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Archive pour la catégorie ‘International’

jan  10
9

L’Italie fixe le nombre d’élèves étrangers dans les écoles

Face à la croissance du nombre d’élèves étrangers, le ministère a envoyé une « Note sur l’intégration » indiquant que « les inscriptions de mineurs non-italiens ne doivent pas dépasser les 30 % des inscrits ». Cette limite de 30 % sera introduite à partir de la prochaine année scolaire de manière progressive et elle ne concernera au début que les classes de première année de l’école primaire et secondaire, précise la note. Le plafond des 30 % pourra être plus élevé dans le cas d’élèves ayant une nationalité étrangère mais qui sont nés en Italie et maîtrisent donc la langue, ou abaissé si les élèves étrangers démontrent une très faible connaissance de la langue.

« L’école doit être un lieu d’intégration (…) enseigner le respect pour les autres cultures et affirmer dans le même temps l’importance des règles de comportement civique, de l’histoire, des lois et de la langue italienne », a estimé la ministre, Mariastella Gelmini.

Les élèves étrangers en Italie étaient environ 575.000 au cours de l’année scolaire 2007-2008, dont une majorité dans le centre et le nord du pays.

Certains y verront la patte de la Ligue du Nord, le parti d’extrême-droite au pouvoir, membre de la coalition du gouvernement Berlusconi depuis 2008.1

  1. Belga – 8.01.10 []
mai  09
24

La France propose la fouille des élèves

xavier-darcosLe 10 mars 2009, une vingtaine de jeunes encagoulés pénètrent dans un lycée de la banlieue parisienne. Armés de barres de fer et de couteaux, ils s’en prennent à des élèves de l’école. Bilan : 12 blessés.

Le 19 mars, c’est dans un collège du Val-d’Oise qu’une dispute entre jeunes éclate. Des amis sont appelés en renfort par téléphone. Le principal, qui tentait de s’interposer, est roué de coups.

Le 5 mai, c’est un ado de 16 ans, scolarisé dans les Yvelines, qui est poignardé de trois coups de couteau dans le dos lors d’une rixe avec une bande rivale. Le jeune décédera des suites de ses blessures.

Dix jours plus tard, le 15 mai, une enseignante de Fenouillet, près de Toulouse, en Haute-Garonne, est poignardée par l’un de ses élèves de 13 ans. Motif : le jeune n’avait pas supporté d’être puni pour un devoir de maths non fait. L’enseignante est toujours entre la vie et la mort.

C’est dire qu’il n’y a pas une semaine en France sans qu’un grave fait divers vienne faire la une de l’actualité. La violence s’incruste à l’école, y prolifère… A tel point que le président français Nicolas Sarkozy a sommé son gouvernement de prendre des mesures au plus vite. Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, s’est rapidement mis à l’ouvrage et vient de rendre sa copie.

Il propose d’autoriser les directeurs et le personnel administratif (entendez : pas les profs) à fouiller les élèves qu’ils soupçonnent de vouloir introduire des armes ou objets prohibés dans l’enceinte de l’établissement. Ces adultes pourraient aussi exiger des enfants qu’ils vident leur cartable.

Des portiques de sécurité pourraient également être installés à l’entrée des écoles afin de détecter des armes éventuelles. Le ministre propose aussi la mise sur pied d’une section d’intervention composée d’hommes spécialement formés à prévenir la violence dans les écoles et, au besoin, la réprimer. Les projets pilotes de policiers-référents à l’école pourraient être étendus. Enfin, Xavier Darcos propose de frapper au portefeuille les parents démissionnaires (parents d’enfants délinquants récidivistes) : ces derniers pourraient se voir sucrer leurs allocations familiales.

A droite, les idées ne manquent pas. La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie souhaite interdire le port de la cagoule. Le député UMP des Alpes-Maritimes Christian Estrosi a évoqué des peines de prison avec sursis pour une gifle à un enseignant et jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour une intrusion en bande à l’école.

Les syndicats, comme la gauche, suffoquent ! Ils rappellent que les violences physiques ne sont qu’une infime partie des violences rencontrées à l’école. Ils pointent plutôt les violences verbales et les incivilités. L’ancien ministre socialiste de l’Education, Jack Lang, parle de dérives sécuritaires.

