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Archive pour la catégorie ‘Fondamental’

jan  10
30

Le nombre d’étudiants instituteurs a baissé de 10% en 3 ans

Dans les prochaines années, de nombreux enseignants partiront à la retraite. Mais beaucoup d’entre-eux pourraient ne pas être remplacés faute de trouver suffisamment de jeunes diplômés sortis des universités ou de l’école normale. Ainsi, depuis 2004, le nombre d’étudiants se destinant à une carrière d‘instituteur/institutrice est en constante régression. Rien de fulgurant… mais la tendance est régulière. En Communauté française, le nombre d’inscrits dans la section normale primaire est passé de 6.000 en 2004 à 5.300 pour l’année 2007-2008. Les étudiants de 1ère année étaient alors près de 3.000 pour un peu moins de 2.500 trois ans plus tard. A la Haute école Francisco Ferrer, on confirme avoir perdu 11% d’étudiants dans la filière pédagogique.

Pourquoi cette chute des vocations? A la CGSP, on pointe différents facteurs qui rebuteraient les candidats à l’enseignement : le salaire, peu attractif en début de carrière (1.391 euros net pour un isolé), la détérioration des conditions de travail, les relations de plus en plus conflictuelles avec les parents.

A la Haute école de la Communauté française en Hainaut, on pointe que les abandons d’études interviennent très souvent après les stages, lorsque les jeunes approchent la réalité du métier.

Chute ou stabilisation?

Au cabinet Marcourt, on refuse d’y voir un signe que le métier n’attire plus. On souligne plutôt qu’après quatre années de forte croissance (2000-2004), on assiste seulement à une période de stabilisation.

Voilà qui ne va en tout cas pas aider à régler ce problème récurent de pénurie dans nos écoles. Il y a quelques mois, les partis politiques – alors en campagne électorale – rivalisaient d’idées pour revaloriser le métier d’enseignant. Il était question de faire passer les études d’instit et de régent de 3 à 5 ans, renforçant les stages et la formation en général. Sans oublier les salaires, alors alignés sur ceux des « licenciés », aujourd’hui « master ». Mais le projet reste désespérément dans les cartons. Il faut dire que l’opération coûterait 700 millions d’euros par an à la Communauté française. Un os en ces temps difficiles. Mais la qualité de notre enseignement (et son attractivité) n’est-elle pas à ce prix?1

  1. Sud Presse – 27.01.10 []
jan  10
11

L’absentéisme scolaire augmente dans le fondamental

L’absentéisme scolaire a progressé de 30% en 2008-2009 par rapport à l’année précédente dans l’enseignement fondamental, rapportent mercredi les journaux Sud Presse. La tendance est moins sombre pour les ados du secondaire, avec une baisse de 15 pc. En 2008-2009, près de 11.000 mineurs ont dépassé le seuil de tolérance en matière d’absence à l’école, neuf demi-jours pour les enfants de primaire, trente pour ceux de secondaire. C’est un bon millier d’enfants supplémentaires par rapport à l’exercice précédent.

Par ailleurs, le service de contrôle a envoyé l’an dernier 5.215 courriers de rappel aux responsables légaux de mineurs supposés non inscrits et domiciliés en Wallonie. A Bruxelles, la cellule commune aux Communautés française et flamande a fait le même travail auprès de 6.500 personnes. « Cela fait environ 1 pc de la population scolaire concernée », estime-t-on au cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet.1

  1. La Libre – 6.01.10 []
déc  09
12

Le catch, la nouvelle mode des cours de récré

cartes catchAprès les Pokémon et les cartes Pixar, la mode est aux stars du catch américain. Oubliés les mignons Pikatchu, Poussifeu ou Grodoudou. Place à John Cena, The Miz, Triple H ou encore Undertaker, les héros de la collection “Catch slam attax« . Pas vraiment beaux et même carrément repoussants, ces catcheurs réalisent un carton, depuis le début de l’année, dans les cours de récréation, particulièrement chez les 8-12 ans.  Le but du jeu est simple : 172 cartes à collectionner, dont certaines assez rares. Et elles se vendent par brouettes entières.

