Une prime pour l’enseignant « excellent »?

ProftalistIl n’y a pas de mauvaises écoles. Il y a des bons… et des mauvais professeurs ! Il y a aussi des enseignants motivés et d’autres qui le sont un peu moins. Il y a ceux qui s’investissent, portent des projets, s’engagent pour leur école et leurs élèves… et les autres. Mais bien sûr, tous palperont toujours le même salaire à la fin du mois, selon leur ancienneté. Le système est fait ainsi. Ce n’est pas que l’idée d’un traitement « au mérite » n’a jamais été évoquée. Au contraire! Mais les syndicats s’y sont toujours opposés prétextant que les situations professionnelles ne sont pas comparables et que ce serait ouvrir la porte à l’arbitraire. Ils n’ont pas tort. Rien de nouveau chez nous donc…

Un budget de 10 millions d’euros

Mais aux Pays-Bas, le ministre de l’Enseignement a annoncé ce jeudi le lancement d’une expérience pilote visant à récompenser les enseignants jugés « excellents ». Un budget de 10 millions d’euros (plus du double de ce que notre ministre a prévu pour diminuer la taille des classes, c’est dire…) est prévu pour 2012 et servira peut-être à gonfler les primes de 1.600 enseignants de Zélande et d’Amsterdam. Le projet devrait durer de six mois à un an…

Faire des excellents professeurs des modèles à suivre

La secrétaire d’Etat à l’Enseignement, Halbe Zijlstra, estime que « la récompense de prestations n’est pas un but en soi mais un moyen de s’assurer que la qualité de l’enseignement est encore davantage au coeur des préoccupations. » Pour le ministère, « cette manière de récompenser et d’énumérer les prestations rompt avec la culture de l’égalité et fait des excellents professeurs des modèles à suivre. »

Mais comment les enseignants seront-ils évalués? Sur quels critères? Le ministère explique qu’on récompensera en priorité les enseignants qui auront su prouver leur capacité à « tirer l’élève vers le haut », qui auront amélioré leur professionnalisme ou qui se seront illustrés dans des projets collectifs, montrant ainsi qu’ils pouvaient travailler en collaboration avec leurs collègues.

Des primes, un voyage de classe, du matériel…

Les écoles participant aux projets recevront jusqu’à 1.700 euros par an pour chaque équivalent temps plein participant au projet.

Les directeurs d’école peuvent à partir d’aujourd’hui demander à participer à l’expérience de récompense de prestations.

Il n’existe cependant pas de montant fixe par enseignant. En accord avec les superviseurs de l’expérience, qui sont extérieurs au ministère de l’Enseignement, les directeurs d’établissements scolaires décideront alors de la récompense appropriée : des primes, un voyage de classe, du matériel supplémentaire… 1

Et vous, qu’en pensez-vous? Souhaiteriez-vous voir cette expérience tentée chez nous? Pourquoi?

  1. Figaro.fr – 17.11.11 []


Vos commentaires

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  1. Kathy Spitaels dit :

    Mais quelle bonne idée !!!

  2. catherine dit :

    « Mais les syndicats s’y sont toujours opposés prétextant que les situations professionnelles ne sont pas comparables et que ce serait ouvrir la porte à l’arbitraire. Ils n’ont pas tort. »

    Si justement ils ont tort!
    Pourquoi ne pas récompenser un enseignant qui s’investit davantage par rapport à un autre? Celui qui passe son temps à se former, à faire des recherches, à expérimenter des choses dans sa classe, pourquoi n’aurait-il pas droit à une prime?

  3. Yasmine Kasbi dit :

    Cette idée est excellente ! Non seulement parce que la qualité de certains enseignants motivés mérite une reconnaissance par leur travail conséquent mais aussi, pousser les autres à mettre à jour leurs cours poussiéreux. Cela devrait s’appliquer dans tous les pays.

    • marie dit :

      Ce serait bien valorisant pour les profs qui se démènent pour faire progresser leurs élèves, pour ceux qui adaptent leurs pratiques grâce à des formations adéquates… Mais je me méfie. J’ai des collègues qui « se vendent » très bien tant auprès des parents, des élèves que de la direction, qui multiplient les projets, mais qui ne font pas grand chose dans leurs classes… sauf… qu’ils n’ont guère d’échecs. Toutefois ce n’est pas à la qualité de leur enseignement qu’ils le doivent.
      Je suis sûre que nous en connaissons tous. Je ne suis donc pas réfractaire au principe à condition qu’il soit réellement objectif.

