Enseignons.be au coeur des désignations

designationsNous l’attendions depuis longtemps, nous l’avons eu… Quoi donc? Un petit entretien avec quelques représentants de la Cellule Désignations de la Communauté française. Et c’est le 14 décembre que nous avions rendez-vous pour leur poser nos questions… enfin, celles de nos utilisateurs plutôt. Le moment est historique! Nous en avons conscience. Dans quelques minutes, nous rencontrerons « la voix »1 … celle dont on attend l’appel parfois tout un été et que l’on aime et redoute tout à la fois.

La voix

Ce matin, c’est avec Christophe Paulet, ex-désignateur pour la zone Verviers et Surekha Hogge, désignatrice pour la zone de Liège que nous avons rendez-vous au cabinet de la ministre Simonet. Une fois arrivés dans le hall d’entrée, nous nous présentons à l’une des six personnes responsables de l’accueil, chacune disposant d’un téléphone et d’une petite pancarte désignant pour quel ministre elle officie. Et il ne faut pas se tromper.

Un classement des « articles 20″?

La première tentative est la bonne (chouette!). Nous devons nous rendre au dernier étage. Un petit badge… et direction l’ascenseur. Il ne reste plus qu’à trouver le bon bureau… c’est fait! On peut commencer. Déjà, merci à vous de nous recevoir et de nous consacrer un peu de temps pour répondre à quelques questions de nos utilisateurs sur le forum et notre page Facebook. Expliquez-nous… les désignations, c’est qui et que font-ils?

Christophe Paulet : Avant tout, je voudrais rappeler que les services des désignation, depuis toujours attachés au cabinet des ministres de l’enseignement, ont été transférés vers l’administration. C’était une volonté de la ministre de mettre un terme à la « double casquette » ministérielle qui est à la fois pouvoir subsidiant et régulateur pour tous les réseaux, mais également P.O. pour l’enseignement de la C.F. Le cabinet a engagé des gens proposés par les trois syndicats. Ceci permettant une réhabilitation du contrôle syndical fin septembre… pour les enseignants mais aussi les écoles qui peuvent introduire une réclamation via leurs syndicats… ou non. Il y a actuellement huit désignateurs, tous issus des syndicats. Ce sont des chargés de mission pour une durée de deux ans

Jonathan Fischbach : Mais qui traite les réclamation et les plaintes? Les désignateurs?

C.P : Non, les réclamations arrivent directement au cabinet de Mme la Ministre et ne sont donc pas traitées par les mêmes personnes. Ce sont elles qui s’informent ensuite et essayent, si nécessaire, de faire bouger les choses.

Attention à la vie privée!

J.F : Beaucoup d’enseignants se plaignent du manque de transparence des désignations. Le classement arrive souvent après que l’enseignant ait été désigné dans un établissement et il n’est pas simple de vérifier si l’on n’a pas été lésé. Car si les syndicats savent que tel ou tel enseignant a bien été désigné, ils ignorent dans quel établissement et pour combien de temps. Ne pourrait-on pas imaginer de rendre ces information publiques? Faire en sorte que chaque enseignant puisse savoir qui est désigné où et quand? Rappelons qu’il n’existe pas de classement des articles 20 également.2

C.P : C’est très compliqué. D’abord pour des questions de vie privée. Ce n’est pas imaginable de communiquer les noms des enseignants et les écoles où ils enseignent. Ensuite, le gros des désignations se fait pratiquement sur un seul mois… En juin, 80% des enseignants sont placés. Et dans les semaines qui suivent, il y a beaucoup de changements afin de justement respecter ces classements. Publier un listing définitif et fiable serait utopique.

