L’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle arrive à l’école

EVRASOn n’y croyait plus tellement… Et pourtant! Le 26 juin dernier, la commission de l’Éducation du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté à l’unanimité un projet de décret visant à faire rentrer l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) dans les objectifs généraux de l’enseignement fondamental et de l’enseignement secondaire inscrits dans le décret Missions de 1997.

L’autonomie des écoles est préservée… mais elles devront rendre des comptes

Cela signifie que l’EVRAS fera maintenant partie des missions de l’école et que tout établissement scolaire aura dès lors l’obligation de prendre des initiatives en la matière. Le décret préserve toutefois l’autonomie d’action des écoles qui pourront/devront prendre en compte les réalités du terrain, les besoins et le vécu de leurs élèves, etc. Mais, tous les trois ans, chaque établissement sera tenu de faire rapport de ce qui aura été réalisé en matière d’éducation affective.

Un autre objectif est d’envisager cette approche éducative sur le long terme, c’est-à-dire sur l’ensemble de la scolarité du jeune, « en permettant aux enfants et aux jeunes de construire, parallèlement à leur développement psychoaffectif, des compétences personnelles en vue de leur permettre de poser des choix responsables, dans le respect de soi et de l’autre et de l’égalité des hommes et des femmes. »

Privilégier une approche globale

Enfin, l’idée est aussi de situer l’EVRAS dans une approche globale de la personne humaine, intégrant non seulement les approches scientifiques et techniques mais aussi les dimensions relationnelles, affectives, psychologiques, sociales et culturelles.



Vos commentaires

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  1. Thibault dit :

    C’est une blague?
    L’enseignement se déglingue et la seule chose que les politiques trouvent à faire, c’est au pire remplacer les parents, au mieux remplacer ce qui se fait déjà dans plein d’écoles.
    Le problème du CEB, les échecs scolaires, le manque de places dans les écoles, la pénurie des profs: pas important tout ça.
    Mais l’EVRAS, ça c’est le vrai problème des vrais gens?

  2. Noclain Didier dit :

    Bientôt, en tant que parents, l’école va nous enlever nos prérogatives et autorité parentale avec tous ces cours, certes importants.
    Après les enseignants se plaindront encore que les parents sont démissionnaires
    Puis qui donnera ces cours?
    Pourquoi obligatoires?