    • evident? dit :

      Nous allons récompenser ceux qui sont capables de faire du show. Par contre ceux qui ont un contact exceptionnel et qui font un travail de fond avec leurs élèves …
      1600 enseignants pour les Pays-Bas : 1% (voire moins).

    • labro dit :

      Très bonne idée car pour une fois, l’enseignement va faire des bénéfices, car les profs motivés vous les comptez sur les doigts d’une main.Car face à la dys ils sont nuls, incompétents et surtout FAINÉANTS.

      • Decpout dit :

        Face à la dys, les enseignants sont nuls, on est bien d’accord mais sachez que pour traiter les dys, l’enseignant ne reçoit aucune formation et qu’il n’a pas qu’un élève à gérer en classe mais 25-30. Ceci dit, il y a des experts dans le traitement des dys qui, eux, n’ont pas une formation d’enseignant.

      • vewe dit :

        A ce commentaire je ne peux que vous proposer de partager un mois de la vie d’un « prof » ….

  4. Sophie Kaiser dit :

    Je vote pour! Des deux mains. Je suis agacée par les enseignants qui, à travers leur attitude de fonctionnaires, font perdre à l’enseignement ses valeurs et sa crédibilité.

  5. Cécile Deflandre dit :

    Un(e) enseignant(e) motivé(e) qui est récompensé(e) par une prime, du matériel scolaire ou un voyage de classe, là je dis BRAVO, MAGNIFIQUE !!!!!! ……… »L’espoir fait vivre! » ………………….

  6. evident? dit :

    Je pense qu’il y a moyen d’économiser 10 millions chez les gens qui pondent ces énormités !
    Je trouve l’inspection en classe déjà débile mais ceci c’est le pompon !

  7. Ce serait une bonne idée et cela donnerait enfin du sens à nos efforts (autre que la réussite de nos élèves…). Mais malheureusement à l’échelle de la CF, c’est totalement irréalisable. Nous sommes dans un système politisé à outrance et hyperconcurrentiel… Il y aura donc inévitablement de la récupération par l’un ou l’autre parti ou réseau.

  8. lol dit :

    Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec la position des syndicats :

    « Mais comment les enseignants seront-ils évalués? Sur quels critères? Le ministère explique qu’on récompensera en priorité les enseignants qui auront su prouver leur capacité à « tirer l’élève vers le haut », qui auront amélioré leur professionnalisme ou qui se seront illustrés dans des projets collectifs, montrant ainsi qu’ils pouvaient travailler en collaboration avec leurs collègues. »

    La question de l’évaluation des enseignants existe déjà actuellement et les salaires progressent au rythme de cette évaluation.

    Rajouter encore cette inégalité risque tout simplement d’amener les professeurs à gonfler les notes de leurs élèves, faire du copinage avec eux et les traiter comme des copains et non plus comme des apprenants.
    Facile de gonfler les notes et de faire croire que le niveau de classe est EXCELLENT alors qu’il n’est que médiocre.

    On le voit déjà avec le niveau des diplômés qui sont formés aujourd’hui.

    La véritable question est : DONNONS LES MOYENS ET LE TEMPS nécessaires à TOUS les enseignants pour les évaluer, c’est loin d’être le cas. Ainsi, un enseignant « ancien » et qui sait « se battre » avec ses collègues pour disposer de plus de moyens aura encore PLUS de mérite devant un enseignant débutant et qui doit se battre pour trouver une salle ou un vidéoprojecteur.

    Cette idée est farfelue comme toutes les idées qui sont pondues actuellement pour DIVISER les enseignants.

  9. Xaviereco dit :

    « Mais les syndicats s’y sont toujours opposés prétextant que les situations professionnelles ne sont pas comparables et que ce serait ouvrir la porte à l’arbitraire. Ils n’ont pas tort.  »

    Comment cela, ils n’ont pas tort?
    Si les objectifs de l’enseignement étaient clairs, plus de place à l’arbitraire puisqu’il suffit de vérifier si un enseignant permet ou pas d’atteindre l’objectif…

    • evident? dit :

      « Permettre d’atteindre » est différent « d’atteindre ».