J.F : Certains enseignants temporaires se plaignent parfois de la manière dont ils sont traités par leur désignateur. D’autres aimeraient savoir si refuser une désignation peut leur porter préjudice et s’ils peuvent espérer être rappelés malgré tout…

Surekha Hogge : Parfois, on se demande si certains profs ont le sens de la réalité, du terrain. Ils postulent pour un emploi dans l’enseignement, choisissent un réseau, une zone… Et quand on les appelle, ils nous répondent « j’hésite… je vous rappellerai si on ne me propose rien d’autre ». Et nous, alors? Nous fonctionnons sur base des demandes des chefs d’établissement. Et quand on contacte un professeur, il doit être prêt. Certains refusent parfois un emploi parce qu’il est situé à 45 km de chez eux… Alors oui, les status prévoient que le candidat qui n’accepte pas un poste perd sa priorité pour un emploi de la même fonction pour l’année scolaire en cours. Mais attention,  on peut effectivement refuser un poste dans une zone pour laquelle on n’a pas postulé… 

J.F : Et s’il s’agit de circonstances exceptionnelles?

S.H : Il faut aussi se mettre un peu à notre place. Bien sûr qu’il y a des situations délicates et, dans la mesure du possible, nous essayons d’en tenir compte. Mais quand nous contactons un enseignant, nous n’avons pas sa situation familiale ni son bilan de santé sous les yeux. Les désignateurs travaillent par fonction… A partir de là, nous regardons qui est disponible – parfois, c’est une classe de 30 élèves de 2e primaire qui ont besoin d’un instituteur pour le lendemain – en fonction du nombre de candidatures et donc de la position dans le classement. Et si nous veillons à assurer une certaine stabilité pédagogique dans les écoles, on respecte toujours le classement.

« Une petite exception pour moi? »

J.F : Vous rencontrez parfois des difficultés?

S.H : Ce n’est pas toujours simple. Il faut parfois réparer certaines erreurs des candidats. Comme ces jeunes profs fraîchement diplômés qui oublient d’envoyer en juin leur diplôme ou leur attestation de réussite et sont donc classés dans les articles 20. Ou ces professeurs qui assurent des « petits cours » d’une ou deux heures par semaine et qui exigent absolument un temps plein… mais râlent s’ils sont dans plusieurs écoles, ce qui est parfois inévitable. Et puis il y a ceux qui exigent d’être désignés en lieu et place d’un collègue moins bien classé… même s’il s’agit d’un remplacement de très courte durée. Parfois, il suffirait d’un peu de patience car un remplacement plus long est parfois en vue pour ces enseignants trop pressés. Je dis donc que si le statut doit être respecté, il faut aussi veiller à la stabilité pédagogique. Les désignateurs doivent agir en bon père de famille.

C.P : C’est amusant car certains profs qui nous téléphonent nous disent « il y a le respect des statuts, c’est très bien… mais on ne pourrait pas faire une petite exception pour moi? »

J.F : Vous avez beaucoup d’enseignants à désigner chaque année?

S.H : Sur la zone de Liège, ils sont entre 5 et 6.000 chaque année à attendre une désignation. C’est du travail d’essayer de satisfaire tous ces enseignants… mais on y arrive. La force de la Communauté française, c’est son réseau et ses nombreuses écoles. Mais c’est aussi sa faiblesses, évidemment.

J.F : Les enseignants vivent parfois très mal d’être désignés dans une école A le lundi puis déplacés dans une école B quelques jours plus tard… Vous le comprenez?

S.H : Bien sûr! Mais quand on fait sauter une personne, ça n’a rien de personnel. Nous, on ne voit que des chiffres sur notre ordinateur… cela n’a rien à voir avec les compétences de la personne. C’est que à un moment donné, il a fallu déplacer un enseignant plus ancien.

J.F : Et le téléphone qui sonne, qui sonne… C’est difficile de vous joindre!

S.H : Vous imaginez le nombre de personnes qui essayent de nous contacter fin d’année et quelques jours avant la rentrée? Faites passer le mot : préférez le mail au téléphone!