C’est d’encadrement dont l’école a besoin. Des portiques de sécurité, cela va coûter plus cher que tous les postes supprimés dans l’éducation.

Il ne s’agit, pour l’heure, que de pistes de réflexion. Mais Nicolas Sarkozy doit rendre ses arbitrages la semaine prochaine. Alors que les élections européennes se profilent, le président pourrait être tenté d’adresser un signe à son électorat… au risque d’ouvrir un nouveau front avec le monde de l’éducation, après les « tensions » provoquées par la réforme de l’enseignement supérieur.1

  1. Source : 23.05.09 []
mai  09
12

Espagne : un ordi portable pour tous les écoliers de 10 ans

laptopC’est le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, qui l’a annoncé :  dès septembre prochain, tous les petits espagnols de 10 ans, élèves de 5e année primaire et fréquentant des écoles publiques et privées sous contrat avec l’Etat, recevront un ordinateur portable.

Cette mesure concerne 420 000 élèves. Par ailleurs, les écoles seront également dotées de tableaux interactifs.

M. Zapatero va même plus loin puisque, dans la foulée, il sera désormais possible aux chômeurs de 25 à 40 ans de s’inscrire gratuitement à l’université. Coût de la mesure : 70 millions d’euros.

L’Espagne semble vouloir tout entreprendre pour sortir la tête hors de l’eau alors que le pays est noyé par la crise, avec un taux de chômage record pour l’Union Européenne : 17%.

Si seulement cette mesure pouvait en inspirer certains…1

  1. Source : Le Soir – 12.05.09 []
août  08
17

USA : port d’armes autorisé au Texas

La chose serait inconcevable dans un autre pays. Mais au pays de l’oncle Sam, tout est possible. Dès la prochaine rentrée, les enseignants de plusieurs écoles seront autorisés à venir en classe… avec une arme1. L’objectif est de prévenir les fusillades qui ont touché le pays ces dernières années.

Ainsi, dans cette petite école primaire d’Harrold, on estime que le bureau du shérif est trop loin de l’établissement et que ce dernier ne pourrait donc pas intervenir suffisamment tôt en cas de problème. A défaut du shérif, ce sont les instituteurs qui devront défendre les élèves, armés de fusils ou de pistolets.

David Thweatt, directeur du conseil scolaire de Harrold :

Ces nouvelles mesures nous permettront de protéger les enfants si jamais un tireur pénètre dans l’école. Nous serons donc prêts à faire face au danger.

Dans cet Etat, tout le monde a gardé en mémoire la terrible fusillade au lycée de Columbine. Pour beaucoup de citoyens, le massacre aurait pu être évité si les professeurs avaient été armés.

Les enseignants devront cependant posséder une licence et suivre une formation de « gestion des situations hostiles ». En outre, leurs balles devront être adaptées pour limiter le nombre de ricochets… Tuer un élève en voulant en protéger un autre, ce serait fâcheux. Aucun test psychologique n’est cependant prévu. On ne saura donc pas si parmi les enseignants autorisés à emmener une arme à l’école, l’un d’eux serait capable de la retourner contre lui… ou contre ses élèves.

Et les élèves? Ils pourraient peut-être un jour venir armés eux-aussi. C’est ce que réclame en tout cas le lobby des armes à feux, la célèbre National Rifle Association.

A quand des cours de tir dès la formation des enseignants?

  1. Source : JT RTBF – 17.08.08 []
juil  08
6

Bientôt un Note2be à la sauce belge?

Note2be. ce nom ne vous dit peut-être rien. Sachez pourtant qu’il a provoqué, il y a quelques mois, une mini-révolution chez nos voisins français. Né des oeuvres d’un certain Stéphane Cola, chef d’entreprise, Note2be est à l’élève ce que le bulletin est au professeur… Entendez que sur ce site Internet, les élèves peuvent évaluer à leur tour leurs professeurs, les gratifier d’un sévère zéro ou d’un élogieux vingt sur vingt… tout cela sur base de différents critères comme «intéressant», «clair», «disponible», «équitable», «respecté» ou «motivé». Les professeurs avaient également la possibilité d’entrer dans un top 5 et leur établissement dans un top 10.

Le succès avait été au rendez-vous. En mars dernier, le site enregistrait 100 000 connexions par jour, selon les responsables, et comptait près de 50 000 professeurs évalués.

