Le président du Mouvement Réformateur, Charles Michel et la chef de groupe MR au Parlement de la Communauté française, Françoise Bertieaux, affirment que la grève des enseignants de ce jeudi et leur ras-le-bol sont la conséquence de la mauvaise gestion «permanente» du secteur par les partis de l’Olivier à la Fédération Wallonie-Bruxelles.
«Ces formations de gauche persistent à s’égarer dans des politiques ineptes et fantaisistes qui ont pour seul résultat de nuire à la qualité de l’enseignement, de déconsidérer les enseignants et leur motivation au travail et de trahir la liberté de choix des parents d’élèves, ces derniers étant les premières victimes de la désorganisation de l’Olivier» constate le MR.
Charles Michel était l’invité, jeudi matin, de la RTBF.
Je perçois parfaitement le ras-le-bol des enseignants. L’enseignement est une fonction fondamentale, essentielle dans notre société. Et ce ras-le-bol traduit l’échec des trois partis de gauche qui assument la responsabilité depuis de nombreuses années. Ce malêtre* est lié à l’insécurité dans l’école, il est lié à l’état des bâtiments scolaires. Malgré des promesses fracassantes qui avaient été faites il y a quelques années, on ne voit rien de concret venir dans les écoles. Je pense que les trois partis de gauche se sont trompés de cible, en passant beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, souvenez-vous, avec la saga du décret mixité, alors que la qualité de l’enseignement, l’excellence, les normes d’encadrement, le tutorat, par exemple, permettant à des enseignants expérimentés de former, en fin de carrière, des jeunes enseignants sont des éléments essentiels.
Le MR propose entre autres :
- De revoir la formation initiale et la faire évoluer progressivement vers un master en 5 ans ;
- De proposer des formules d’appui pédagogique à l’enseignant qui traverse de graves difficultés ;
- D’alléger la charge administrative des directions d’écoles et leur donner l’aide administrative promise depuis longtemps ;
- De permettre de prester des heures supplémentaires dans son établissement et les rémunérer pour faciliter les remplacements de courte durée ;
- De généraliser le tutorat pour encadrer les jeunes enseignants ;
- De sortir la violence de l’école ;
- De dépolitiser et objectiver les procédures de recrutement.
«Il est urgent de restaurer la confiance et le respect au cœur des relations et reconnaitre* le professionnalisme de chacun… Sans cela, le MR ne peut que comprendre le mouvement de ras-le-bol dont font preuve les enseignants et les directeurs d’écoles» ont conclu Charles Michel et Françoise Bertieaux.1
* mal-être, reconnaître
Les mots suivis d’un astérisque sont écrits en accord avec l’orthographe réformée.
- Communiqué de presse – 05.05.11 [↩]
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