Une maman lance un groupe Facebook contre le harcèlement à l’école

Une maman vient de créer un groupe Facebook pour sensibiliser les internautes aux dangers du bullying. Le bullying est un terme anglais qui désigne le harcèlement et l’intimidation dont peut être victime un élève à l’école. Christine Nossent a elle-même vécu de près les conséquences désastreuses de ce phénomène de société : son fils a été harcelé lorsqu’il est entré en 1ère secondaire. Cela a d’abord commencé par des moqueries… qui se sont rapidement transformées en harcèlement moral, puis en agressions physiques. « Ça a été jusqu’à un point où il a été enfermé dans les toilettes et un autre enfant lui donnait des coups de ceinture par dessous la porte », a témoigné Christine. Bien sûr, les agressions dépassaient le cadre de l’école… pour se poursuivre sur Internet, via les réseaux sociaux. Tout cela a plongé le jeune garçon dans un malêtre* profond, le poussant à une tentative de suicide.

Aujourd’hui, sa mère souhaite que l’on parle enfin de l’intimidation d’élèves en milieu scolaire. Une problématique finalement assez peu connue, mais dont les dégâts peuvent être considérables.

Le harcèlement est un problème qui concerne tout le monde: enfants, parents, professeurs, école. Il existe sous plusieurs formes: moqueries, insultes, coups; attribution de surnom, rumeurs, cyber-espace. Si nous ne nous unissons pas pour combattre cela, nous sommes attentistes et faisons autant de mal que les protagonistes.

Pour sensibiliser un maximum de monde, Christine interviendra à l’école « Les Pitteurs » à Liège, le mercredi 27 avril de 8h30 à 10h30. Si elle ne se fait pas trop d’illusions sur la présence des parents et des enseignants à cette présentation1, elle espère tout de même marquer le coup et montrer que les parents, sur le terrain, sont inquiets et cherchent des solutions. Quant aux enseignants, Christine estime qu’ils sont l’écoute, mais qu’ils sont également démunis et manquent de formation.2

En outre, il n’est pas toujours facile de comprendre ce qu’il se passe « entre les enfants » quand on observe les choses de l’extérieur.

1 enfant sur 5 victime de violence sexuelle

Une enquête a été réalisée par l’Observatoire International de la Violence à l’Ecole pour l’UNICEF France. Parmi les points les plus marquants, on relèvera que:

- 11% des élèves se disent « mal à l’aise » à l’école
- 14% des élèves sont victimes de rejet de la part des autres
- 17% des élèves disent avoir été frappés souvent voire très souvent par d’autres

Les violences entre pairs à connotation sexuelle ne sont pas rares : 20% des élèves disent avoir été regardés aux toilettes, 14% forcés de se déshabiller et 20% forcés d’embrasser un autre élève.

* mal-être

Les mots suivis d’un astérisque sont écrits en accord avec l’orthographe réformée.

  1. Un mercredi matin, les gens travaillent… []
  2. Info RTL – 07.04.11 []

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  1. JacquesDB dit :

    Ce qu’il se passe ou ce qui se passe ?

  2. J.J. dit :

    Les deux tournures sont admises et considérées comme correctes.

  3. JacquesDB dit :

    Le phénomène d’ « accueil » par des humiliations n’est pas neuf. En 1969, quand j’étais en Sixième (= Première d’aujourd’hui), je me souviens des brimades des vieux (2 ans plus âgés). Ceci dit non pas pour minimiser les faits mais pour relativiser. Evidemment Facebook n’existait pas mais les baptêmes des bleus, oui avec tout le traumatisme qui s’en suit chez certains.
    Courage, Madame, j’espère que vous ne serez pas une Don Quichotte…

  4. Piou dit :

    Le harcèlement à l’école est hélas toujours d’actualité et fait de la vie de ces élèves persécutés un véritable enfer. Bien souvent, ils n’osent pas en parler de peur des représailles ou de peur d’être incompris.

  5. domi dit :

    Sincèrement, je vous souhaite énormément de courage au vu de l’attitude de nos dirigeants tant scolaire, politique que judiciaire.
    Le vrai problème de l’enseignement est bien là et c’est la source du mal-être de beaucoup d’enseignants et évidemment d’élèves.
    On ne montre pas assez les conséquences de la violence à l’école qui peut prendre des formes différentes. Mais le plus grave, c’est la réaction des adultes face à cette violence.

  6. PV dit :

    Mon fils subit nombre de moqueries aussi depuis son entrée en 1ère humanité et même s’il est dans une école bien réputée, les professeurs sont face à un grand problème, merci le décret qui empêche les directions de choisir qui ils veulent dans leur école. Notre fils a mis du temps à en parler et malgré notre soutien, ce n’est pas facile pour lui tout de même. L’école doit agir, mais elle ne peut pas toujours faire ce qu’elle veut. Courage à vous, à votre fils !

  7. zerguit dit :

    Mon fils subit des agressions, des moqueries depuis 3 ans et je ne sais pas vers qui me tourner. J’ai parlé avec son prof, mais il ne veut pas le savoir. Mon fils ne veut plus aller à l’école ni aux sorties de l’école, il a peur d’être frappé par le même groupe d’enfants. Je suis désespéré car mon fils me dit que si je l’envoie en sortie, il vont le pousser du train. Aidez-moi s’il vous plait. Il n’a que 10 ans.