Le Conseil de l’Europe propose, sur la base d’un rapport évaluant les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques, d’interdire les téléphones mobiles et les systèmes wifi* dans les classes et les écoles. Le danger viendrait des champs électromagnétiques liés aux appareils électriques comme les téléphones portables, les réseaux informatiques sans fil et les lignes électriques.
Pour le Conseil de l’Europe, il existe aujourd’hui suffisamment d’études qui apportent « des preuves suffisantes d’effets potentiellement nocifs des champs électromagnétiques sur la faune, la flore et la santé humaine pour réagir et se prémunir contre des risques potentiellement graves pour l’environnement et la santé. »
Sur la base de ces rapports/études, il recommande donc d’interdire tous les téléphones mobiles et les systèmes wifi* dans les écoles.
Mais le Conseil n’oublie pas la prévention. Il propose de lancer des campagnes de sensibilisation aux dangers des ondes électromagnétiques et leurs risques nocifs, à long terme, pour la santé. Les adolescents et les jeunes adultes en âge d’avoir des enfants seraient particulièrement visés.1
Des risques potentiellement nocifs
La recherche sur de nouveaux types d’antennes, téléphones mobiles et autres dispositifs de communication sans fil, basés sur d’autres technologies, serait également encouragée.
Dans les écoles, cette prise de position du Conseil de l’Europe serait plutôt bien accueillie. Jonathan Fischbach, président d’Enseignons.be : « On équipe les écoles en matériel informatique, on installe des systèmes wifi*… Tout cela a du sens, pédagogiquement. Mais personne ne semble s’être demandé s’il n’était pas dangereux de bombarder nos enfants d’ondes électromagnétiques, huit heures par jour, cinq jours par semaine… Dans certaines écoles, on rapporte que les enfants sont plus vite fatigués, ont des maux de tête… Même les médecins sont inquiets, surtout que cette exposition aux ondes se poursuit souvent à domicile. Il est temps qu’une étude soit menée dans les écoles de la Communauté française. Quant au GSM, c’est à la fois une question d’ordre sanitaire et d’ordre pédagogique. Cet outil de communication n’a rien à faire dans les classes. »
* wi-fi
Les mots suivis d’un astérisque sont écrits en accord avec l’orthographe réformée.
- Le Soir – 18.05.11 [↩]
Bien sûr qu’il faut interdire.
Il faut d’ailleurs interdire ce soleil: il émet plein de rayons aussi et provoque le cancer.
J’ai un réseau wifi en classe mais je fais le constat qu’en ville, je n’ai pas moins de 8 réseaux proches, que je capte en classe… Faut-il dès lors interdire le Wifi à tout habitant résidant à moins de 100 m d’une école, d’une crèche, d’un parc public, de tout endroit où l’on peut retrouver des enfants. Interdisons aussi l’usage du GSM dans l’environnement proche d’un enfant et commençons à tailler des silex.
Je me souviens qu’en début de carrière, dans les années ’80, on commençait à se servir de l’informatique pour ses cours ! Réaction de pas mal de profs : pas question de se laisser envahir par toutes ces nouveautés car ‘ »on sait donner cours », on l’a prouvé, on ne va pas nous imposer tous ces trucs etc. On a nos livres…
Le monde avance et certains reculent… et l’on sait qui de toute façon va gagner la partie ! Ces nouveautés envahissantes vont se banaliser, qu’on le veuille ou non.
La technologie l’emportera.
A chacun de s’adapter au mieux par une maitrise et une appropriation de l’objet.
A-t-on besoin d’avoir des classes avec du matériel informatique dépassé alors qu’aujourd’hui presque tous les profs ont un PC de dernière génération ou peu s’en faut ?
Qu’on mette à disposition de chaque classe un système informatique avec accès à internet (Wifi) et un écran adapté.
L’information circule dans l’immédiateté et il serait nécessaire de s’en aviser dès maintenant et de le rendre accessible à chaque enseignant in situ.
La vraie question n’est pas d’interdire, mais de maitriser l’outil en l’utilisant à bon escient. Encadrer son utilisation.
A l’école primaire, dans les années soixante, je ne pouvais pas porter de pantalons longs, ni utiliser de stylo à bille.
En secondaire, pas question d’avoir le moindre cheveu qui dépasse sur l’oreille.
un flagrant délit de bavardage était sanctionné publiquement devant la classe en portant un dictionnaire en équilibre sur la tête etc.
La société évolue, nos moeurs également, fort heureusement !
D’accord avec Alain et Patrick. Il me semble illusoire de vouloir aller contre la technologie. Pour bien faire, il faudrait alors carrément interdire le Wi-Fi partout : quel est le sens d’interdire celui-ci à l’école si c’est pour que les enfants se retrouvent chez eux avec exactement le même problème ?…
Quant aux GSM, techniquement je n’en vois pas l’usage à l’école… du moins si les cours sont suffisamment passionnants pour que les élèves n’aient pas à passer leur temps en jouant
Je comprends les inquiétudes liées à la santé, mais ne serait-il pas davantage bénéfique pour tous (à l’école et ailleurs) d’investir dans des technologies « non polluantes » niveau ondes électro-magnétiques ?… Ca me semblerait plus judicieux que de freiner sec et faire marche arrière, alors que les NTIC ont déjà tant de mal à percer au sein des dispositifs pédagogiques !