Et toujours cette pénurie de professeurs et instituteurs

penurieLe gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a arrêté ce jeudi la liste des fonctions touchées par la pénurie pour l’année scolaire 2011-2012. Le constat est hélas le même que l’an dernier, à pareille époque : tant les instituteurs que les professeurs du secondaire restent des perles rares… et ce dans tous les réseaux. Si les profs de langues, de sciences et de mathématiques sont toujours très recherchés, les écoles ont également besoin de professeurs de morale et de cours techniques… Voyons ça dans le détail :

Enseignement organisé par la FWB : au niveau fondamental, la demande est forte pour les instituteurs primaires, les maîtres de morale et les maîtres de seconde langue. Au secondaire, on aurait besoin de davantage de professeurs de français, de langues germaniques et ancienne, de mathématiques, de sciences, de morale et de cours techniques et de pratique professionnelle en économie domestique. A Bruxelles (zone 1), Huy-Waremme (zone 3) et dans le Hainaut occidental, on manque aussi de professeurs d’éducation physique féminins (DI et DS). Les infirmières, logopèdes et kinésithérapeutes sont très recherchés dans le secteur paramédical.

Une forte carence dans les cours techniques

Enseignement officiel subventionné : dans le fondamental, toutes les provinces connaissent une pénurie d’instituteurs. Bruxelles est particulièrement touchée et recherche des instituteurs pour les classes de maternelle… et de primaire, tout simplement…. mais aussi des instituteurs en immersion (néerlandais, langue des signes). Ajoutons aussi les maîtres de psychomotricité, de seconde langue, d’initiation musicale, de morale, de cours spéciaux (éducation physique)… Bref, la totale! Au secondaire, la situation varie peu selon les provinces. Oui, les profs de maths, de sciences et de langues sont aussi rares que les rhinocéros blancs encore en liberté… Mais Bruxelles cherche également des profs d’histoire, de géographie, de religion catholique, de sciences économiques, de sciences humaines… Pour les cours techniques et de pratique professionnelle, il serait impensable de ne pas trouver de travail si vous avez des compétences en carrelage-plafonnage, chimie appliquée, secrétariat-bureautique, électricité, horticulture, boulangerie, électronique automobile… et la liste est longue. A Namur et dans le Luxembourg, la pénurie de professeurs de cours généraux (ou généreux, c’est selon) semble moins préoccupante. L’enseignement artistique à horaire réduit est lui à la recherche de professeurs de musique, de danse (classique et contemporaine), de diction, de déclamation…

Enseignement libre subventionné : on note une pénurie d’instituteurs en immersion et de maîtres de seconde langues au fondamental. Dans le secondaire, ce sont toujours les même profils qui sont recherchés, c’est-à-dire des enseignants pour les disciplines suivantes : français, mathématiques, langues germaniques, sciences. Namur semble épargnée, n’ayant elle besoin que de professeurs de langues. Le Hainaut est particulièrement demandeur de profs de cours techniques (couverture, restauration, bois…).

Bien sûr, nous entendons déjà certains se dire « ils parlent de pénurie mais c’est parfois difficile de trouver un remplacement et/ou un poste stable. » Rappelons juste que« pénurie » ne signifie pas obligatoirement « travail garanti » pour tous les enseignants, malheureusement. Les phénomènes de pénurie dans l’enseignement sont difficilement quantifiables. Ils varient d’une zone à l’autre, d’une fonction à l’autre, d’un réseau à l’autre et d’un… moment à l’autre. Rares sont les écoles qui n’arrivent pas à compléter leurs équipes le 1er septembre. Mais quelques semaines plus tard, il est déjà difficile de dénicher le ou les enseignants qui viendront, au pied levé, remplacer tel enseignant malade ou telle autre en congé de maternité.

