[Ecole commune de l'APED] : Présentation
Plus il y aura de mixité sociale, plus il y aura une égalité dans les résultats, sans le célèbre « nivellement par le bas »[1] ressassé depuis les débuts de l’enseignement. Au contraire, toutes les études montrent que les parangons de l’enseignement, les fameux pays scandinaves que les études internationales ne cessent de prendre en exemple, présentent un taux de mixité sociale très élevé, de même que tous les autres pays qui n’ont pas un enseignement à deux vitesses de forme ‘écoles d’élite versus écoles ghettos’.
C’est dans ce cadre que l’APED organisait ce samedi 3 mars, à l’occasion de leur dixième anniversaire, une journée d’étude sur la mixité sociale. C’était l’occasion pour l’équipe de Nico Hirtt, son président, de présenter les dix propositions (réfléchies et ciselées pendant près de trois années) afin d’améliorer la qualité de l’enseignement en Belgique. Enseignons.be était là, et tente d’éclairer les lecteurs sur le concept de mixité sociale, sur les causes de cette ségrégation sociale comme sur les possibilités de changement.
Car le point de vue est particulier, et peu répandu dans les salles de profs : la qualité de l’enseignement s’améliorera si on évite les regroupements sociaux d’élèves : les meilleurs avec les meilleurs, les cancres avec les cancres. Sur fond d’utopie (au sens philosophique du terme), Nico Hirtt avance dix propositions, rarement tièdes, souvent audacieuses, et toujours défendues par de multiples références.
Au cours d’une journée fournie en ateliers, propositions pratiques et réflexions provocatrices, les intervenants (issus de « milieux » différents : l’académique, le syndical, le milieu associatif) ont apporté des réflexions, avis parfois contradictoires, faisant la richesse du débat. Beaucoup de décideurs et d’acteurs du terrain étaient présents, peu de politiques[2] pour écouter et réfléchir ensemble à la situation de l’enseignement belge.
Le dossier se compose de trois articles :