La communauté enseignante s’était émue que l’on livre ainsi les professeurs en pâture.1 Claudie, enseignante de SVT (sciences de la vie et de la terre), avait été « surprise et agacée » de découvrir ses notes : «Un 14 en clarté» et «un 9 en disponibilité». Ajoutez à cela que les noms et les affectations des fonctionnaires étaient affichés sur le site et visibles par tous, qu’aucun droit de réponse n’était offert et vous comprendrez aisément le courroux de nos collègues français.

Voilà le type-même de décision irresponsable et démagogique. Un élève est un être en devenir. Sa fonction est d’apprendre. Par définition, il ne peut être en situation de juger celui qui lui enseigne ce savoir. Cette énième soumission au jeunisme est la porte ouverte à toutes les dérives. Un professeur n’est pas un « prof », il n’a pas à être « sympa », ni drôle, ni cool, et encore moins sexy. Et s’il doit être apprécié et respecté par ses élèves, c’est uniquement pour la maîtrise de sa matière, ses exigences et ses aptitudes pédagogiques.2

Patrice Wach est prof de maths. Cette histoire de site ne l’a pas perturbé.

Que les élèves n’aiment pas les profs, il n’y a rien de nouveau. Le seul aspect gênant, c’est la trace écrite. Tout le monde est d’accord pour évaluer les professeurs ; le problème c’est comment le faire. Le système d’inspection n’est pas au point. Quant à l’avis des élèves, il n’est pas nul, même s’il ne peut être un élément déterminant pour savoir si tel ou tel est un bon prof.

Et les élèves? A lire leurs réactions, le concept ne suscite pas chez eux un enthousiasme débordant. Certains font même preuve, sur la question, d’une maturité plutôt étonnante.

Un prof, ça ne se note pas. D’ailleurs, on ne voit pas trop l’intérêt. On sait qu’un prof est digne de l’être parce qu’il a passé un concours , l’a réussi et a donc déjà été évalué.3

C’est un peu lâche. Je ne vois pas trop à quoi cela va servir. C’est limite « débile » comme procédé. Les profs, on en parle assez entre-nous dans les couloirs, on va pas en plus les noter sur Internet. Lire la suite de cet article »

  1. Source : Libération – 4.03.08 []
  2. Source : http://blogs.alsapresse.com []
  3. Source : http://journal-lamarseillaise.net/new/index.php []
mai  08
25

Et si on fermait les maternelles?

« Une perte de temps, un « enseignement » qui coûte cher pour peu de résultats », disent les uns. « Une étape importante et indispensable dans le développement des enfants, qui s’éveillent et se socialisent », pour les autres.

C’est en France que la bombe a éclaté. Un ouvrage intitulé « Faut-il fermer les écoles maternelles? » (Editions Michalon) remet en cause le travail des instituteurs et institutrice des classes de maternelles1. Son auteur, un certain Jules Dazay (pseudonyme), qui se prétend inspecteur de l’Education nationale, tire à boulets rouges sur cette scolarisation précoce qui, selon lui, représente beaucoup de temps et d’argent pour pas grand chose.

(…) les petits enfants passent leur journée à être chaussés et déchaussés pour se rendre aux toilettes, à la récréation, à la cantine. Les « ateliers » où ils sont regroupés pour des activités ne sont que prétexte à gribouillage. Les siestes s’éternisent, les récréations aussi. Bref, les enfants ne travaillent même pas une heure par jour.

Des chipoteries qui mobilisent des enseignants formés à bac+5 chez nos voisins français… mais qui ont tout de même réalisé trois années d’enseignement supérieur chez nous.

Doit-on continuer les frais? En France, on s’interroge. Et si Jules Dazay, lui, pousse le bouchon un peu loin, il sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur l’utilité d’un tel enseignement… du moins organisé de cette manière. Pourquoi s’inquiéter soudain de la qualité de l’enseignement dans les classes de maternelles? Une récente étude du PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study) montre que les jeunes Français, comparés à leurs voisins européens – les Belges feraient un tout petit peu mieux -, seraient plutôt de mauvais lecteurs. Pire, qu’ils n’avaient aucun plaisir à lire et à écrire. Ajoutez à cela un manque criant de vocabulaire et vous comprenez pourquoi des voix se lèvent pour souhaiter que les jeunes élèves se mettent au plus vite au travail… même s’ils n’ont que 3 ans.