Des enseignants plus exigeants

Une des conséquences de cette pénurie est le recours de plus en plus fréquent aux articles 20, ces enseignants qui ne possèdent pas de titre pédagogique. Actuellement, on en compterait entre 20 et 30% en moyenne dans nos écoles. Mais dans les établissements jugés « difficiles », ils sont parfois majoritaires. Leur nombre est en augmentation constante ces dernières années… ce qui alarme certains observateurs, qui craignent une dévalorisation du métier et une baisse de la qualité de l’enseignement.

Autre tendance notable, l’attitude de ces enseignants qui, conscients de leur valeur sur le « marché » de l’éducation, n’hésitent pas à faire la fine bouche ou à se « vendre » au plus offrant. Dénicher un remplaçant en maths ou en langues pour deux ou trois semaines seulement est donc devenu un vrai parcours du combattant pour les chefs d’établissement. Les jeunes ne se déplacent plus pour des intérims de moins d’un mois et sont de plus en plus exigeants. A la Fédération Wallonie-Bruxelles, la cellule chargée des désignations des enseignants temporaires s’entend parfois répondre que le poste proposé est « trop éloigné du domicile » – parfois seulement quelques kilomètres aller-retour – ou simplement « que l’on attend encore des nouvelles pour un autre poste… et donc que l’on rappellera plus tard si rien ne se présente. » La pénurie a-t-elle rendu les profs plus difficiles? Sans doute ne font-ils qu’appliquer le célèbre syllogisme « tout ce qui est rare est cher ». Pas étonnant dans ces conditions de les voir lutter pour les places dans les écoles réputées… Mais comment inverser la tendance?

J. FISCHBACH


Vos commentaires

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  1. génial dit :

    Comment inverser la tendance ? lol
    It’s a joke ?
    En donnant les moyens aux enseignants de donner cours !
    Dans beaucoup d’écoles, mêmes dites réputées, on ne sanctionne plus les élèves qui n’ont plus leurs cours, leur journal de classe, ne font pas leurs préparations …
    Les sanctions sont gardées pour le racket, les coups, … Un élève « normal » est-il encore en sécurité ? Nous sommes loin des beaux projets d’école qui prônent tous un développement harmonieux, équilibrés …
    Je ne parle pas des excuses bidons des parents pour couvrir leurs enfants ni des certificats de complaisance des médecins.
    Comme le disaient nos éminents pédagogues, il faut s’adapter aux élèves … mission accomplie ou en tout cas, nous sommes sur la bonne voie.

    • Buysse dit :

      Tout à fait d’accord avec vous. Après avoir envisagé des pistes avec des médiateurs, des formations, des projets de divers horizons, j’en suis réduite à me dire que l’on va droit dans le mur pour les prochaines générations et que nous allons nous retrouver avec une société qui fait froid dans le dos. Notre mission s’arrête là où devrait commencer celle des AUTRES.

  2. Lucky dit :

    Pénurie annoncée dès 1990 au vu des statistiques d’âge des profs en fonction… Qu’a fait le politique ? Evidemment ignorer le problème comme d’habitude…

    Mais tout va très bien, Madame la Marquise… On va construire de nouvelles écoles à Bruxelles, donc tout va très bien !!!

    On est face à une dualisation de l’enseignement : les jeunes profs ayant le choix se dirigeront vers les « bonnes écoles » (c’est déjà le cas… interrogez les jeunes profs, c’est édifiant) et les autres n’auront que les moins bons profs quand ces écoles auront la chance d’en trouver…

    Quel va être le niveau de ces écoles ? Le niveau des enquêtes PISA n’est pas prêt de s’améliorer… La moyenne va encore être tirée vers le bas avec ces écoles… alors que les « bonnes écoles » ont déjà actuellement d’excellents résultats (Qui en parle ?).

    Il est déjà trop tard pour réagir pour cette génération-ci… mais pour la génération suivante, il est plus que temps de réagir… Il faudra en effet 20 ans pour corriger la situation… (changer le système éducatif, révaloriser la profession, motiver élèves, parents et professeurs par un grand projet, etc.)

    Que va faire le politique ? Attendre les prochaines élections ?

