Taille des classes : les discussions continuent…

classeLa ministre de l’Enseignement, Marie-Dominique Simonet, a retrouvé les syndicats ce lundi. Au menu de cette réunion : discuter des tailles, parfois excessives, des classes pour la rentrée prochaine. Et il semblerait que les choses avancent.

Au primaire, on parle de fixer un ratio enseignant/élèves pour les trois degrés : 20 élèves pour un enseignant au 1er, 22 au 2e et 24 au 3e. Au secondaire, la situation est plus délicate. Bien que fixée par décret, la taille des classes peut parfois fortement varier. La faute à la mention « en moyenne » inscrite dans les textes et qui autorise les directions à charger la barque d’un côté pour permettre à de petites options d’exister.

Des normes strictes et souples à la fois

Par exemple, si le décret prévoit de ne pas dépasser le nombre de 27 élèves, en moyenne, au 2e degré de l’enseignement général, rien n’empêche une école de créer une classe de 36 élèves et une autre de 18… La moyenne sera alors respectée.

Bien sûr, les pouvoirs organisateurs défendent le principe actuel, garant d’une certaine souplesse. Mais les syndicats veulent des garanties et souhaitent que l’on fixe des plafonds à ne pas dépasser. La ministre est donc condamnée à ménager la chèvre et le chou… Que propose-t-elle? D’abord de revoir ces moyennes “légèrement à la baisse”, avec de nouveaux chiffres qui doivent être négociés. Ensuite, de ne plus accepter qu’un dépassement de 20 %.

Quel l’impact d’une telle mesure sur les écoles? C’est assez simple. Imaginons que la « moyenne » au 2e degré passe de 27 à 25 élèves… mais que l’on autorise un dépassement de 20%… cela signifie que le maximum autorisé pour une classe ne dépassera pas 30 élèves (25 + 20%). A 31 élèves, il faudra dédoubler la classe. Jouable? Les syndicats sont méfiants… “Ces moyennes sont trop élevées et on préfère continuer à parler en unités”, explique Pascal Chardome (CGSP).1

La ministre envisage également quelques dérogations pour des circonstances exceptionnelles. Ainsi, il faudra tenir compte de ces écoles qui travaillent avec deux profs par classe. Sans oublier la Ciri qui, pour résorber les problèmes d’inscription, peut imposer d’inscrire un élève supplémentaire… Une école pourrait aussi – mais avec l’accord des parents et des syndicats – gonfler un peu les effectifs d’une section débouchant sur des métiers en pénurie de main-d’œuvre. Et au primaire? Envisage-t-on aussi de travailler avec cette marge de 20%? La question devra encore être débattue.

Une nouvelle réunion aura lieu fin du mois

Simonet retrouvera les syndicats le 24 octobre prochain. Il sera aussi question de cette enveloppe de 4,6 millions d’euros que le gouvernement devra dégager et qui servira à financer 115 nouveaux emplois. On ignore encore quelle sera la répartition exacte (combien de postes au primaire? Combien au secondaire?)  car elle dépendra de situations particulières où le nouveau décret pourrait poser des problèmes d’organisation.2

  1. DH – 11.10.11 []
  2. Le Soir – 11.10.11 []

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