Que penser de ce nouvel engouement? S’il était assez compliqué d’imiter son Pokémon préféré (certains crachaient du feu ou dormaient deux jours d’affilée), il est plus aisé de reproduire avec ses amis les combats de ses catcheurs favoris. D’autant que, parallèlement au jeu de cartes, une chaîne de télévision retransmet les shows de la discipline à une heure de grande audience, le samedi en début de soirée. Et que les enfants regardent, parfois avec la bénédiction des parents.

Moi, je laisse mon gamin (Florian, 6 ans) regarder le catch Je n’ai pas de souci avec ça, parce que je trouve que c’est bien fait. Et puis, il y a des avertissements qui disent bien qu’il ne faut pas répéter ces gestes à la maison. Ce n’est pas trop tard dans la soirée. Alors, pourquoi pas ?1

Du coup, dans certaines écoles, des institutrices ont vu, médusées, des gamins se jeter sur d’autres enfants, depuis un muret, imitant ainsi les prise observées la veille à la télévision.

Les jeunes imitent ce qu’ils voient. Mais ils ne réalisent pas que les catcheurs sont de vrais sportifs, qui s’entraînent. Les quelques cas de violence rapportés entre élèves n’étaient d’ailleurs pas le fait de violence mal intentionnée. Mais résultaient de la volonté de faire « comme « ce qu’ils ont vu à la télévision. Sans que les élèves ne prennent conscience que ce n’est pas un jeu : on peut vraiment se faire très mal. Maintenant, la question peut se poser : est-ce bien ce genre d’émission que les parents doivent laisser regarder à leurs enfants ? Personnellement, je ne le pense pas. Mais les conséquences, les parents l’oublient aussi, c’est souvent à l’école qu’elles surgissent. Et les professeurs et éducateurs doivent composer avec…2

Autres conséquences : le vol et le racket. Dans certaines écoles, ces jeux sont interdits pour éviter les débordements. Certains jeunes n’hésitant pas à malmener le propriétaire d’une carte rare convoitée. D’autres échangeraient même des objets personnels – quand ce n’est pas de l’argent, directement -  contre certaines cartes…

Il revient aux enseignants de discuter avec leurs élèves des dangers d’un tel jeu et des valeurs que ce dernier véhicule. Leur portée éducative étant nulle pour un enfant de primaire, il est important de mettre des balises afin que ce qui ne devrait être qu’un banal passe-temps ne se transforme en enfer, pour les parents mais aussi pour les enfants.3

  1. Martine, maman de Florian – Vers l’Avenir – 26.11.09 []
  2. un directeur d’école – idem. []
  3. Vers l’Avenir – 26.11.09 []
nov  09
28

Interdire le GSM dans l’enseignement fondamental?

portableStop au GSM à l’école primaire ! La ministre de la Santé en Région wallonne, Eliane Tillieux, est favorable à son interdiction pour des motifs sanitaires. Selon la ministre, le principe de précaution devrait automatiquement s’appliquer dans les situations où l’on sait que la santé de la population est peut-être en jeu. Dans le cas du GSM, même si quelques scientifiques le contestent encore aujourd’hui, il est prouvé qu’il a – et aura – des effets négatifs sur notre santé. Mme Tillieux ne dit pas autre chose :

Les études scientifiques montrent que plus on utilise le GSM quand on est jeune, plus il y a des risques élevés de dégâts sur la santé liés au rayonnement.

Elle reste cependant plus réservée quant au sort du portable dans l’enseignement secondaire.

Là, on ne peut plus simplement interdire. Il convient d’encadrer au mieux son utilisation : pas pendant les cours, seulement à la sortie de l’école… Il y un choix à faire pour en limiter l’usage en tout cas.