    • amasis dit :

      Je suis entièrement d’accord avec votre analyse.
      Je me permets juste de répondre, juste mon avis, à votre dernière question.
      Ce que va faire la politique est très simple.
      Madame la ministre (ou la sinistre, c’est selon) va résoudre le problème du manque de professeurs d’histoire et de géographie. Elle va supprimer ces cours pour les élèves de l’enseignement qualifiant et professionnel. Ainsi, moins de besoin en professeurs, donc, pénurie réduite…
      Sans parler du fait qu’une éducation et un enseignement en sciences humaines ne sert strictement à rien pour les élèves suivant ces filières (c’est bien connu).

      Je pense que nous ne sommes pas encore au bout de nos peines…

  3. Sylviane dit :

    Quand nos responsables comprendront-ils que de faire travailler les gens dans des conditions déplorables, sans matériel et soutien valables, les gens même les plus motivés ne resteront plus dans ce métier. Quand cesseront-ils de penser que parce que nous travaillons dans des écoles, ils peuvent nous traiter comme des enfants ?
    Vous voulez un enseignement de qualité ? Mettez-y le prix, revalorisez les instituteurs et les professeurs, cessez d’imposer des mesures soit disant pédagogiques pour faire des économies. Les dépenses faites pour l’éducation sont des investissements pour notre avenir à tous, et remettez les parents dans leur rôle de parents !

  4. Steph dit :

    Ne pourrait-on pas changer le titre de cet article ? « Pénurie de bouche-trous » serait plus approprié que de parler de « pénurie de professeurs et instituteurs », non ? Je cite l’article : « Rares sont les écoles qui n’arrivent pas à compléter leurs équipes le 1er septembre »… Il n’y a pas de pénurie de professeurs, mais de remplaçants, c’est complètement différent !
    Comment s’étonner qu’un jeune enseignant qu’on appelle pour la première fois au mois de mai pour un remplacement de quelques semaines refuse l’intérim, s’il a trouvé entre-temps un job alimentaire (à la caisse d’un supermarché, par exemple) pour un contrat plus long (je ne cite ici qu’un cas que j’ai connu.) ?

    « Comment inverser la tendance ? » En réformant en profondeur le système des remplacements, par exemple ! Les situations professionnelles les plus difficiles (« débarquer » dans une classe pour remplacement) sont laissées au soin de ceux d’entre-nous qui sont les plus vulnérables et les moins expérimentés. Et on s’étonne encore que la profession soit désertée par les jeunes enseignants?

    Par qui seront remplacés ces jeunes enseignants arrivant motivés et plein d’idéal, mais si vite désabusés ? Par d’autres qui « viendront voir ce que c’est », parce que « on a plein de congés dans l’enseignement » ? Ceux qui tiendront le coup seront ceux qui prendront le plus de recul, pas ceux qui s’investiront le plus, malheureusement. L’enseignement ne sera plus un « métier », mais un emploi que l’on exercera pendant une courte durée (en « intérim »).

    Quand les idéalistes auront déserté et auront laissé la place à d’autres dont la motivation première n’est pas d’enseigner, quand l’expression « feu sacré » n’aura plus de sens dans notre profession, ce ne sont pas que les professeurs qui pourront pleurer, mais toute la société. Ah, on fonce droit dedans ? Eh bien je pleure, et la société ne voit rien…

    • jacqueline D. dit :

      Je suis d’accord à 100% avec votre analyse, Steph. Sauf pour certaines fonctions très précises, il n’y a pas de « places ouvertes », mais bien un manque criant d’intérimaires. Si au moins le recrutement et le payement de ces intérimaires étaient gérés par une sorte de grande agence d’intérim et si le moindre intérim était comptabilisé dans l’ancienneté de fonction (qui permet d’être nommé, quel que soit le réseau dans lequel on l’effectue), cela irait déjà (un peu) mieux.

    • Merci pour ce partage ! Ca donne à réfléchir ! Et en même temps, j’imagine que ce n’est plus de la réflexion dont vous avez besoin mais d’ACTION ! Puissiez-vous être ENTENDU ! Bien à vous !

