Le CEF – Comité des Élèves francophones – a souhaité réagir à la proposition du ministre-président Rudy Demotte de limiter le redoublement dans les écoles. Dans un communiqué de presse diffusé ce mardi, il rappelle que plus de la moitié des élèves dans l’enseignement secondaire francophone sont en retard scolaire. Le CEF appelle à un refinancement de l’enseignement pour pallier ce problème généralisé dans notre système éducatif.
Les élèves soutiennent que la question n’est pas de se contenter de supprimer le redoublement dans les statistiques. En effet, faire disparaître le redoublement dans les chiffres n’est pas une solution au problème de qualité de l’enseignement.
Alexandre, élève d’une école secondaire à Bruxelles nous raconte : « Après les examens de passage de cette année, on est seulement sept élèves sur vingt-quatre dans ma classe à passer en quatrième secondaire. Et ceux qui ont raté les examens doivent soit doubler, soit aller en filière professionnelle, soit carrément changer d’école ! »
Le CEF avance que le redoublement a certainement pour effet de renforcer le processus de sélection et de relégation scolaire dans les filières techniques et professionnelles. En effet, dans les filières d’enseignement technique de transition, le taux de retard scolaire est de 60%, alors qu’il est de 80% dans les filières professionnelles. Des élèves cumulant des années de retard scolaire se voient obligés de changer d’école, et ensuite d’orientation scolaire. Par ailleurs, le décrochage scolaire est l’un des aboutissants du redoublement.
Diminuer le nombre d’élèves par classe
Le Comité des Élèves francophones souhaite que le refinancement serve à diminuer le nombre d’élèves par classe, d’engager de nouveaux enseignants qui pourront mettre sur pied des séances de rattrapage à l’école…
Et de citer l’exemple des pays nordiques où le taux de redoublement est inférieur à 1%. Un tronc commun obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, ainsi que des cours de rattrapage quasi permanents organisés par l’école auraient permis un tel résultat.1
- Communiqué de presse CEF – 6.09.11 [↩]
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« Un tronc commun obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans »
Je ne compte plus le nombres d’élèves de 1e ou 2e Communes qui me disent leur regret de devoir « attendre » la 3e pour pouvoir aller dans l’enseignement qualifiant. CQFD