La ministre régionale envisage de mettre en place, avec le fédéral, une notice sur les risques liés à la santé accompagnant chaque appareil GSM vendu, ainsi que l’instauration d’une journée sans GSM. Elle travaillera en collaboration avec la ministre de l’Enseignement Marie-Dominique Simonet.1


  1. Belga – 28.11.09 []
nov  09
26

C’était la semaine du test général en sciences, histoire et géo

elevesPour les élèves de deuxième et cinquième primaire ainsi que de deuxième secondaire, la semaine qui s’achève a été particulière. La Communauté française leur a en effet concocté une évaluation externe non certificative en éveil scientifique et éveil historique et géographique. Rédigé par des universitaires, des inspecteurs et des enseignants, ce test compte cependant pour « du beurre ». Il s’agit d’un outil permettant d’évaluer le niveau de nos élèves et, au besoin, de proposer des éléments de remédiation. Objectif : lutter contre l’échec scolaire.

Les résultats de chaque élève seront également comparés aux résultats moyens, calculés sur base d’un échantillon représentatif de la Communauté française. Mais pas question de comparer les écoles (ou les élèves) entre elles et établir ainsi des classements entre les établissements scolaires.

L’épreuve, qui porte cette année sur les sciences, l’histoire et la géographie, (après les mathématiques et le français ces dernières années) doit se dérouler, en trois périodes de cinquante minutes, entre ces lundi 23 et vendredi 27 novembre, dans toutes les écoles de la Communauté française. La semaine prochaine, les enseignants, accompagnés d’inspecteurs, corrigeront les nombreuses copies. Le fait que le test soit proposé si tôt dans l’année permettra une éventuelle remédiation plus rapide et efficace.

La même évaluation aurait également dû être proposée aux classes de quatrième secondaire générale et technique. Elle a cependant dû être annulée, faute d’avoir pu être conçue en temps et en heure. La principale difficulté qu’ont rencontré les enseignants chargés de l’élaborer a été la grande diversité des filières, des grilles horaires, des élèves et des programmes d’étude. Pas facile dans ces conditions de proposer une épreuve accessible à tous.

La ministre Simonet se penchera bientôt sur le problème. Au Parlement, elle a jugé cette situation « préoccupante ». Interrogée, elle a ajouté que « la disparité qui a mené à cet incident doit trouver une solution rapidement« .1

  1. La Libre – 23.11.09 []
août  09
31

Bruxelles : il manque aussi des places en maternelle

La natalité est en augmentation dans de nombreuses communes bruxelloises. Résultat, dans un futur assez proche, les places pourraient manquer dans les écoles de l’enseignement fondamental pour les enfants qui entrent en première maternelle et première primaire. Certaines communes seraient déjà saturées. Le problème n’est pas neuf mais il s’accélère. La ministre Simonet en est consciente.

Le taux de natalité est relativement stable sur l’ensemble de la Belgique, mais sur Bruxelles, il y a une évolution positive beaucoup plus marquée. Toutes les écoles ne sont pas saturées, mais il paraît plausible que dans certains quartiers voire dans certaines communes, le taux de natalité soit plus marqué. Et donc, en fonction des renseignements que je vais solliciter, cela permettra de savoir où je vais devoir prendre des mesures.1

La ministre n’a pas écarté l’idée de construire de nouvelles écoles.

  1. RTBF – 31.08.09 []
août  09
20

Rentrée scolaire : 150 euros en fournitures

feutres150 euros, c’est la somme moyenne que les parents d’enfants inscrits dans l’enseignement primaire devront débourser pour équiper leur enfant en matériel scolaire. La Ligue des familles a mené l’enquête, épluché 44 listes de fournitures scolaires réclamées par autant d’écoles primaires et il en ressort que bon nombre d’entre-elles, en plus de réclamer parfois des fournitures pas toujours indispensables, exigent même de l’enfant qu’il achète des produits de marques bien précises. Colle, perforatrice, agrafeuse, stylo à plume… C’est clair, les écoles poussent à la dépense. La liste, d’un établissement à un autre, peut passer de 18 à… 209 produits ! Avec parfois quelques bizarreries comme cette école qui demande un tableau effaçable blanc et les feutres de marque qui vont avec, bien sûr… On retrouve aussi la « latte de 17 cm », le bic… « mauve », le « trieur 12 compartiments », le classeur à levier A4 à dos 4cm », celui à « dos 6cm », son frère à « dos 2cm »… La liste est longue.