    • crystel dit :

      Mais quel objectif? Sur quel objectif peut-on évaluer un enseignant? Vous y avez réfléchi? Sur les résultats de ses élèves? Pas d’bol pour celui qui enseigne aux Mureaux vis-à-vis de celui qui enseigne à Versailles!!

  10. Josy dit :

    Sur quels critères va-t-on se baser?
    Je pense évidemment à ce que je connais. J’ai toujours été un vrai soutien pour mes élèves et mes jeunes collègues (aussi les moins jeunes bien sûr). Mais je n’ai jamais fait étalage de mon dévouement. J’ai généralement reçu de bons rapports d’inspection mais je n’en ai pas vu beaucoup et un rapport au moins a été négatif. Je connais par contre un collègue qui a surtout toujours profité du travail des autres et n’a pas souvent été efficace dans sa classe. Mais comme il sait se mettre en avant, il a toujours été bien considéré par l’inspection. Alors, si même les inspecteurs qui sont sensés nous juger sont dupes de ce genre d’individu, je me pose vraiment la question.

  11. dodo dit :

    Et qui va évaluer les bons et moins bons profs? Quand j’écoute des inspecteurs, beaucoup travaillent, enseignent mais n’apprennent pas aux enfants parce qu’ils ne « savent » pas ce qu’ils doivent exactement faire.
    Ex : j’ai vu une leçon synthèse sur x 10, x 100 qui n’est pas bonne.
    Un autre ex : qui fait de la « vraie » conjugaison? Voir le présent et puis le futur et ainsi de suite est-ce de la conjugaison?

    • Taratata dit :

      Une prime pour l’enseignant « excellent » ? Catastrophique !!! Ça sent la délation et le « potachisme » (excusez le néologisme). C’est un système en totale contradiction avec les principes que nous sommes censés mettre en place en classe !! L’école pour tous !! Personnellement, je refuse de jouer dans la cour de récréation avec mes petits camarades !! Et si j’avais voulu gagner beaucoup d’argent ou être promue et reconnue grâce à la qualité de mon travail, j’aurais certainement choisi un autre métier. En optant pour cette carrière, nous savions tous qu’il n’était pas question d’avancement ou de prime, alors pourquoi changer les règles du jeu ? L’instauration d’un tel système ne peut engendrer que « guèguerres » et rivalités ! Tout le contraire de l’exemple que l’on est censé donner à nos élèves !!! Franchement, je plains les petits Hollandais !!

  12. freesia dit :

    Deux remarques :
    – Pourquoi vouloir instaurer une compétition entre enseignants ? Ne serait-il pas plus utile de donner du temps dans un horaire du secondaire pour permettre aux enseignants d’une même classe d’élaborer des projets ou des stratégies ? La collaboration est plus efficace, encore faut-il l’aider ! Au début de l’enseignement rénové, il y avait 2h pour du travail de collaboration prévues dans les horaires !
    – D’après l’article, les profs qui vont se décarcasser vont faire « gagner » quelque chose à l’école…et ce quelque chose servira aussi à ceux qui ne se sont pas investis (et qui ne le feront sans doute jamais). Avec mes élèves de 3ème, en participant à un concours, nous avions gagné il y a quelques années une TV… Ces élèves-là n’en n’ont jamais profité, la TV a été « kidnappée » pour les « grands » … C’est la triste réalité des choses !!!

  13. Joe dit :

    Malheureusement, on voit trop le travail réalisé par certains profs au devant de la scène ! Mais qu’en est-il de ceux qui travaillent en coulisses et qui restent très discrets ? Ce serait encore la porte grande ouverte à l’injustice pédagogique…

  14. Fabry dit :

    Quelle excellente idée!
    Oui, je remercie mes professeurs qui s’investissent dans notre école mais un geste supplémentaire serait certes le bienvenu.

