Quelques semaines après les remous observés à l’Athénée de Jemeppe-sur-Sambre, voilà les enseignants de l’Athénée royal de Welkenraedt qui, à leur tour, ont décidé de mener, ce jeudi, une journée de grève pour protester contre l’attitude de leur nouvelle direction. Ils étaient une cinquantaine ce matin à se croiser les bras devant les portes de leur établissement. Certains cours étaient tout de même assurés par des professeurs non grévistes.
Une communication difficile…
Depuis l’arrivée, l’année dernière, de leur nouveau préfet, des tensions sociales sont apparues au sein de l’école. Le problème serait avant tout relationnel, comme le confirme Olivier Bouillon, permanent régional CGSP, au micro de Télévesdre :
On a eu toute une série de rencontres avec le préfet pour essayer de trouver un arrangement ou des solutions au problème relationnel qui est vécu ici au sein de l’établissement. Jamais on n’a eu de réponse favorable ou de solution qui permettait aux personnes de poursuivre leur carrière dans des conditions satisfaisantes. Ce qui se passe ici, ce sont des brimades, du harcèlement moral, des intimidations… Tout ce qui peut mettre les enseignants en difficultés dans l’accomplissement de leur tâche.
Un préfet réputé travailleur
Mais attention, les professeurs ne réclament pas nécessairement la tête de leur préfet. Charly Roland, permanent régional CSC :
On veut qu’il y ait une amélioration au niveau des conditions de travail des gens, au niveau des relations sociales dans l’établissement. C’est là que ça coince. Dans les assemblées générales, j’entends peu de personnes qui remettent en cause son travail pour l’école… mais la manière de communiquer pose un vrai problème. Il y a des gens qui sont littéralement terrorisés, qui n’arrivent plus à s’exprimer, qui n’osent plus prendre position… même dans une assemblée de profs, par peur de représailles éventuelles.
La Communauté française a lancé une commission d’enquête. Pas suffisant pour les syndicats!1
Nous voulons que la direction soit mise sous tutelle afin de retrouver un climat de travail serein à Welkenraedt.
Et il y a urgence : 10 personnes seraient actuellement sous certificat médical et plusieurs professeurs auraient déjà fait une demande de mutation ou de départ anticipé. La direction n’a pas souhaité faire de commentaires.
De leur côté, si rien ne bouge, les profs sont prêts à poursuivre leurs actions.2
Vos commentaires