La Ligue déplore la grande quantité de déchets que ces achats génèrent. Elle se dit également surprise que les écoles ne sensibilisent pas davantage les parents aux alternatives écologiques, souvent moins chères que les produits de grandes marques.

Pour un caddy de fournitures, nous avons compté un demi-caddy de déchets. (…) Aucune des 44 listes n’invitaient les élèves ou les parents à une réflexion écologique. Or, le caddy scolaire « écolo » se situe sur le plan des prix, en milieu de gamme.

Et la Ligue d’ajouter :

La Communauté française serait bien inspirée de prendre des mesures plus incitantes et plus contraignantes pour limiter les demandes des écoles, veiller à l’utilité pédagogique des fournitures scolaires et surtout des activités parascolaires, de favoriser les supports et les activités qui répondent à des critères d’éco-consommation et d’interdire le sponsoring déguisé.1

Achetez bien, achetez malin !

  1. Le Soir – 20.08.09 []
juin  09
24

87,6% des élèves de 6e primaire obtiennent leur CEB

réussiteC’est un bon taux de réussite qui a été observé ce matin, lorsque le ministère de l’enseignement a rendu public les résultats des épreuves du CEB en 6e année de l’enseignement fondamental. Ce dernier, 87,6%, est supérieur de 4 points à celui de 2007. Les meilleurs résultats ont été observés en éveil (96,6%), Histoire et géographie. En français et en mathématique, le taux de réussite est moins bon mais reste honorable : 92,6% et 90,4%.

Ils étaient 46.425 élèves à passer les tests et 40.668 les ont réussis. Ces chiffres, transmis par l’inspection générale, prennent en compte la quasi-totalité des élèves de sixième primaire ayant présenté l’épreuve. Il faudra encore attendre les résultats des élèves fréquentant l’enseignement spécialisé et l’enseignement différencié.

L’élève qui n’aurait pas réussi l’épreuve doit, si l’équipe éducative qui analyse les résultats obtenus estime qu’il n’a pas satisfait aux compétences minimales nécessaires à l’octroi du Certificat d’études de base (CEB), soit recommencer sa sixième année primaire, soit intégrer l’enseignement secondaire différencié.

Cependant, le conseil de classe reste souverain et ce dernier peut attribuer le CEB à un élève qui aurait raté les épreuves.

Le ministre Dupont a tenu à féliciter les lauréats ainsi que les enseignants et les directions d’école. Il a souligné que les résultats au CEB étaient en constante augmentation depuis deux ans.

Et, parce qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, il a rappelé que le CEB s’inscrivait dans un large dispositif d’évaluations externes mis en place durant la législature 2004-2009.1

  1. Le Soir – 24.06.09 []
juin  09
16

C’est la semaine du « bac » en 6e primaire

Cette semaine, 53.500 écoliers francophones de 6e primaire vont être soumis aux fameuses épreuves du « CEB » – pour « certificat d’étude de base ». Des épreuves externes, identiques pour tous les élèves, tous réseaux confondus, dans toute la Communauté française, qui serviront à évaluer les compétences de base : calcul, écriture, lecture… L’examen a été conçu par le service de l’enseignement fondamental (six inspecteurs et six enseignants).

Les épreuves sont prévues sur quatre matinées : les 15, 16, 18 et 19 juin.

Leur objectif? Offrir aux jeunes une attestation de réussite sur base d’une épreuve commune et ainsi mieux mesurer le niveau de nos têtes blondes avant leur entrée dans le secondaire.

Ils étaient 38.665 à avoir obtenu le précieux sésame en 2008, ce qui représente un taux de réussite de 87,2% (contre 83,9% en 2007). Mais le test n’était pas encore obligatoire pour toutes les écoles et avait alors concerné 95% des élèves.1

Quelques exercices qui seront proposés aux élèves sont déjà visibles sur le site de la RTBF. Enseignons.be vous propose de tester vos connaissances en géométrie.