  15. Dewael dit :

    Donner une prime aux enseignants méritants n’a de sens que s’ils sont évalués de façon tout à fait neutre, ce qui est totalement impossible à réaliser concrètement, puisque les enseignants font leur métier dans des contextes totalement différents. Comment voulez-vous comparer un prof de chimie et un prof d’éducation physique, un prof enseignant dans le primaire et un prof donnant cours dans une école professionnelle, un prof de latin dans une « école chic » des environs de LLN et un prof de latin dans une école « à discrimination positive » (comprenez : « dont 90% ne comprennent déjà pas le français »)…
    Comment juger de la motivation de ces mêmes profs, alors que les uns enseignent dans un milieu privilégié et que les autres espèrent ne pas se faire cracher au visage, se faire tabasser, etc… Cette idée de prime est consternante et ne fera qu’accentuer le fossé qui existe entre les enseignants déjà privilégiés de par l’école dans laquelle ils ont été nommés et ceux qui sont tombés dans une école où enseigner veut plutôt dire « lutter pour survivre ».

    • evident? dit :

      Vous avez excellemment résumé ma pensée ;-) . J’adhère à 100% à vos propos.

  16. Vande veegaete Annie dit :

    Bon, pas de panique, opportune ou pas, l’idée n’est pas à l’ordre du jour en CF, faute de moyens financiers…
    Ceci dit, je serais pour, si j’étais certaine de l’objectivité des jugements, et là….

  17. D’accord pour avoir un système moins fonctionnaire et récompenser ceux qui ne seraient jamais malades ! Mais il y a peut-être d’autres priorités en Belgique, comme stabiliser les nouveaux profs!?

    • domi dit :

      Je vous souhaite donc de n’être jamais malade.

    • domi dit :

      On ne sait pas ce qui peut arriver dans la vie, beaucoup d’enseignants s’investissent dans leurs cours et ont d’ailleurs peu de temps pour faire autre chose de plus lucratif. Certains ont du temps pour plusieurs métiers d’autres pas vu le nombre de cours donnés….
      Il faudrait d’ailleurs peut être légiférer sur le fait de se servir de l’enseignement pour « vendre » tout ce qui est en rapport avec les nouvelles technologies……

  18. Thé dit :

    Enfin!!! Voilà une bonne idée! Quand je vois le travail de certains et celui d’autres, quand je pense que tout le monde est payé pareil quoiqu’il fasse! Ce n’est pas juste! A quand le changement? Comme dans le privé! Tu travailles bien, tu es récompensé! Tu ne fais rien, tu travailles mal, attention au C4!

  19. Chris dit :

    Personnellement, je pense que c’est un projet irréalisable… Bien sûr, vu les heuressss que je passe à préparer mes cours et les très bons rapports que j’ai reçus, je pourrais me dire « génial » !
    Mais comment pourrions-nous tous être jugés objectivement si ce n’est par l’observation des résultats des élèves… dont les cotes sont données par l’enseignant lui-même ! Certains profs font des évaluations plus simples que d’autres… Comparer la moyenne de classes différentes n’est pas juste (mis à part les examens externes).
    Si demain on me dit que j’aurai droit à une prime si mes élèves ont d’excellents résultats à la fin de l’année, dois-je refuser de travailler en classe double? Dans des classes de 25-26 élèves? Dois-je refuser les élèves qui ont un niveau aberrant et qui veulent venir dans ma classe (changement d’école) sachant qu’ils feront certainement baisser la moyenne de celle-ci?

    Bref, je trouve cette idée ridicule… De plus, il y a déjà si peu d’échanges entre les enseignants, ceci n’améliorera rien…

    Pensons plutôt à débloquer des fonds pour améliorer la qualité des écoles: moins d’élèves par classe (29 ou 27… quelle différence! Hum.), du matériel et des locaux corrects !

    Un jour peut-être…

    • domi dit :

      Bien d’accord. Il faudrait déjà primer ceux qui tous les matins se rendent dans des écoles délabrées, sans chauffage, ceux qui donnent cours dans un « container », ….

