Le niveau de scolarité des parents est un facteur plus déterminant que le revenu familial dans l’accession des enfants à des études de niveau postsecondaire au Canada, selon deux études commandées par le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur. Ross Finnie, professeur à l’Université d’Ottawa :
Ce n’est peut-être pas tant que les jeunes issus de familles à faible revenu ne sont pas en mesure de faire des études supérieures, mais ils viennent aussi souvent de familles dont les parents n’ont pas de diplôme d’études postsecondaires.
Ce qui compte le plus en réalité, ce n’est pas le revenu familial, mais la transmission de valeurs favorisant la poursuite d’études postsecondaires, la préparation à l’éducation postsecondaire et d’autres facteurs associés au niveau de scolarité des parents.
Les études indiquent cependant que le revenu familial joue un rôle plus important au Canada atlantique et au Québec qu’en Ontario comme facteur qui influence l’accessibilité aux études supérieures.
Les deux études, «Accès à l’éducation postsecondaire: comparaison entre l’Ontario et d’autres régions», ainsi que «Groupes sous-représentés à des études postsecondaires: éléments probants», se sont appuyées sur des données de Statistique Canada et de Ressources humaines et Développement des compétences Canada.1
- Canoë info – 08.02.2011 [↩]
Ben oui, logique…
On s’en doutait bien !
Faut-il faire des recherches pour arriver à de telles conclusions ?
Heureusement qu’il y a des études pour découvrir des choses aussi fondamentales. Nous, on n’y aurait pas pensé !
D’où, peut-être, l’intérêt d’une école qui écarte le moins vite possible et qui travaille à la réussite en partenaires et pas en censeurs? Nous travaillons donc « pour des générations »?
Mince alors, les Canadiens seraient donc comme nous ?
Claire et Rac
Bien sûr que cela semble évident.
D’ailleurs les Flamands l’ont bien compris: c’est un des critères de priorité pour les GOK (leur décret Mixité).
Chez nous, on se focalise sur le quartier où l’enfant habite.
C’est donc que l’on n’a pas compris en CF…
Il ne faut pas généraliser. On peut très bien faire des études en venant d’un milieu modeste (comme moi). Mais on ne va pas dire que c’est facile, loin de là.
C’est sûr qu’il vaut mieux avoir des parents qui ont fait des études. Mais surtout des parents qui inculquent à leurs enfants le goût de l’effort, le goût à la lecture … L’éducation compte plus que les moyens, même si ça joue aussi …
Piou, vous parlez d’or. Inculquer le goût de l’effort, ça c’est une valeur fondamentale! C’est bien ce qui manque trop souvent chez certains de nos jeunes… Et les décisions de nos politiques ne contribuent pas à le valoriser.
C’est logique et cela pour deux raisons :
- les parents les mieux scolarisés sont plus à même de suivre la scolarité de leurs enfants : ils font des choix d’orientation plus éclairés et ont des espérances plus élevées pour leurs enfants, apportent plus de savoirs culturels à leurs enfants et sont capables de les aider lorsqu’ils rencontrent des difficultés.
- les élèves qui sont issus d’un milieu plus scolarisé ont intériorisé le fait de faire des études supérieures dans leur schéma de vie, ce serait pour eux un échec de ne pas en faire. Si bien que peu importe les difficultés qu’ils rencontrent, beaucoup refusent de baisser les bras alors que pour un jeune d’un milieu moins qualifié, il n’est pas honteux de ne pas en faire, la normale est pour eux de ne pas en faire.