Ce jeudi, les négociations sectorielles reprendront enfin. Entamées le 24 novembre dernier, elles n’ont jusqu’ici abouti à aucune avancée concrète. Les syndicats enseignants et les ministres Simonet et Marcourt se sont vus une demi-douzaine de fois. Pour constater que chacun campait résolument sur ses positions. Pourtant, il va falloir penser à conclure, mesdames et messieurs. Selon la règle, le débat sectoriel doit être clôturé dans les trois mois, c’est-à-dire le 24 février au plus tard. Il reste deux semaines !
Les DPPR (disponibilités précédant la pension de retraite) devraient s’inviter dans le débat dès demain. On sait que les syndicats veulent préserver le système. Mais Marie-Dominique Simonet (CdH) et Jean-Claude Marcourt (PS) proposeront certainement de repousser l’âge de ces « prépensions » à 58 ans (comme en Flandre), quitte à y aller progressivement.
Accepteront-ils, en échange, d’étudier la possibilité d’une semaine de 4 jours dès 50 ans? Cette autre proposition des syndicats a bien peu de chances de se concrétiser sous cette législature, sauf surprise. Que feront alors les enseignants, qui viennent de passer deux mois à exposer leurs revendications, à les détailler, à les répéter… ?
Comment réagiront les enseignants?
Le gouvernement, pour sa défense, n’a cessé de marteler que les caisses étaient vides. Une stratégie? On l’espère. Mais l’accord social risque d’être chiche. Avec quelles conséquences? Jusqu’ici, les profs n’ont pas bronché, à l’exception d’un arrêt de travail - une heure – le 30 novembre dernier. Mais le temps est à l’orage. Eugène Ernst (CSC) le confirme :
(…) les écoles sont en train de prendre conscience de ce que leur coûtera vraiment le décret Robin des Bois. Il va faire très mal aux petites implantations fondamentales. Prenez une école à deux classes. Si Robin des Bois lui enlève une période de cours, elle n’a rien pour compenser; et voilà une période de cours qui n’est pas organisée.1
- Le Soir – 8.02.11 [↩]
Ces politiciens sont lamentables… Ils ne connaissent rien de notre métier ! Je vais sur mes 54 ans…et je n’ai plus le punch d’avant. Alors, pouvoir partir via un DPPR…doit rester un choix!
Pour la DPPR, j’ai bientôt 55 ans : que dois-je faire ? That’s the question !
Et si on m’oblige à aller en classe jusqu’à 65 ans ?
58 ans? Comme les Flamands? Ok, mais alors je veux aussi leur salaire (écart de +-4%!) sinon les syndicats devront bouger!
Un bon conseil : que ceux qui peuvent encore prendre un DPPR le prennent VITE !
Après 2011, il sera trop tard !!!
@ JacquesDB : tu sais ce que tu as, pas ce que tu auras …
Pfffft ! Oui, c’est vrai…
@Leclercq
Bien sûr que vous pouvez partir avant.
Mais pourquoi exiger d’être payé sans travailler?
Triste de ne plus avoir de punch aussi jeune, à 54 ans…
Mais c’est vrai pour beaucoup de métiers…
En juin, dans mon école à Bruxelles, 3 DPPR et bien d’autres encore dans les autres écoles de mon PO. Problème, nous risquons d’être sans professeur pour certaines classes au 1er septembre selon leurs dires. Certaines seraient restées encore un peu, mais elles craignent qu’après on ne les laisse plus partir …
On savait que cela ne durerait pas. Ne faisons pas comme si…
C’est un fameux avantage que d’autres professions n’ont pas. Tant mieux pour ceux qui ont pu en profiter.
Ben vrai, ça !
« C’est un fameux avantage que d’autres professions n’ont pas. Tant mieux pour ceux qui ont pu en profiter. »
Quel est le pourcentage de gens qui travaillent au-delà de 55 ans ?
N’exagérons pas, il n’y a pas que les profs qui partent à la prépension… et ils sont en contact avec des jeunes qui ont 40 ans de moins (donc, dont ils pourraient être les grands-parents…). Les jeunes n’ont plus le respect de leurs profs, le métier est devenu tellement différent. On peut donc comprendre qu’ils veuillent partir… Leur laisser le choix est une reconnaissance. Leur supprimer cette possibilité est vexatoire (mais on a l’habitude dans l’enseignement, il n’y a que des mesures vexatoires…).
On s’en remettra… ou on tombera malade (ce qui coûtera encore plus cher).
A quand une mesure à long terme de révision de notre système d’enseignement ?