  20. Cédric dit :

    Je pense personnellement que la Communauté française n’est pas assez exigeante envers ses professeurs (et pas assez reconnaissante non plus).
    - Nous devrions avoir une évaluation chaque année et pas seulement après une heure de visite d’inspection.
    - Les nominations, c’est bien, mais ça ne doit pas produire des enseignants intouchables. Il faudrait pouvoir secouer certains, et faire du tri s’ils ne veulent pas travailler correctement.

    Mais, je ne me fais pas d’illusion : nous sommes dans un système rigide qui ne risque pas d’évoluer avant ma retraite (sauf pour pondre de nouveaux programmes qui ne seront de toutes façons pas mis en place par la majorité des professeurs conservateurs).

  21. NAPH dit :

    Ne vaudrait-il pas mieux une sélection beaucoup plus sévère lors du recrutement et de l’engagement des profs ? Mais vu qu’on en manque, on en est réduit à engager n’importe qui pour enseigner n’importe quoi. Un chauffeur de bus peut-il être engagé comme pilote de ligne ? Un boucher charcutier peut-il être engagé dans un hôpital comme chirurgien ? … Et bien dans l’enseignement, c’est tout à fait possible et c’est même devenu très courant !!!!

  22. alain dit :

    Donc en gros, ce que certains plébiscitent, c’est qu’un enseignant qui fonctionne parfaitement avec des méthodes éprouvées et qui fait réussir ses élèves en leur donnant le goût du travail (c’est-à-dire quelqu’un qui fait son boulot de professeur) ne puisse pas obtenir de prime. Sauf s’il fait des classes transplantées ou des animations de chorale en travaillant jour et nuit. C’est ça ?
    Et si les élèves sont contents de venir dans sa classe, s’ils progressent régulièrement en travaillant volontiers, ça ne compte pas ? Pas besoin de s’investir à 100% pour obtenir cela. Il suffit d’avoir été bien formé, d’avoir du charisme, de respecter ses élèves, d’être organisé et d’avoir une pensée réflexive cohérente.
    Seulement ça, ce n’est pas très visible. Ce qu’on voit ce sont ceux qui passent leur vie au boulot, qui trimballent des valises de copies et qui font des projets grandioses.
    Est-ce le résultat ou l’investissement qui compte ?

    • dilou dit :

      Amère réflexion… Ma pensée profonde vous rejoint et pourtant j’ai mal au dos et la voix cassée… L’enseignant est entouré de juges plus ou moins bienveillants… Certains gèrent mieux la pression, le passé et le futur. Les valeurs changent en fonction du lieu et du moment… La « boîte » enseignement oblige peut-être maintenant à s’adapter, non pas pour être sur le devant de la scène ou pour les récompenses, mais pour garder une place dans « une entreprise scolaire » en perte de repères… Alors on s’adapte, et on arrive à dormir encore un peu. En essayant de se convaincre que notre boulot n’est pas si mauvais… Sans se perdre, peut-être… Et en gardant le plaisir d’être avec les élèves, d’apprendre quand même un peu avec eux (même trop peu), sinon, ça ne vaut plus le coup…
      Les Césars iront aux meilleurs acteurs ;-)

    • bibi dit :

      Bien dit!! Je suis formatrice dans un cefa et je suis heureuse quand mes élèves sont réguliers, présents (!!), travaillent au cours et découvrent que l’école n’est pas toujours un sujet de relégation … et surtout quand les parents sont tout étonnés que leur enfant a (enfin!!!) des commentaires positifs de ses professeurs!! Est-ce que j’ai besoin d’une prime pour cela?? Je ne le pense pas… Le sourire de mes jeunes me suffit !!!

  23. Jean Wilkin dit :

    Mince alors, je suis prépensionné…

  24. Lambert dit :

    L’année scolaire passée, j’ai été « inspecté » de façon inacceptable parce que d’une part je travaille dans une école à pédagogie active et d’autre part, je suis quelqu’un « qui l’ouvre ». J’ai même subi une enquête. J’ai contre-attaqué mais j’imagine que, malgré ma motivation et mon implication, il me serait impossible d’être classé « Excellent ».
    Démagogie et méritocratie