Rappelons également aux jeunes enseignants que l’ancienneté acquise dans un réseau ne sera pas valorisée dans un autre… sauf au niveau salarial. Travailler deux ans, par exemple, dans le réseau provincial ne donne aucune priorité statutaire sur un jeune enseignant fraîchement diplômé et convoitant, comme vous peut-être, une place dans le réseau de la Communauté française. Beaucoup de professeurs l’ignorent encore…

  1. C’est Charlotte Charpot dans son témoignage « Madame, vous êtes une prof de merde » qui comparait les désignateurs à la voix de Loft Story qui, tout au long du jeu, impose des commandements que les candidats doivent suivre s’ils ne veulent pas être pénalisés. []
  2. M. Marco Mattei souhaitait sur notre page Facebook « un classement pour savoir où nous sommes par rapport à d’autres collègues de la région, de la disponibilité pour les direction autant que pour les profs ». []

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15 réponses à Enseignons.be au coeur des désignations

  1. Steph dit :

    Je cite Madame Hogge : « Vous imaginez le nombre de personnes qui essayent de nous contacter fin d’année et quelques jours avant la rentrée ? Faites passer le mot : préférez le mail au téléphone ! » Suivre ce conseil m’a valu d’attendre en vain pendant 2 mois une réponse d’un de ses collègues… Deuxième (et dernière) remarque concernant ma petite expérience personnelle : dès leur entrée dans le système, « on » (=les collègues plus anciens) conseille -à tort ou à raison?- aux petits nouveaux de ne surtout pas se faire oublier par le désignateur, de se manifester sans relâche pour ne pas « se faire oublier », ne pas « passer en dessous de la pile »… ce petit jeu ne fait évidemment que renforcer les sollicitations des désignés envers les désignateurs !

    Je clôture bien vite la parenthèse de mon petit coup de g… personnel pour prendre un peu de recul : ce n’est pas contre les désignateurs que j’en ai, mais contre le système des désignations tel qu’il est organisé! (Eux non plus, quand ils « font sauter une personne, ça n’a rien de personnel »)
    Madame Hogge le dit elle-même : « Nous, on ne voit que des chiffres sur notre ordinateur ». Et c’est bien là qu’est le problème : ils sont bien éloignés des réalités du terrain (comment en serait-il autrement, vu la manière dont les choses sont organisées ?). Cela entraine parfois des aberrations qui se font ressentir douloureusement dans le quotidien des profs et des écoles. Puisqu’un temporaire ne représente qu’un chiffre, un numéro « à caser » pour « boucher un trou », qu’il fasse une seule école proche de chez lui ou 3 écoles éloignées les unes des autres avec des contraintes horaires énormes, cela reviendra administrativement au même…Qu’on le désigne au mois de juin ou qu’on le prévienne à la veille de la rentrée de septembre, cela ne change rien pour Bruxelles… Mais sur le terrain, les situations ne seront pas vécues de la même manière!
    Madame Hogge est confrontée à certains profs qui n’ont pas le sens de la réalité ; de l’autre côté de la barrière, j’ai plusieurs fois été confrontée à des situations administratives kafkaïennes dans lesquelles étaient empêtrés des temporaires suite à une désignation, situations auxquelles il aurait été possible de remédier avec un minimum de flexibilité (en respectant les statuts !) … flexibilité que le système rigide des désignations interdit !