Solides_et_figures

  1. Le Soir – 15.06.09 []
juin  09
9

Les directeurs « moins bien payés » en colère

salaireIls n’acceptent pas que des instituteurs qu’ils « dirigent » puissent gagner plus qu’eux. Ils étaient six directeurs d’écoles fondamentales catholiques, jeudi dernier, venus des quatre coins de la Communauté française pour remettre au ministre Dupont 448 copies d’une lettre signées chacune par un directeurs d’école. Dans ce courrier, ces directeurs – qui représentent les 2/3 des écoles libres fondamentales – font part de leur mécontentement par rapport à un point de l’accord sectoriel 2009-2010. Ce dernier concerne la valorisation barémique accordée, au fondamental, aux détenteurs d’un master.

Selon eux, cet accord est « inacceptable » en regard de leur fonction. « Dans quel autre milieu professionnel la rémunération d’un responsable est-elle inférieure à celle de ceux qu’il dirige? »1 interrogent-ils. C’est que la différence de traitement entre un directeur et un enseignant « masterisé » pourrait atteindre 5500 euros par an. Selon eux, si cette « aberration » (sic) a été possible, c’est dû à l’absence des Pouvoirs organisateurs à la table des négociations sectorielles où seuls les syndicats et gouvernement sont représentés. On se souviendra que ce dossier avait provoqué tensions et crispations au sein de la majorité PS-CDH à la veille des élections.

Le ministre étant absent, c’est un de ses conseillers qui a accueilli les directeurs mécontents. Il a assuré que cette mesure n’était pas dirigée « contre » les directeurs mais bien « pour » tout le personnel. Si les directeurs pouvaient obtenir un master, ils en bénéficieraient également. Ce à quoi Jean-Pierre Merveille, président du Collège des directeurs de l’enseignement fondamental catholique répond :

D’abord, l’alignement n’est réalisé qu’à 3/10e jusqu’ici et la suite n’est pas budgétée, alors que la revalorisation des instituteurs coûte beaucoup plus cher et est réalisée en une seule fois. Ensuite, il faut savoir que la charge de travail d’un directeur ne lui permet pas de suivre une formation universitaire. Les instituteurs travaillent beaucoup mais leur charge de travail est objectivement différente. Il est plus aisé, pour un enseignant, de suivre une formation. Et même si un directeur obtient un master, la tension salariale avec un enseignant ne se situerait, en fin de carrière, qu’entre 2 et 8%, alors qu’en Flandre, on est entre 30 et 40%.

Une bête histoire de gros sous finalement…

On voit bien qu’à long terme, tout le monde aura une formation universitaire, mais ici, on ne respecte pas l’ordre des priorités dans la valorisation barémique.

Peu importe le diplôme finalement. Le message est passé. On verra ce que le prochain gouvernement décidera.

  1. Source : La Libre – 4.06.09 []
mai  09
6

Une épreuve commune en langues en 6e primaire

676205_so.jpgD’ici quelques jours, de nombreux élèves de 6e primaire seront soumis à une évaluation externe de leurs connaissances en langues. Près de 1000 établissements de l’enseignement fondamental – une école sur deux – proposeront cette épreuve à leurs élèves, qui seront donc interrogés dans la première langue moderne qu’ils apprennent. A Bruxelles, ce sera le néerlandais (obligatoire pour tous les petits Bruxellois) ainsi qu’en Wallonie (70,1%) mais aussi l’anglais (28,5) et l’allemand (1,4%).

Cette année encore, l’épreuve n’est pas obligatoire. Mais il n’en sera pas de même l’an prochain. L’épreuve sera obligatoire pour tous. Rappelons que ce test n’est pas certificatif et qu’il ne sert qu’à mesurer le niveau de connaissance des élèves au moment où ces derniers vont bientôt entrer dans l’enseignement secondaire.