L’été dernier, le Haut Conseil de l’Education, l’institution chargée d’évaluer le système éducatif en France, a publié un communiqué pour le moins direct.

L’école maternelle ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir à l’école élémentaire. La question de la responsabilité de l’école maternelle dans l’échec scolaire à long terme ne peut pas être éludée.

Le ministre français de l’éducation réclame des propositions. Les rapports se succèdent… et se ressemblent. Pour écrire le sien, Alain Bentolila, linguiste, a trempé sa plume dans le vitriol :

Le bien-vivre a pris le pas sur le bien-apprendre. Pour schématiser les deux premières années, ont fait la classe au fil de l’eau, avec des activités qui n’ont pas de réels lien entre elles et sans objectifs clairement définis.

Pas obligatoire, pas assez exigeante, des résultats insuffisants… n’en jetez plus, la coupe est pleine. Et comme s’il fallait encore ajouter une couche, les études commandées soulignent que cet enseignement coûte cher. L’encadrement d’un petit Français en maternelles coûterait à l’Etat pas moins de 4.680 euros. Lorsque l’on sait qu’il y a 2,6 millions d’enfants dans ces classes du fondamental, on imagine sans peine l’économie colossale que l’on pourrait réaliser en les supprimant ou en les restructurant. Les enseignants coûtent cher? Ne prenons plus que des puéricultrices. Les écoles maternelles sont trop nombreuses (17.250 en France), faisons comme les tribunaux et fermons la moitié d’entre elles. Mais, plébiscitées par les parents, les classes maternelles restent encore protégées pour l’instant. Le ministre Xavier Darcos n’envisage pour l’instant que de limiter l’accueil des tous petits. Lire la suite de cet article »

  1. Source à la base de ce billet : Le Nouvel observateur-8.05.08 []
sept  07
17

Questions à la une consacré à l’enseignement

Vous aimez (ou pas) Jean-Claude Defossé ? Vous aimez (ou pas) l’enseignement en Communauté française ? Je vous conseille de regarder ces deux reportages sur l’enseignement (un se penchera sur ce parangon qu’est le fameux exemple finlandais) qui passeront ce mercredi sur la Une télé (:

– Interview de Damien Van Achter

Le premier pose la question suivante : »Echec scolaire: notre enseignement est-il discriminatoire? » (sans regarder, on pourrait répondre oui, à la lecture des indicateurs de l’enseignement) et le second : « L’école de la réussite est-elle possible ? », deux interrogations au coeur des réflexions portées par le Contrat pour l’Ecole, à travers ses différents décrets, qu »ils s’appellent décret inscriptions ou réforme du premier degré

Gageons que l’émission soit correctement informée (pas trop détachée de la réalité concrète des enseignants) ni (trop) fataliste, deux écueils courants dans le traitement médiatique des phénomènes touchant à l’enseignement en Communauté Française.
L’émission sera disponible ici prochainement.
Visionnez ci-dessous le reportage complet du Questions à la une consacré à l’enseignement :

sept  07
16

Education civique vs Eglise espagnole

870303_glass_window.jpgIls ne sont pas contents les évêques espagnols. A vrai dire, c’est toute la hiérarchie catholique qui fait le gros dos depuis l’annonce par le gouvernement Zapatero de l’introduction d’un cours d’éducation à la citoyenneté à l’école… et ce dès cette rentrée scolaire. Ce cours veut initier les jeunes aux valeurs démocratiques de la Constitution espagnole et de la Déclaration des droits de l’homme.

Mais la pilule ne passe pas pour tout le monde. C’est que le programme du cours est jugé plutôt « progressiste » par l’Eglise. Rejet de l’homophobie, égalité entre hommes et femmes, droit au divorce et à l’avortement, recours habituel à la contraception, acceptation des familles homoparentales ou recomposées… les questions éthiques sont nombreuses… et soulèvent l’ire des évêques. Pour les autorités éducatives, il s’agit moins de promouvoir un certain mode de vie que d’expliquer aux jeunes que ces réalités existent et méritent le respect.