    Une dernière chose : Monsieur Paulet ne me convainc pas du tout quand il dit qu’il serait très compliqué de rendre le système des désignations plus transparent. En ce qui concerne la vie privée, je ne vois pas en quoi cela poserait problème qu’on sache que telle ou telle personne travaille dans telle ou telle école (ou alors, suis-je naïve en laissant mon nom apparaitre sur le site internet de l’école dans la rubrique « membres de l’équipe éducative »?) : de toutes façons, ces informations finissent toujours bien par se savoir. De plus, même si les désignations se font dans l’urgence, je ne vois pas en quoi cela empêcherait un listing « en temps réel » des professeurs désignés (listing qui ne serait évidemment par principe jamais définitif) : à l’ère de l’informatique, c’est technologiquement possible!
    Je suis convaincue que la Communauté française y perd en maintenant cette obscure nébuleuse autour des désignations : cela ne fait que renforcer la suspicion des désignés, puisqu’ils n’ont aucun moyen de savoir si leurs droits sont effectivement respectés. Ils doivent donc s’en remettre à un système complètement déshumanisé par son fonctionnement : comment voulez-vous qu’ils se sentent en confiance ! C’est d’autant plus regrettable que je suis persuadée que la grande majorité des désignations se déroule sans qu’on puisse reprocher quoi que ce soit aux désignateurs (qui respectent les statuts, etc.) : alors, pourquoi entretenir ce sentiment « qu’il y a quelque chose à cacher »?

    Madame Simonet propose des pistes pour améliorer la carrière des jeunes enseignants : je lui suggère d’ajouter à sa liste la refonte complète du système des désignations. Les jeunes enseignants qui nous rejoignent ont besoin de se sentir intégrés par leur employeur, pas de s’imaginer à la merci d’un système déshumanisé ! Beaucoup trop de jeunes désertent la profession dès le début de leur carrière : le système des désignations tel qu’il fonctionne actuellement en est en partie responsable.

  2. Anonyme dit :

    « Il y a le respect des statuts, c’est très bien…mais on ne pourrait pas faire une petite exception pour…mon petit protégé. »
    C’est sans doute de la science-fiction !

    Faites passer le mot à ce service de syndicalistes :
    « Arrêtez de prendre les gens pour des c***s! »

  3. lol dit :

    Nous restons opaque pour la sauvegarde de la vie privée. Il est évident qu’il est difficile de savoir que M. Tartempion travaille dans l’école X, là je comprends que la vie privée de cet individu est vraiment menacée, j’espère que les droits de l’homme ont mis du monde sur le coup.
    Dommage que la justice ne fonctionne aussi discrètement pour l’anonymat des témoins lol.
    C’est fou dans les administrations, même privées, comme il est difficile d’avoir accès à l’information. Allez continuer à magouiller…
    Vive la transparence et la démocratie !

  4. Catherine dit :

    « Certains refusent parfois un emploi parce qu’il est situé à 45 km de chez eux… » => Je fais partie de ceux-là, j’ai osé refuser un emploi proposé le mercredi 10h pour commencer ce même jour à 64km de chez moi pour travailler dans 3 écoles primaires différentes (alors que je suis formée pour le secondaire). Vais-je passer à la trappe ??? Je ne roule pas à l’eau et mes kilomètres ne sont pas remboursés, alors…Ils ne voient pas les situations familiales, certes, mais ils pourraient avoir une idée plus exacte de la géographie de leur province alors !

  5. lol dit :

    Si c’est transparent, pourquoi ne pas gérer les désignations par une bande de données informatisées !
    Un important problème pour les jeunes enseignants c’est d’avoir le nombre de jours nécessaires pour être classés (si c’est toujours le cas) car là le piston joue à fond. Dur d’avoir une carrière complète pour la pension !

    La majorité de nos compatriotes ignore les beautés de notre profession et ne pense pas une seconde que beaucoup d’enseignants travaillent dans plusieurs écoles avec des horaires incomplets (salaire proportionnel …) et ça peut durer. Pas besoin de parler des cours pas du tout en rapport avec notre formation etc.

  6. Bé@trice dit :

    Je suis professeur de religion protestante nommée pour 22 périodes. Quand il me manque des périodes, on me réaffecte n’importe quand et n’importe où… dans ma province, hors de ma province, près de chez moi…. loin de chez moi pour deux périodes. Je chasse des gens qui étaient en place, dans leur village et qui sont déplacés bien loin… Et il reste des périodes non attribuées tout près de chez moi… Cherchez l’erreur ?????? C’était plus simple quand les inspecteurs étaient impliqués dans les réaffectations car ils avaient l’expérience du terrain et la réalité des déplacements…. qui ne sont pas remboursés…. Bon WE à tous.

