Enfant hospitalisée : une école se mobilise

cadeauUne petite école fondamentale dans la commune de Warneton a décidé de se mobiliser pour venir en aide à l’une de ses institutrices dont la petite fille de 8 ans, victime d’un accident domestique, est actuellement hospitalisée après avoir été gravement brûlée. Placée en chambre stérile, l’enfant devra encore subir de nombreuses greffes sur tout le corps et restera donc alitée plusieurs mois.

Quid de la perte de salaire?

Une situation difficile pour ses parents. La maman, qui a également souffert de brûlures, souhaiterait rester au chevet de sa fille… mais ses jours de maladie seront bientôt épuisés. « Et le congé pour « assistance médicale » n’est pas envisageable pour cette famille au vu de l’importante perte de salaire qu’il engendre, nous explique une de ses collègues. Des frais importants sont à supporter par cette famille suite à cet accident (hélicoptère déplacé pour E., dégâts à leur habitation, frais de déplacements, de séjour et de nourriture pour la maman au chevet de sa fille…). »

En France : la loi Mathys

Les enseignants de l’Institut Saint-Henri ne veulent pas rester les bras croisés. L’idée d’offrir à leur collègue un jour de congé chacun, puisé dans leur pot « maladie », leur a un temps semblé possible. Chez nos voisins français, un salarié est en droit de donner anonymement une partie de ses jours de repos à un(e) collègue devant s’occuper d’un enfant très gravement malade. Mais il s’agit de RTT (récupération du temps de travail) et non de jours de maladie. Le texte de loi, voté en janvier dernier, avait été inspiré de l’histoire de Christophe Germain, un salarié de l’entreprise Badoit, qui avait bénéficié de 170 jours de RTT donnés par ses collègues, grâce au feu vert de son entreprise, et avait pu rester en permanence au chevet de son fils de onze ans, Mathys, atteint d’un cancer et hospitalisé à domicile jusqu’à son décès fin décembre 2009.

Des dizaines de personnes – une majorité d’enseignants – se seraient déjà manifestées, assurant qu’elles étaient prêtes à faire un don. Mais en Belgique, il n’existe aucune législation qui autoriserait un employé à offrir une de ses journées de congés. Renseignements pris auprès du service juridique du Segec, le système serait très difficile à appliquer. D’autant qu’on parle ici de puiser dans les jours de maladie… qui ne sont pas évidemment pas des jours de récupération. Du côté des syndicats, on suggère plutôt à ces instituteurs et institutrices de mettre en place des activités visant à récolter des fonds… qui serviront à combler la différence entre le traitement normal que toucherait cette maman si elle reprenait le travail et son allocation pour assistance médicale (environ 700 euros/mois versés par l’Onem).

Une démarche positive selon le cabinet

Un courrier a été envoyé ce vendredi à la Ministre de l’Enseignement, Marie-Dominique Simonet (CdH), où l’on nous a dit qu’il avait été transmis, pour avis, au directeur de cabinet. L’initiative serait cependant accueillie avec bienveillance.

En attendant, la petite école de Warneton, soutenue par sa direction et son pouvoir organisateur, cherche des idées pour venir en aide à cette famille. Une pétition en ligne sera peut-être créée, ainsi qu’une page Facebook où vos messages de soutien pourront être déposés. Enseignons.be vous tiendra au courant et reste à votre disposition.



Vos commentaires

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  1. Pannecouke dit :

    A tous les enseignants….Partager svp !!!!! Réfléchissez…Et si cela vous était arrivé ???? Faites un petit don d’un jour de maladie….Cela ne changera pas votre vie, mais peu changer la leur !!!!! MERCI !!!!!

  2. boucq dit :

    Devise : l’union fait la force !!!!! Alors acceptons que les professeurs s’unissent pour la bonne cause ! Une dérogation gouvernementale ne doit pas être si difficile à signer je crois, messieurs et mesdames les ministres.
    Dédé

  3. NADIA dit :

    Je ne suis pas encore enseignante mais si je pouvais donner un jour de congé d’où je suis, je le ferais sans hésiter une seconde.

    Bon rétablissement à cette petite et à sa maman.

    Bon courage à toutes les 2.

  4. Berthoumieu Nadine dit :

    Faut-il être enseignant pour donner un jour de congé ?
    Mesdames et messieurs les enseignants, pensez à votre collègue qui a besoin de votre soutien; essayez d’imaginer si vous étiez à la place de cette maman, si votre enfant avait besoin de vous.