  5. laurent dit :

    Génial : excellente analyse de la situation !

    • marie dit :

      Tout à fait d’accord avec ce qui est dit précédemment. Et si on rendait l’école aux profs ? La profession serait peut-être plus attractive. Les anciens élèves ont tous bien compris, surtout quand ils étaient dans le secondaire, que les profs n’étaient plus que des cibles faciles. Qui aurait envie d’être sans arrêt mis sur le billot par des accusateurs qui n’y connaissent rien ?

  6. dodo dit :

    Quelques remarques ainsi en passant :
    d’après Isabelle Fillilozat dans son livre sur l’intelligence du coeur, je cite : à l’école on apprend que 10 pour cent de ce qu’on a besoin dans la vie.
    D’après J. Stordeur, formation focef 2012, en s’adressant à une centaine d’instituteurs, je cite : 50 pour cent de votre travail ne sert à rien.
    C’est trop facile de remettre tout sur le dos des autres, je dirais même que c’est de la « lâcheté ».
    Une institutrice me demande de donner des cours à un de ses élèves en difficulté en ajoutant : « Je lui donnerais bien cours à midi mais avec la même méthode, je ne sais pas si cela fonctionnera. » Et ce dans un milieu favorisé.
    Bien sûr, il y a des enseignants qui « souffrent » en travaillant.
    De toute façon, l’être humain est ainsi, ce n’est pas de ma faute, c’est de la faute de l’autre.
    J’ai fait une remarque sur une leçon où il y avait une erreur, j’ai vu la réponse de l’instit (ce n’est pas encore avec ça qu’on va relever le niveau).
    Et quand je vois certains livres « valorisés  » sur ce site, je ne me pose plus la question sur la qualité de l’enseignement.
    C’est bien un thème dans lequel je n’ai pas confiance.

  7. J’ai postulé pour enseigner le néerlandais, ma langue maternelle, on me répond « pas de place mais vous pouvez donner cours de français, il y a de la place ! « Je ne suis pas prof de français, ce n’est pas dans mes compétences, j’ai un titre certificatif en néerlandais !

    Il ne s’agit pas de reboucher les trous et faire semblant d’avoir le personnel suffisant : les élèves ne sont pas dupes, si vous ne maîtrisez pas la matière, ils le verront : adieu votre crédibilité et votre autorité.

    Il faut les bons profs pour les places, dans leur compétence, dans un emploi stable avec les moyens de pouvoir enseigner dans de bonnes conditions : mieux vaut 2 profs pour des classes de 18 élèves chacun qu’1 prof pour une classe de 26 ! Mais visiblement, nos politiques ne regardent pas le terrain mais le portefeuille !

    Aussi le fait de garder les Articles 20 pour les écoles difficiles n’est pas correct non plus, heureusement qu’ils sont là : c’est du renfort en plus : je peux comprendre qu’ils refusent certains remplacements.

  8. FrançoiseH dit :

    Chez nous, le PO espère qu’il n’y aura plus d’enseignants à remplacer d’ici le 30 juin car on ne trouve personne !
    Sans emploi en primaire ? Postulez à la commune de Durbuy !

  9. Duminuco dit :

    Manifestement, il ne manque pas de professeurs mais bien des remplaçants. Pourquoi ne pas créer le statut de « professeur remplaçant » dans le sens où la personne serait obligée d’accepter les missions dans une certaine zone géographique, mais en même temps, percevrait le salaire plein. Le fait d’avoir le salaire plein sans prester un temps plein compenserait la pénibilité de la situation. Ce principe pourrait aider à stabiliser les personnes enseignantes se trouvant dans la situation précaire de remplaçant.

