La CGSP-Enseignement, syndicat socialiste, vient de rejeter l’accord sectoriel négocié avec les ministres de l’Enseignement – obligatoire et supérieur – Marie-Dominique Simonet (CdH) et Jean-Claude Marcourt (PS). Le protocole d’accord a été rejeté par 70% des affiliés consultés. Une vraie gifle ! Les enseignants, qui avaient été invités à donner leur avis lors des assemblées générales régionales, ont estimé qu’un accord sectoriel doit « dégager du plus. » Ce qui n’était pas le cas ici.
Pascal Chardome, le président de la CGSP-enseignement partage l’avis de sa base.
Au lieu de cela, le gouvernement de la Communauté française a profité de l’accord pour revoir à la baisse les conditions des DPPR. Les enseignants ont trouvé cela choquant.
Pour rappel, l’exécutif entend repousser l’âge des DPPR « complets » à 58 ans au lieu de 55 ans actuellement. Une période de transition avait tout de même été obtenue, ainsi que la possibilité de profiter d’un temps partiel dès 55 ans. Un geste salarial était également attendu. Le gouvernement a proposé de relever la prime de fin d’année de 120 euros en deux ans. Insuffisant selon certains… humiliant selon d’autres.
Le rejet de la CGSP « n’est toutefois pas une fin de non-recevoir définitive », a précisé Pascal Chardome. Il réclame au gouvernement de la Communauté française un « effort supplémentaire » dont il n’a pas chiffré l’ampleur.1
Il reste encore une semaine aux autres syndicats pour prendre position. Si l’ensemble des organisations refuse le projet, le gouvernement communautaire sera libre de l’appliquer ou non. Avec les conséquences que l’on imagine.2
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