Lorsqu’on se penche sur les langues qui ont la cote, on observe que le néerlandais cartonne en Brabant wallon : 97 % des élèves de 6e l’apprennent en 2e langue. Dans le Hainaut, ils sont 71 % et 77 % dans le Namurois. Dans les provinces de Liège (60%) et du Luxembourg (60%), c’est l’anglais qui truste la première place.

Ces chiffres n’étonnent pas le ministre Dupont qui y voit le souci des parents de ces régions (Brabant wallon, Namur et Hainaut) de préparer leurs enfants pour le marché de l’emploi flamand et bruxellois. S’il devait revenir aux affaires après le 7 juin, Christian Dupont amerait bien que les jeunes francophones n’aient pas à choisir entre le néerlandais et l’anglais… mais qu’ils puissent directement étudier les deux, le plus tôt possible.1

  1. Source : Le Soir – 6.05.09 []
avr  09
10

Quarante écoles échangent leurs professeurs

Elles sont vingt écoles francophones de Bruxelles et autant de néerlandophones à avoir échangé leurs professeurs de langues dans le cadre d’un projet-pilote, baptisé « Native Speakers ». Ce programme a débuté au cours de l’année scolaire 2007-2008 et avait concerné 9 écoles primaires de la capitale. Un an plus tard, elles sont quarante à échanger leurs professeurs de français et néerlandais.

Le ministre Vanhengel (Open VLD) regrette cependant l’absence d’écoles secondaires. Toutes les établissement participant cette année au projet relèvent de l’enseignement primaire.

Actuellement limité à la seule Région bruxelloise pour des raisons de facilité géographique et linguistique, Bruxelles étant bilingue, « Native Speakers » avait été défendu à l’époque (février 2008) par l’ex-ministre de l’enseignement Marie Arena et son homologue flamand Frank Vandenbroucke. Tous voyaient dans cet échange d’enseignants entre les communautés une manière efficace d’apprendre la langue et la culture de l’autre.1

  1. Source : Le Soir – 9.04.09 []
nov  08
16

Date des inscriptions après Pâques ?

Dans la saga des inscriptions, après que les parents d’enfants prioritaires ont commencé à inscrire leur enfant depuis le 3 novembre , après le recours contre le décret mixité, voici que le ministre Christian Dupont souhaite que les inscriptions se déroulent après Pâques, plutôt qu’en novembre.

l était trop tard pour la changer cette année. Je suis favorable à une période qui se situe entre les vacances de Pâques et le 20 mai. Je crois que c’est une meilleure date tant pour les parents que les enfants. Les écoles s’y retrouveraient également1

C’est ce lundi que les parents d’enfants non prioritaires pourront inscrire leurs enfants dans l’école de leur choix. Le ministre ne pense pas que des files se formeront devant les écoles ce lundi.

  1. Christian Dupont, La Libre, 16-11-2008 []
sept  08
21

Groen propose la journée de dix heures

Commencer les cours à 8h et terminer la journée à 18h, c’est la nouvelle idée des Verts flamands qui la soumettront à l’électeur en juin prochain.

L’idée est toute simple : sur une journée de dix heures, offrir aux enfants – en plus des cours classiques – de participer à des activités sportives, manuelles… récréatives. Le concept de « journée d’école déstressante » existe déjà à Rome. Chez nous, l’idée a été popularisée par l’enseignant et écrivain Marc de Bel.

Selon la présidente de Groen, Mieke Vogels, une telle organisation des journées scolaires permettrait de résoudre une partie du problème de l’accueil des enfants, tout en offrant à ces derniers un encadrement de qualité… encadrement que beaucoup ne retrouvent plus en rentrant à la maison une fois la journée d’école terminée. La télévision, les jeux vidéos et bien souvent l’ennui accompagnent nos élèves durant les longues soirées « familiales ».

Un tel système exigerait de revoir profondément l’horaire des instituteurs qui devraient alors être deux à se relayer auprès d’une classe, l’un travaillant de 8h00 à 15H00, l’autre de 13h00 à 18h00.

Si une telle proposition vous emballe – ou au contraire vous hérisse – rappelez-vous qu’elle ne pourrait concerner que l’enseignement flamand…