    • Faye dit :

      En effet, je confirme que le système est inadéquat. Je postule depuis des années dans l’enseignement. Les seules réponses obtenues m’ont été données par la direction de certains établissements scolaires et ne sont absolument pas motivantes. Comment réagir quand on vous dit en juin que même le personnel enseignant en fonction (non nommé), ne sait pas s’il aura sa place en septembre. Je travaille dans un autre secteur et je dois admettre que sans un minimum de certitude (bein oui, il faut bien payer la maison tous les mois), il est impossible de franchir le pas vers l’enseignement. On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. Je ne peux tout de même pas abandonner ma fonction actuelle pour du vent ? Il m’est impossible de prendre le risque de me retrouver sans rien; c’est dommage car j’aurais aimé partager et communiquer mon savoir aux enfants. Je les plains de vivre dans ce monde fou et leur souhaite d’avoir des enseignants qui auront encore la motivation de les préparer à leur avenir. Car c’est à cela que l’école sert : ouvrir les esprits et donner à chacun le meilleur bagage possible.

  10. Maya dit :

    Peut-être qu’un retour à la discipline serait le bienvenu… Et surtout qu’on arrête les mesures telles que :
    pas de cours à apprendre par coeur, suppression des examens, suppression des devoirs. L’école allait très bien du temps où on était élève alors pourquoi tous les principes de discipline se sont-ils tous évaporés ? Pour les intérimaires, un statut et une reconnaissance seraient les bienvenus. Parce que remplacer une personne pendant un an qui revient systématiquement la veille des congés, il ne faudra pas s’étonner que l’on choississe les contrats qui incluent les vacances !!!!!

  11. MICHEL MARIA dit :

    Pourquoi ne pas proposer à des professeurs en prépension de revenir pour de petits intérims ? Apparemment, on ne pourrait pas prester entre 55 et 60 ans (mais bien à 60 ans : âge de la pension ) ? Ce serait une solution rapide.

    • Berga dit :

      Cela serait une bonne idée mais pensez-vous que les professeurs pensionnés auront envie de retourner dans cette fourmilière qu’est l’école actuelle ??
      En général, ils sont tous contents d’être pensionnés et, je les comprends, n’ont pas spécialement envie de revenir… mais, si on leur accordait un avantage (financier) par exemple ? Qui sait ? Peut-être certains seraient-ils d’accord de revenir faire un petit coucou à nos chères et « tendres » petites têtes blondes… et pourraient faire profiter la société de leur savoir et expérience si précieuse mais si ignorée. Mais en ont-ils encore la force et le courage sachant que les jeunes étudiants ont quasi tous les « droits » et aucune obligation : devoir non fait ? bof, la sanction quand il y en a une, est si petite ! Absence ? De toutes façons ils ont droit à XXXXXXX jours d’absence (de quoi ne plus suivre du tout la matière et ne plus du tout la comprendre !!) avant d’être « exclu » du circuit (et encore le recours est toujours possible !). Impolitesses vis-à-vis du prof ? Bof, quoi de plus anodin ? Le dit prof en subit régulièrement et l’élève se trouve toujours là et peut éventuellement recommencer (tant qu’on y est !). Insultes ? Agressivité ? Il faut que l’élève soit déjà bigrement dangereux avant qu’une sanction « valable » ne soit prise ! Mais… c’est vrai, pourquoi ne pas faire revenir ce bon vieux prof qui en a tant vu et qui est si content de pouvoir enfin profiter de sa pension… Il est vrai que les plus jeunes n’en peuvent plus non plus de ces intérim où l’objectif est de former un groupe d’élèves qui (bien souvent) font bien sentir à l’intérimaire qu’il en est un… sans oublier qu’un intérim est difficile à assumer (matière déjà donnée, à donner, connaissance du groupe, adaptation, etc,…). Bien à vous tous :-)

  12. isabelle m dit :

    Enseignante en Techniques Sociales, c’est l’enfer pour trouver un emploi et ON PARLE DE PENURIE ???
    Ne doit-on pas dire absence de piston pour trouver un job ???

