de Marche: l’une vide et l’autre avec des élèves.
Le JT de 19 h 00 a fait un bouillon des deux: on aurait juré que c’était les jeunes de la première école qui étaient interrogés mais non c’était des jeunes de l’autre: manipulation !