  7. Ahah dit :

    « préférez le mail au téléphone ! »
    J’adore cette phrase… Premièrement, nous sommes bien obligés de préférer ce mode de communication…le téléphone sonne toujours occupé !! Deuxièmement, je les comprends, vu qu’ils mettent en place une réponse automatique, ainsi ils ne sont pas ennuyés par nos demandes…
    Je comprends que certains enseignants désertent la profession rapidement… A ce rythme là, je vais bientôt être un de ceux-là!

  8. Béa dit :

    Bonjour, en tant qu’enseignants à titre temporaire, nous nous décourageons très souvent et envisageons d’abandonner l’enseignement par manque de clarté au niveau de nos dossiers,de nos affectations d’années en années, le fait de devoir faire plusieurs établissements pour obtenir un mi-temps ou temps plein, sans compter l’attente infernale pendant les congés pour savoir où nous allons être envoyés et aussi va-t-on obtenir une désignation …
    Un classement ou un endroit visible en ligne par les enseignants serait une bonne chose…tout comme une liste des établissements qui sont à la recherche de personnel… Voici quelques suggestions personnelles.
    Merci de m’avoir lue !

  9. cadonati dit :

    Je suis enseignante en langues germaniques et pour ma part j’ai toujours trouvé quelque chose à « me mettre sous la dent ». Je suis tout à fait d’accord lorsque vous dites qu’il faut être patient. Je comprends que je ne suis pas la seule et aussi les jeunes devraient comprendre qu’il faut faire des sacrifices pour avancer dans la vie et ne pas toujours faire la fine bouche.

  10. Josy dit :

    « Rappelons également aux jeunes enseignants que l’ancienneté acquise dans un réseau ne sera pas valorisée dans un autre…  »
    Voilà encore un anomalie… Si je suis disponible et que la Province me propose un poste, je dois décliner l’invitation au cas où un emploi serait disponible quelques semaines plus tard en CF. Dans le cas inverse, je devrais abandonner cet intérim après quelques jours ou quelques semaines afin de ne pas perdre ma priorité ce qui est tout sauf pédagogique.
    Il serait temps de revoir ce système ce qui éviterait sûrement à des élèves de rester sans prof…

    • Travailler chez Mobistar ou chez Belgacom, c’est toujours vendre des téléphones, mais pas chez le même employeur. Les réseaux souhaitent fidéliser leurs enseignants, c’est ce qui explique que le calcul de l’ancienneté se fasse PO par PO. Enseigner c’est aussi adhérer à un projet éducatif et à un projet d’établissement ce qui est plus difficile à mettre en place avec un personnel trop mobile.

      • joke dit :

        « Enseigner c’est aussi adhérer à un projet éducatif et à un projet d’établissement ».
        C’est ce qu’on faisait croire au début du siècle passé. Combien d’enseignants lisent (pas plus) ces projets ? Quand c’est le cas, les différences sont ridicules, ce qui changent c’est la forme, non ?

  11. Jocelyne dit :

    Le mail ? Je pense que quand on envoie un mail, la moindre des choses serait d’en accuser réception. Le nombre de mails laissés à Madame Hogge … en vain. Je n’ai jamais eu, ne serait-ce qu’un accusé de réception (même « modèle type ») de sa part. Alors je me suis rabattue sur le téléphone mais voilà … quand on dérange, on nous le fait  » bien sentir ». Alors que faire pour être sûr d’être « lu » ???

  12. Aubépine dit :

    Il faut le lire pour le croire. Cette chère Madame Hogge, qui ne cesse de dénigrer les art 20, elle oublie un peu trop vite qu’elle le fut !!! Envoyez un mail ??? Bien sûr, mais n’attendez aucune réponse………..