Les libéraux se sont réjouis de la décision de la Cour constitutionnelle d’annuler l’article du décret Inscriptions qui prend en ligne de compte la distance entre école primaire et secondaire dans le calcul de l’indice composite. Le MR a tenu à rappeler que, lors des travaux au Parlement, il avait alors fait remarquer que, dans de nombreux endroits en Communauté française, il n’existe pas toujours une école primaire à moins de 4 km d’une école secondaire. Françoise Bertieaux, chef de groupe MR au Parlement de la Communauté française :
Cet article était source d’injustice et mettait en cause une décision prise par les parents en choisissant une école primaire pour leur(s) enfant(s), sans alors savoir que cette inscription aurait des conséquences lourdes pour l’enfant six ans plus tard lors de leur passage en secondaire.
Mais s’il faut revoir le décret-inscription, autant tenir compte de toutes les difficultés pratiques engendrées par son application. Le MR pointe en particulier l’imprécision du logiciel de calcul des distances, la pondération retenue pour l’immersion…
La ministre n’est pas sur la même longueur d’onde
On sait cependant que la ministre n’a pas l’intention de toucher au logiciel de calcul des distances ni de remplacer le calcul de la distance domicile-école à « vol d’oiseau » par un calcul de la longueur du trajet en transports en commun et ce même si les élèves ne se déplacent pas à « vol d’oiseau ».
Afin de résoudre le problème du critère de distance école primaire-école secondaire, on pourrait éviter de recourir à une distance absolue d’un rayon autour de l’école primaire. Dans le décret, cette distance est fixée à 4 km, ce qui pose problème dans les communes rurales où aucune école secondaire n’est aussi proche des écoles fondamentales.1
- L’Echo – 15.01.11 [↩]
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