  25. Thérèse dit :

    Bonjour !
    Je trouve que les primes au rendement n’offrent pas une option intéressante pour s’assurer d’une qualité d’enseignement. Au Québec et aux États-Unis, le débat est en cours et l’idée de base est de contrer l’incompétence de certains enseignants, qui font plus de mal que de bien auprès des élèves. D’où la nécessité, à mon avis, de les évaluer. Mais parler évaluation au point de vue syndical est un non-sens. On a peur pour certains membres qui pourraient poursuivre le syndicat en cas de grief, etc. Je crois que la formule est à revoir : j’aime bien ce que propose Bernard avec son modèle d’évaluation, amélioration et valorisation. On parle ici d’évaluation par les élèves, d’autoévaluation par le prof lui-même et de coévaluation par les collègues (pour les niveaux secondaires et les autres supérieurs) avec une structure favorisant le dialogue et le respect de la pratique de chacun, le but final étant un meilleur enseignement. Il est temps que les enseignants comprennent que d’autres professionnels de l’éducation passent par des processus d’évaluation, souvent administrative, et qu’ils n’en meurent pas, au contraire. Je crois que l’insécurité professionnelle parmi les enseignants est trop répandue et qu’elle nécessite qu’on s’y attarde une fois pour toute. Aussi, la formation continue devrait être obligatoire: combien d’enseignants n’ont pas les référents nécessaires pour comprendre comment apprend le cerveau humain ? Or, les recherches sont claires et accessibles et ces données doivent être prises en compte dans leur enseignement. On ne peut plus se permettre d’enseigner en 2011 comme on le faisait en 1950 ou 1980. C’est un manque de professionnalisme que de faire fi des recherches actuelles sur l’apprentissage. Évaluer les enseignants permettrait justement de les confronter à leur méconnaissance sur ce sujet et il est urgent de les former dans ce sens…

  26. Thiry Benoît dit :

    Tout travail mérite salaire. Tout excellent travail mérite une petite récompense. Même si en tant qu’enseignant, la plus belle des récompenses reste la réussite ou le merci d’un élève ou de ses parents, une récompense financière est plus que la bienvenue pour valoriser un bon prof. Choquant dites-vous ? Le maillot jaune du tour de France ne gagne-t-il pas plus que le reste de ses compagnons de route qui pourtant font le même nombre de kilomètres que lui ? Les meilleurs sont récompensés et c’est juste !

  27. Joye dit :

    Et sur quels critères va-t-on se baser pour classer ces profs?
    L’originalité ? La réussite en fin d’année ? Les projets ? Des papiers, des préparations ? Les formations suivies ? Qui seront les jurys de cette sélection ? Tirer un enfant vers le haut mais d’où vient-il ? Et s’il vient du fond et que l’on réussi à l’emmener juste à la surface?

  28. monique dit :

    Quand peut-on dire qu’un enseignant est « excellent » ?Personne n’est parfait ! Aussi utilisons l’argent à l’encadrement, ce sera bien plus utile que de mettre en compétition des enseignants !

  29. Burick dit :

    Moi je pense qu’il faudrait commencer par travailler un peu plus au mérite en ce qui concerne les désignations ! Je suis une jeune prof (deuxième année) motivée et j’adore mon école mais comment avoir envie de m’investir à 100% quand je sais qu’un autre enseignant peut prendre ma place à tout moment alors qu’il est peut-être moins motivé, tout ça sous prétexte qu’il a plus d’ancienneté que moi ? Pour que les profs s’investissent plus, je pense qu’on devrait avant tout travailler un peu plus comme dans le privé : tu fais bien ton travail, on te garde ; tu le fais mal, on te vire !

  30. pascal dit :

    Une prime, je ne sais pas… Mais une évaluation fréquente et une remise en question de la nomination à vie, je signerais pour.
    Nous connaissons tous des enseignants qui sont la honte de notre profession.

