La CGSP défend la CSC et crosse le Segec

La semaine dernière, la CSC-Enseignement dénonçait la manifestation du 6 avril à Bruxelles, prévue par les  directeurs du primaire catholique pour réclamer des renforts pour les aider dans les tâches administratives. Son patron, Eugène Ernst, n’avait pas hésité à fustiger le sous-corporatisme des directeurs du libre. En clair : les directeurs ne sont pas seuls sur terre ! Par ailleurs, toujours selon M. Ernst, le délitement des pouvoirs organisateurs du libre expliquerait cette surcharge de travail. Ces propos avaient cabré le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec). Etienne Michel, le secrétaire général, parlait de « populisme syndical ».

Une partie des enseignants acceptent mal la manière avec laquelle les syndicats ont négocié le projet d’accord sectoriel. Ils se sont sur la défense des DPPR alors que les enseignants avaient plutôt des attentes sur le plan salarial, et alors que les directeurs attendaient une aide administrative. Eugène Ernst s’en prend au délitement des P.O. C’est un grand classique qui remonte à l’époque de Régis Dohogne (ancien responsable de la CSC-Enseignement). Quand les syndicats sont contrariés, ils crient, selon les cas, à la déliquescence ou à l’arbitraire des P.O. C’est du populisme syndical.

Jeudi dernier, la CGSP est venue à la rescousse du syndicat chrétien. Pascal Chardome observe que le Segec ne réclame d’augmentation salariale que pour les seuls directeurs.

Contrairement à celle du Segec, la demande syndicale était accompagnée de plusieurs revendications salariales, concernant l’ensemble des personnels de l’enseignement. N’en déplaise à M. Michel, on ne s’improvise pas organisation syndicale et la CGSP n’accepte pas de leçon émanant d’imitateurs pratiquant avant tout un corporatisme de mauvais aloi.1

  1. Le Soir – 2.04.11 []