C’est devant la statue de Charlemagne, sur le Boulevard d’Avroy, qu’une petite centaine d’enseignants se sont retrouvés ce matin, de 7h30 à 8h30, à l’initiative de la CSC et de la GGSP. Ils entendaient ainsi maintenir la pression sur le dialogue social entamé entre le gouvernement de la Communauté française et les représentants syndicaux.
« C’est un mouvement de confirmation de la grève et de la manifestation du 5 mai, qui a mobilisé des milliers de personnes », explique Marc Nihoul, éducateur à Seraing et délégué CGSP. « Malgré ce mouvement largement suivi, il n’y a toujours pas d’avancée. »
Après avoir déjà mené mercredi dernier, à Bruxelles, une action qui avait rassemblé de 120 à 140 manifestants, les syndicats ont donc remis le couvert dans la Cité ardente pour cette action symbolique. Mais pourquoi Charlemagne?
Ce personnage, associé dans la symbolique collective à l’invention de l’école, s’est vu bander les yeux pour ne pas voir l’avenir médiocre consacré à l’enseignement si le monde politique se contente de pain et de jeux.1
Les enseignants s’impatientent
Les profs réclament toujours l’amélioration des conditions de travail, une revalorisation salariale et l’aménagement des fins de carrière. Ils attendent de leurs décideurs des propositions significatives répondant à leur demande d’un enseignement de qualité avec des enseignants et personnels reconnus dans leur métier.2
Quelque part, les enseignants ont raison. On trouve 100 millions d’euros pour le football et des clopinettes (8 millions je pense) pour l’enseignement alors cherchez l’erreur. N’oublions pas que la culture est la façade d’un pays, l’enseignement est vital pour sa prospérité. Désolée mais le football n’apporte rien de cela. Ce n’est qu’un divertissement qui engendre de plus en plus de violence. De toute façon quand on voit les équipes, les belges ne sont plus guère représentés…