    • Grâce dit :

      Il me paraît aussi intéressant de constituer une « réserve » d’intérimaires attachée à une région géographique, tous réseaux confondus, et de les payer à taux plein même quand ils n’exercent pas avec ancienneté qui court. Cela aurait le mérite de garder dans le circuit des gens qui ne peuvent pas matériellement attendre un hypothétique intérim.

      • jacqueline D. dit :

        Votre intervention rejoint tout à fait mon commentaire du 28 mai, Grâce. Je me permets d’insister sur « tous réseaux confondus » et « avec ancienneté qui court » (ancienneté de fonction, pas seulement barémique, bien entendu). Et j’ajoute que ces intérimaires, lors des périodes où ils n’ont pas de remplacement à effectuer, pourraient fort utilement être envoyés en renfort.

  13. servais dit :

    Bonjour,
    Je suis étonnée de voir qu’il y a pénurie de professeurs de morale et de français ! Je suis diplômée de ces branches, je preste un mi-temps et je ne suis jamais désignée à un de ces postes ! Quand un emploi est disponible, c’est pour les articles 20 ! Plus que jamais le piston est de rigueur !
    Alors pourquoi s’étonner de la baisse de niveau ?
    Merci de votre lecture et bonnes vacances.

  14. 180556 dit :

    Pénurie et tristesse des équipes pédagogiques ! On va faire le gros dos et tenter de tenir le mieux possible le cap. A propos : une « bonne » école, c’est quoi ? Pour moi, c’est un lieu d’éducation où les enseignants sont motivés, quel que soit le public. Je suis institutrice primaire et du haut de mes 56 ans, j’y crois toujours !

  15. Cédric dit :

    Bonjour , Je me pose une petite question .
    Je suis actuellement OUVRIER, j’ai étudié dans l’horeca et j’aimerais changer de vie professionelle et m’orienter dans une carrière dans l’enseignement …
    Est-ce possible ? Si oui comment ?

    Merci …

  16. isabelle m dit :

    Enseignante (comme enseignante ou formatrice), je peux vous dire :
    triste réalité que de parler des salaires médiocres des intérimaires, quelle honte ! C’est presque payer pour travailler.
    Payer les photocopies et les trajets puis les grossièretés des étudiants, bien triste tout ça.
    MON EXPERIENCE…

  17. Michaël dit :

    Pénurie ?
    Je me demande bien où car en ce qui me concerne, je suis sans emploi ! Pourtant j’ai postulé sur Liège et Verviers…
    Et pour joindre les désignateurs, autant rêver. Aussi bien par téléphone que par mail.
    Un vrai manque d’égard vis-à-vis de nous, c’est une honte !
    Mais bon, je ne désespère pas…

    • une lectrice dit :

      Il n’y a PAS DE PENURIE GENERALE !! Il n’y en a que dans certaines matières (surtout le néerlandais et l’anglais, ainsi que les cours pratiques). Le français et l’histoire sont, par exemple, des secteurs bouchés ! On est le 11 septembre, je n’ai pas de travail, il n’y a aucune offre qui parait sur le site du Forem (où on trouve surtout les offres du réseau libre, j’en conviens, mais je ne suis pas sûre que si j’avais postulé à la province ou à la Communauté française il y aurait eu plus de places pour moi). Il y a surtout des intérims de quelques mois dans l’enseignement, du moins en français, c’est le seul secteur que je connaisse.

  18. une lectrice dit :

    Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : il n’y a PAS DE PENURIE GENERALE. Elle est localisée : elle concerne le néerlandais, l’anglais et les cours pratiques entre autres. Encore que même dans ces branches, il ne doit pas être facile d’obtenir une nomination (CDI). Le français et l’histoire sont par contre bouchés. On est le 11 septembre, j’ai les titres requis mais je n’ai pas de travail, il n’y a aucune offre à laquelle je sais postuler sur le site du Forem (qui concerne surtout le réseau libre, mais je ne suis pas sûre qu’il y aurait eu plus de places pour moi si j’avais postulé à la province ou à la Communauté française). Il y a surtout des intérims de quelques mois dans l’enseignement, du moins pour le cours de français.