Les syndicats du personnel de l’Institut technique de la Communauté française d’Erquelinnes (Hainaut) annoncent qu’ils mèneront vendredi une action de grève toute la journée pour protester contre la mauvaise gestion de la directrice faisant fonction de l’établissement, dont ils demandent l’éviction.
Au cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet, on indique que des mesures seront prises dès réception du rapport d’inspection qui a été demandé.
La CGSP, la CSC et le SLFP affirment dans un communiqué commun qu’à la suite du changement de direction intervenu au 1er septembre 2010, les dysfonctionnements rencontrés ainsi que la mauvaise gestion de l’établissement posent de nombreux problèmes et nuisent gravement à la scolarité des élèves et au travail du corps professoral. Les syndicats disent aussi avoir déjà dû organiser différents arrêts de travail, espérant être entendus par la ministre et la direction générale de l’enseignement et signalent que les élèves, eux-mêmes, se sont mis en grève pour dénoncer la situation.
Une mission d’inspection est en cours
Une délégation d’enseignants, d’élèves et de parents se rendra au cabinet de la ministre le vendredi 21 janvier en fin de matinée pour exposer leurs doléances et leurs revendications.
Au cabinet de Mme Simonet, on précise qu’après avoir été informés des difficultés survenues dans l’établissement, une mission d’inspection a été confiée la semaine dernière au préfet coordinateur de zone. Dès que ses conclusions seront connues, les mesures seront prises, ajoute-t-on.1
- Belga – 18.01.11 [↩]
Les écoles sont des républiques bananières où les chefs sont nommés uniquement en fonction de leur couleur politique, n’ont aucun compte à rendre à leur personnel et sont quasi inamovibles.
Pourquoi le corps professoral ne pourrait-il pas élire un chef d’établissement qui serait à son poste pour un mandat limité dans le temps ?
Cela me fait toujours rire de devoir prôner les valeurs de la démocratie dans mes cours alors que l’école est un modèle dictatorial.
Si l’école était une démocratie, cela se saurait, non ? Je suis entièrement d’accord avec Franufle ! L’enseignement est le lieu où l’on fait croire que les parents, les élèves, les professeurs ont un peu de pouvoir dans les différents conseils de participation et autres. On peut éventuellement changer la peinture des classes, décider de manger des pommes à 10 h 00 etc… C’est tout !
Ce modèle de fonctionnement (l’élection des chefs) a été utilisé pendant la Commune de Paris. En terme d’efficacité, on ne peut pas dire que cela ait été une réussite. Pas plus d’ailleurs que le slogan ‘tout le pouvoir aux soviets’ n’a été un modèle de gestion performant. Vous connaissez beaucoup d’entreprises ou d’administrations dont les chefs sont élus ? L’enseignement est-il un univers à part, coupé de la réalité sociale? Dans ce cas, comme dans de nombreux autres, il y a des règles précises qui balisent les procédures. Mais les interventions de la presse sont rarement pertinentes et utiles.
Sauf que les chefs des grosses entreprises doivent rendre des comptes aux actionnaires et peuvent être remerciés quand les résultats ne suivent plus.
La démocratie directe a plutôt bien fonctionné à Athènes au 5e siècle avant J-C.
Le problème émane du fait que le pouvoir est confisqué par une élite qui ne se renouvelle pas mais qui pérennise son emprise sur la société. Regardez les fils de… en politique (Wathelet, Daerden, Michel, …). Est-ce le signe d’une démocratie qui fonctionne ?
Franufle : Vrai ce que vous dites.
Ajoutons tout de même que les chefs d’établissement sont évalués chaque année dans le Libre, et dans la Communauté flamande et souvent dans les écoles communales et des Villes.
Tiens, ne sont-ce pas les écoles qui ont de meilleurs résultats aux Pisa et autres?