Les grands chefs de l’Eglise espagnole invitent donc (et menacent également) les parents d’élèves « à l’objection de conscience », sous prétexte que, comme l’a dit le cardinal Antonio Canizares, « collaborer avec l’implantation de ce cours, c’est collaborer avec le mal ». Au moins, les choses sont claires.

D’autres associations catholiques y voient un « bourrage de crâne idéologique qui induit au relativisme moral ». Sortez les bûchers !

Chez les enseignants, la résistance s’organise. Et les enseignants catholiques, paradoxalement, ne sont pas les derniers sur le pont, quitte à recevoir de sévères réprimandes des évêques.

Pour le prêtre Manuel de Castro, responsable de l’association des collèges catholiques :

Les contenus du cours peuvent s’adapter à la morale catholique si l’on insiste sur des valeurs comme la tolérance et le respect.

Ce n’est pas la première fois que l’Eglise essaie d’inciter les espagnols à désobéir aux « lois injustes ». Après avoir exhorté les maires à refuser de marier les homosexuels, elle s’en prend à l’école. Les associations laïques ricanent. Pour Encarna Salvador, responsable de la plus importante confédération de parents d’élèves,

le nouveau cours inculque des valeurs fondamentales aux enfants pour les préparer à la vie en société.

Pour Zapatero, « aucune foi ne peut s’opposer à la loi ».

Reste que le contenu du cours est encore assez vague. Les professeurs auront la possibilité d’utiliser plusieurs manuels dont les messages différent parfois fortement. Ainsi, certains vantent les vertus de la famille traditionnelle et le respect de l’amour éternel, alors que d’autres prodiguent un cours d’initiation sexuelle qui conseille le préservatif. Il faudra choisir…

Source : « La fronde des évêques » – Le Soir du 14/09/07.
sept  07
10

Lettre aux éducateurs de Nicolas Sarkozy

Ceux qui s’intéressent à la politique française auront certainement entendu parler de la « lettre aux éducateurs » envoyée par Nicolas Sarkozy à l’ensemble de la communauté éducative française.

Extraits choisis :

Les technologies de l’information doivent être au coeur de la réflexion sur l’éducation du xxie siècle. Mais il ne faut pas perdre de vue que la relation humaine entre l’éducateur et l’enfant reste essentielle et que l’éducation doit aussi inculquer à l’enfant le goût de l’effort, lui faire découvrir comme une récompense la joie de comprendre après le long travail de la pensée.

Au risque de la confrontation religieuse qui ouvrirait la voie à un choc des civilisations, qu’avons-nous de mieux à opposer que quelques grandes valeurs universelles et la laïcité ?

Intéressant à l’heure de l’éclatement (wallon) du dossier cyberclasse ou de l’explosion du succès des écoles privées catholiques en France. Votre avis sur le sujet ?

Lire la version en ligne ou en pdf

oct  06
5

Journée mondiale des enseignants

journée mondiale enseignants Le 5 octobre est la journée mondiale des enseignants . Comme le fait si bien remarquer un membre d’Enseignons.be, c’est également la journée européenne de la dépression. :-)

Voici un message du portail éducation de l’Unesco :

Nous vous sommes très reconnaissants de vous être engagés dans cette profession, si essentielle pour toute société, et de continuer à l’exercer, en dépit – et souvent en raison – des défis que vous devez relever. Nous reconnaissons le mérite des initiatives que vous prenez pour ouvrir les portes du savoir et de la tolérance à chaque fille et chaque garçon. Nous sommes conscients de ce que votre profession exige de vous, ainsi que de vos responsabilités et de vos droits. Nous reconnaissons la difficulté de votre mission, et le fait que la formation professionnelle et un environnement de travail satisfaisant sont indispensables à un enseignement de qualité. Nous nous félicitons du soin avec lequel vous dispensez votre savoir aux enfants qui ont des besoins spécifiques et de la conscience que vous avez du fait que chaque élève est un cas particulier. Nous apprécions votre capacité, acquise par la formation et l’expérience, de vous mettre à l’écoute de vos élèves, et de leur faire comprendre que la responsabilité de leur apprentissage n’appartient pas au professeur, mais à eux seuls.

Signé par : Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, Juan Somavia, Directeur général de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), Mark Malloch Brown, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Carol Bellamy, Directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).