  31. Alain D dit :

    Comme à chaque fois, les petites écoles seront largement ignorées dans ce genre de projet. Pourquoi demander aux juges de se rendre dans une école avec 2 ou 3 instits alors qu’ils peuvent en voir 12, 24, même plus dans une autre. C’est comme pour les TIC : les grandes écoles qui sont déjà équipées le seront encore mieux, les autres… si on a le temps et surtout l’argent … mais promis avant 2025 !
    Et secundo, si un directeur aime un tel enseignant et un peu moins un autre, vous croyez sincèrement que le 2ème aura la prime ?
    Et 3ème chose, vous ne trouvez pas que les parents vont réellement se moquer de nous ? On sera encore plus ridicule que nous ne le sommes déjà…
    Et je terminerai par la 4ème : si dans une école, un instit de 6ème A reçoit la prime mais pas son collèguede 6B, l’année suivante, qui aura tous les enfants ? Avons-nous besoin d’être classé comme dans un concours ou une compétition ? Car croire que personne ne sera au courant est une bêtise…

  32. Lnival dit :

    Pourquoi ne pas dépenser cet argent à contrôler et secouer les profs qui justement se foutent des élèves ?

  33. junker Sabine dit :

    Ma plus belle prime, c’est le plaisir que je ressens à vivre dans ma classe avec mes élèves. Avoir hâte que les congés se terminent pour retourner en classe. C’est le sourire d’un parent qui est reconnaissant, c’est la confiance de ma direction et le respect de mes collègues. Je trouve qu’on perçoit un salaire correct et je refuse de faire la course à la prime. A bon entendeur ;-)

  34. Clabots dit :

    Bonjour,
    Je suis effrayée par les commentaires insultants vis-à-vis du corps professoral.Et la prime à l’excellence n’est qu’une insulte de plus.C’est laisser penser que la plupart des professeurs ne font pas le maximum. Croyez-moi, ils font ce qu’ils peuvent dans un système complètement tordu. Il est grand temps d’ôter toute compétitivité du système scolaire. Ce n’est que de cette manière que nous formerons réellement les jeunes. Notre système est pourri par la marchandisation. Bien à vous tous.

  35. Je me retrouve assez bien dans ce profil. Il est vrai que dans le privé, les bons éléments sont récompensés. Doit-on accentuer pour autant le caractère « privé-atisation » de l’enseignement ? Je n’y adhère pas vraiment.
    Comment être équitable, comment ne pas éviter les tensions entre collègues? Si la récompense est minime, cela vaut-il la peine de mettre ce projet en application s’il crée des catégories de profs avec toutes les dérives que cela pourrait entraîner??

  36. Ridha Abdellaoui dit :

    Autant qu’une idée, c’est de l’idéalisme mais je pense qu’elle ne soit pas aisément pratiquée faute de mauvaise interprétation et des injures qu’elle peut causer au staff des enseignants puisque nous allons avoir des enseignant(e)s excellent(e)s et d’autres ‘faibles’. Alors à quoi servent ces derniers?

  37. sylvie lespes dit :

    Les politiques continuent à nous prendre pour des c… Diviser pour régner et en plus avec quel fric ? On n’a déjà pas assez pour l’utile alors l’agréable… La carotte et le bâton pour faire avancer l’âne… Nous sommes bien au niveau du bac à sable !!!!

  38. farouki dit :

    C’est une excellente idée que de primer et d’encourager les meilleurs enseignants. Peut-être que cette initiative permettra à d’autres de se mettre au travail sérieusement.

  39. Solange Goffart dit :

    Je trouve qu’à la base l’idée n’est pas mal du tout mais comme ont déjà précisé certains collègues, certains savent très bien se vendre et auront dans ce cas plus de mérite que d’autres qui travaillent peut-être vraiment très bien en classe même s’ils ne mettent pas de projets et autres en place. Ce que je tiens néanmoins à ajouter, c’est que l’enseignant voudrait parfois en faire plus que ce qu’il arrive à réaliser au final. Je m’explique : j’ai 2 enfants en bas âge et j’adore mon métier mais le soir en rentrant, il faut d’abord s’occuper de ses chérubins, du ménage etc. Quand ils dorment, tard le soir, on peut ENFIN commencer à effectuer ses prépas car pendant les premières années dans l’enseignement, on donne souvent de nouveaux cours qu’on n’a jamais donné auparavant et qu’il faut préparer. Il ne s’agit pas de bâcler mais il faut donner un enseignement de qualité. Alors s’il faut encore mettre des projets et autres choses en place, ce n’est pas une question de mauvaise volonté, mais on a aussi un chouia de vie familiale même si ce n’est pas si facilement conciliable.